Politique au Turkménistan

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Politique au Turkménistan
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Cet article décrit la politique au Turkménistan.

La république socialiste soviétique du Turkménistan[modifier | modifier le code]

Drapeau de la république socialiste soviétique.

La République socialiste soviétique du Turkménistan a été fondée en 1921; le Turkménistan a fait partie des républiques de l'URSS à compter de 1925 et jusqu'à la chute de l'Union soviétique en 1991.

Le Turkménistan depuis 1991[modifier | modifier le code]

Drapeau du Turkménistan choisi par Nyýazow.

Depuis l'indépendance de 1991 et jusqu'en décembre 2006, le Turkménistan fut gouverné par le dictateur Saparmyrat Nyýazow, qui se faisait appeler le "Père des Turkmènes". Nyýazow pratiquait un culte de la personnalité. Le niveau de vie de la population d'un peu plus de 4 millions de personnes n'augmentait pas malgré les importantes ressources de gaz du pays. Son parti, le Parti démocratique du Turkménistan, a été proclamé parti unique en 1992.

La plupart des hôpitaux ont été fermés sous l'ordre de Nyýazov qui les jugeait inutiles. Il a publié un ouvrage sur les règles d'hygiène, le Rukhmana que tous les citoyens se doivent d'appliquer. Il a aussi décidé de réduire à 3 ans la durée des études médicales et de diviser par 10 le nombre d'étudiants en médecine. Des maladies endémiques comme la tuberculose, le choléra ou la dysenterie sont réapparues.

Le respect des libertés publiques est critiqué par les ONG occidentales. Les journalistes étrangers sont interdits de séjour comme les antennes satellite et il n'existe aucun média libre.

Le culte de la personnalité du dictateur se manifeste partout : portraits, statues, citations sont présents dans toutes les villes jusqu'à une statue dorée à l'effigie de Nyýazov qui tourne suivant la course du Soleil. Le nom de certains mois du calendrier ont été changés, un mois porte désormais le nom de sa mère. Les bibliothèques, théâtres et opéras ont été fermés. Seules la musique et les danses traditionnelles sont autorisées.

Le taux de chômage varie, selon les sources, de 50 à 70 %. Le salaire moyen mensuel ne dépasserait pas les 30 € (2005). Des purges successives éliminent les cadres du régime. Le nombre de prisonniers politiques est estimé à plus de 30 000 personnes (près d'un habitant sur cent).

Allié de Moscou, principal fournisseur de gaz de la société russe Gazprom, le régime turkmène est soutenu par le Kremlin. Se gardant de toute ingérence dans la politique de ses voisins (Ouzbékistan, Iran ou Afghanistan) et sans prétention territoriale ou militaire.

Transition[modifier | modifier le code]

Le président Nyýazow décède le 21 décembre 2006 sans que la succession ait été préparée. Constitutionnellement, le président du parlement turkmène, Öwezgeldi Ataýew aurait dû devenir président par intérim. Le justice a opportunément ouvert une enquête sur Ataýew qui n'a pas pu accéder au poste de président par intérim. Le vice-premier ministre Gurbanguly Berdimuhamedow a été nommé au poste de président par intérim par le conseil de sécurité.

Le Conseil du Peuple a fixé la date de l'élection présidentielle au 11 février 2007 et a modifié la Constitution pour permettre à Berdimuhamedow de se présenter. Et il l'a emporté avec 89,23 % des suffrages, scrutin auquel près de 99 % des électeurs auraient participé.

En 2012, une loi autorise le multipartisme, permettant la formation du Parti des industriels et des entrepreneurs. La formation de mouvements politiques reste néanmoins conditionnée à un ensemble de critères qui excluent de fait la plupart des dirigeants de l'opposition, réfugiés à l'étranger, et le Parti démocratique du Turkménistan, dirigé par le président Berdimuhamedow, demeure maître du jeu[1],[2]. Le Turkménistan organise en décembre 2013 ses premières élections pluralistes, auxquelles ne participent que le Parti démocratique et le Parti des industriels et des entrepreneurs[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]