Gurbanguly Berdimuhamedow

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Gurbanguly Berdimuhamedow
Image illustrative de l'article Gurbanguly Berdimuhamedow
Fonctions
2e président du Turkménistan
En fonction depuis le 21 décembre 2006
(7 ans, 11 mois et 27 jours)
Élection 11 février 2007
Prédécesseur Saparmyrat Nyýazow
Biographie
Date de naissance 29 juin 1957 (57 ans)
Lieu de naissance Babarab, RSS du Turkménistan,
URSS
Nationalité Drapeau du Turkménistan Turkménistan
Parti politique Parti démocratique du Turkménistan
Profession Dentiste
Religion Islam
Résidence Palais du Türkmenbaşy, Achgabat, Turkménistan

Gurbanguly Berdimuhamedow
Présidents du Turkménistan

Gurbanguly Mälikgulyýewiç Berdimuhamedow[1] (en russe : Гурбангулы Мяликгулыевич Бердымухамедов, transcrit en Gourbangouly Mialikgoulyïevitch Berdymoukhamedov, la forme la plus utilisée[2], né le 29 juin 1957) est, depuis le 14 février 2007, le président du Turkménistan. Il prend officiellement le surnom d'Arkadag (patron protecteur) et a instauré son propre culte de la personnalité[3].

Carrière au ministère de la santé[modifier | modifier le code]

Dentiste de formation, il devient directeur du département chargé des soins dentaires du ministère de la Santé en 1995. Il est ensuite nommé ministre de la santé et de l’industrie médicale le 28 mai 1997, puis vice-président du conseil des ministres chargé de la santé, de l’éducation et des sciences le 3 avril 2001 dans le gouvernement de Saparmyrat Nyýazow. C’est lui qui organisa en 2004 la politique de santé imaginée par le président : supprimer les hôpitaux de campagne et 15 000 emplois médicaux pour faire des économies budgétaires [réf. souhaitée].

Un dauphin potentiel[modifier | modifier le code]

Alors que les portefeuilles ministériels changeaient constamment de main, Gurbanguly Berdimuhamedow devenait le doyen du gouvernement. Son silence en public et son absence de charisme lui ont valu d'être surnommé l’« ombre » de Saparmyrat Nyýazow, d’autant qu’avec ses cheveux noirs et son visage large, il ressemble au président.

Le successeur de Saparmyrat Nyýazow[modifier | modifier le code]

Des signes annonciateurs[modifier | modifier le code]

À la mort de Saparmyrat Nyýazow, le 21 décembre 2006, il est chargé de diriger la commission qui doit organiser les funérailles du président. À l’époque soviétique, celui à qui était confiée cette tâche était généralement le successeur officieux du défunt.

La Constitution turkmène prévoit qu’en cas de décès du président, c’est au président de l’Assemblée populaire (le parlement) d’assurer l’intérim à la tête de l’État. Öwezgeldi Ataýew aurait dû assurer l’intérim mais la justice a, immédiatement après la mort de Nyýazow, ouvert une enquête sur ses éventuelles activités criminelles. Öwezgeldi Ataýew a donc vu sa prise de fonctions bloquée [réf. souhaitée], et le Conseil de sécurité a nommé Gurbanguly Berdimuhamedow président par intérim.

La confirmation[modifier | modifier le code]

Selon l'alinéa 2 de l'article 60 de la Constitution turkmène, le président par intérim ne pouvait pas être candidat à l'élection présidentielle. Après une modification constitutionnelle, Gurbanguly Berdimuhamedow a pu se présenter avec cinq autres candidats désignés par le Conseil du peuple le 26 décembre 2006.

Ayant obtenu 89,23 % des suffrages lors de l’élection présidentielle tenue le 11 février 2007, face à cinq autres candidats, Gurbanguly Berdimuhamedow a prêté serment le 14 février 2007 et est officiellement entré dans ses fonctions de chef de l’État turkmène. Le nouveau président turkmène a promis de promouvoir l’entreprise privée [réf. souhaitée], de conserver les avantages sociaux pour le peuple et de créer de nouveaux emplois. Il est réélu en février 2012 avec 97,14% des voix.

Soupçon de régime dictatorial[modifier | modifier le code]

Le régime de Gurbanguly Berdimuhamedow est considéré par plusieurs organismes indépendants comme une dictature : en effet, le culte de la personnalité, les scores soviétiques aux élections, les projets pharaoniques comme le soi-disant « Palais du bonheur » inauguré en grande pompe pour les 20 ans de l'indépendance pour des sommes sans commune mesure avec la richesse du pays sont autant d'indices qui convergent vers cette conclusion.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Écrit avec deux m tant en turkmène (Berdimuhammedow) qu’en russe (Бердымухаммедов) jusqu’au 25 juin 2007 (voir sur le site de Radio Free Europe la photo cliquable d’un panneau électoral de février 2007), son nom de famille est depuis cette date écrit avec un seul m dans les textes officiels et les journaux. Cette dépêche du site EurasiaNet.org le confirme pour la forme de son nom transcrite du russe, mais la même chose peut s’observer dans les textes en langue turkmène publiés après cette date sur internet, par exemple sur le site de l’agence Turkmen Press.
  2. D’autres formes fondées sur la transcription du russe se rencontrent : Berdymoukhammedov, Berdymukhamedov, Berdymouhammedov, etc.
  3. Courrier international, n°1168 du 21 au 27 mars 2013, p.44

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]