Psaume 108 (107)

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Le psaume 108 (107 selon la numérotation grecque) est attribué à David.

Texte[modifier | modifier le code]

verset original hébreu[1] traduction française de Louis Segond[2] Vulgate[3] latine
1 שִׁיר מִזְמוֹר לְדָוִד. נָכוֹן לִבִּי אֱלֹהִים [Cantique. Psaume de David.] [Canticum psalmi David]
2 אָשִׁירָה וַאֲזַמְּרָה, אַף-כְּבוֹדִי. ג עוּרָה, הַנֵּבֶל וְכִנּוֹר; אָעִירָה שָּׁחַר Mon cœur est affermi, ô Dieu ! Je chanterai, je ferai retentir mes instruments : c’est ma gloire ! Paratum cor meum Deus paratum cor meum cantabo et psallam in gloria mea
3 אוֹדְךָ בָעַמִּים יְהוָה; וַאֲזַמֶּרְךָ, בַּלְאֻמִּים Réveillez-vous, mon luth et ma harpe ! Je réveillerai l’aurore. Exsurge psalterium et cithara exsurgam diluculo
4 כִּי-גָדוֹל מֵעַל-שָׁמַיִם חַסְדֶּךָ; וְעַד-שְׁחָקִים אֲמִתֶּךָ Je te louerai parmi les peuples, Éternel ! Je te chanterai parmi les nations. Confitebor tibi in populis Domine et psallam tibi in nationibus
5 רוּמָה עַל-שָׁמַיִם אֱלֹהִים; וְעַל כָּל-הָאָרֶץ כְּבוֹדֶךָ Car ta bonté s’élève au-dessus des cieux, et ta fidélité jusqu’aux nues. Quia magna super caelos misericordia tua et usque ad nubes veritas tua
6 לְמַעַן, יֵחָלְצוּן יְדִידֶיךָ; הוֹשִׁיעָה יְמִינְךָ וַעֲנֵנִי Élève-toi sur les cieux, ô Dieu ! Et que ta gloire soit sur toute la terre ! Exaltare super caelos Deus et super omnem terram gloria tua
7 לְמַעַן, יֵחָלְצוּן יְדִידֶיךָ; הוֹשִׁיעָה יְמִינְךָ וַעֲנֵנִי Afin que tes bien-aimés soient délivrés, sauve par ta droite, et exauce-nous ! Ut liberentur dilecti tui salvum fac dextera tua et exaudi me
8 אֱלֹהִים, דִּבֶּר בְּקָדְשׁוֹ--אֶעְלֹזָה: אֲחַלְּקָה שְׁכֶם; וְעֵמֶק סֻכּוֹת אֲמַדֵּד Dieu a dit dans sa sainteté : Je triompherai, je partagerai Sichem, je mesurerai la vallée de Succoth ; Deus locutus est in sancto suo exaltabor et dividam Sicima et convallem tabernaculorum dimetiar
9 לִי גִלְעָד, לִי מְנַשֶּׁה, וְאֶפְרַיִם, מָעוֹז רֹאשִׁי; יְהוּדָה, מְחֹקְקִי À moi Galaad, à moi Manassé ; Éphraïm est le rempart de ma tête, et Juda, mon sceptre ; Meus est Galaad et meus est Manasse et Effraim susceptio capitis mei Iuda rex meus
10 מוֹאָב, סִיר רַחְצִי--עַל-אֱדוֹם, אַשְׁלִיךְ נַעֲלִי; עֲלֵי-פְלֶשֶׁת, אֶתְרוֹעָע Moab est le bassin où je me lave ; je jette mon soulier sur Édom ; je pousse des cris de joie sur le pays des Philistins ! Moab lebes spei meae in Idumeam extendam calciamentum meum mihi alienigenae amici facti sunt
11 מִי יֹבִלֵנִי, עִיר מִבְצָר; מִי נָחַנִי עַד-אֱדוֹם Qui me mènera dans la ville forte ? Qui me conduit à Édom ? Quis deducet me in civitatem munitam quis deducet me usque in Idumeam
12 הֲלֹא-אֱלֹהִים זְנַחְתָּנוּ; וְלֹא-תֵצֵא אֱלֹהִים, בְּצִבְאֹתֵינוּ N’est-ce pas toi, ô Dieu, qui nous as repoussés, et qui ne sortais plus, ô Dieu, avec nos armées ? Nonne tu Deus qui reppulisti nos et non exibis Deus in virtutibus nostris
13 הָבָה-לָּנוּ עֶזְרָת מִצָּר; וְשָׁוְא, תְּשׁוּעַת אָדָם Donne-nous du secours contre la détresse ! Le secours de l’homme n’est que vanité. Da nobis auxilium de tribulatione quia vana salus hominis
14 בֵּאלֹהִים נַעֲשֶׂה-חָיִל; וְהוּא, יָבוּס צָרֵינוּ Avec Dieu, nous ferons des exploits ; il écrasera nos ennemis. In Deo faciemus virtutem et ipse ad nihilum deducet inimicos nostros

Usages liturgiques[modifier | modifier le code]

Dans le judaïsme[modifier | modifier le code]

Le verset 7 du psaume 108 fait partie du paragraphe final de la amidah[4].

Dans le christianisme[modifier | modifier le code]

Chez les catholiques[modifier | modifier le code]

Il s'agit de l'un des psaumes desquels saint Benoît de Nursie ne précisa pas l'usage, dans sa règle de saint Benoît établie vers 530. Cependant, le psaume 108 (107) était traditionnellement exécuté par son ordre à la célébration de matines du samedi, soit selon un autre document du fondateur, soit d'après l'un de ses successeurs, de sorte que tous les 150 psaumes soient exécutés chaque semaine[5].

Dans la liturgie des Heures actuelle, le psaume 108 est lu à l’office de laudes du mercredi de la quatrième semaine[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L’original hébreu provient du site Sefarim, du grand rabbinat de France.
  2. La traduction de Louis Segond est disponible sur Wikisource, de même que d'autres traductions de la Bible en français.
  3. La traduction de la Vulgate est disponible sur le Wikisource latin.
  4. D’après le Complete Artscroll Siddur, compilation des prières juives.
  5. http://www.abbaye-montdescats.fr/?page_id=1887 ainsi que Psautier latin-français du bréviaire monastique, p. 408, 1938/2003 ; d'ailleurs, dans la règle de saint Benoît, le fondateur écrivit sans préciser : « Après les leçons, suivront, par ordre, six autres psaumes avec antiennes comme précédents, et le verset. » C'est la raison pour laquelle la distribution aurait été fixée par lui. (chapitre XI, traduction par Prosper Guéranger, p39, Abbaye Saint-Pierre de Solesmes, réimpression 2007)
  6. Le cycle principal des prières liturgiques se déroule sur quatre semaines.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Nombreux sont les auteurs qui ont commenté les psaumes. Voici quelques ouvrages parmi les plus connus, classés par ordre chronologique :

Liens externes[modifier | modifier le code]