Pierre Decourcelle

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Pierre Decourcelle, Pierre Adrien Decourcelle de son nom complet, est un écrivain et dramaturge français né le 25 janvier 1856 et mort le 10 octobre 1926. Il est le fils de l'écrivain Adrien Decourcelle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Rédacteur au journal Le Gaulois, Pierre Decourcelle y donne des chroniques dramatiques sous le pseudonyme de Choufleury[1] aux côtés de Guy de Maupassant qui lui dédiera la nouvelle Lui? en 1883. En 1899, le guide Paris-Parisien le présente comme une « notoriété des lettres », auteur de « drames violents et empoignants qui se jouent 400 fois de suite »[2].

Son père, Adrien Decourcelle, avait épousé en 1851 une nièce d'Adolphe d'Ennery. En tant que petit-neveu de d'Ennery, il prend part aux démêlés judiciaires qui suivirent la mort de ce dernier[3].

En 1908, en compagnie de banquiers engagés aux côtés de Pathé et d'un autre écrivain, Eugène Gugenheim, il fonda la Société cinématographique des auteurs et gens de lettres (SCAGL) qui se vouait à l'adaptation au cinéma de classiques de la littérature populaire comme Les Deux Orphelines, Paillasse, Le Courrier de Lyon, La Fille des chiffonniers, La Closerie des genêts, Les Mystères de Paris, etc.

Il présida la Société des auteurs et compositeurs dramatiques en 1912 et 1913.

Il possédait une résidence secondaire à Villennes-sur-Seine (Yvelines).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • La Buveuse de larmes, 1885
  • Le Chapeau gris, grand roman nouveau, 1886 ; Le Chapeau gris sur Gallica
  • Les Deux Gosses, roman illustré par H. Meyer, Jonnard et al., en 3 volumes, Jules Rouff & Cie, 1880
  • Fanfan, deuxième volume du précédent, 1891
  • Le Crime dune sainte, 1890
  • La Chambre d'amour'', 1891
  • La Mendiante d'amour 1892
  • Mam'zelle Misère, 1892 ; Mam'zelle Misère sur Gallica]
  • La Buveuse de larmes, 1893
  • Voleuse d'honneur, 1894
  • Gigolette, roman tiré de sa pièce, La Librairie illustrée, 1895
  • Crime de femme, 1895
  • Les Fêtards de Paris, 1901.
  • Le Curé du Moulin-Rouge, 1903
  • Les Deux Frangines, 1903
  • Les Requins de Paris, 1903
  • Les Ouvrières de Paris, 1904
  • La Bâillonnée, roman en quatre parties, 1904
  • La Mère Coupe-Toujours, 1905
  • La Môme aux beaux yeux, 1905
  • Le Million de la bonne, 1911
  • La Mendiante d'amour, 1911
  • Fille d'Alsace, 1913
  • Le Mort qu'on tue, 1911
  • Le Droit de la mère, 1911
  • Les Marchands de patrie, 1916
  • Les Mystères de New-York, Les Romans-Cinémas, Éditions Renaissance du Livre, 1916

Adaptations au cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Volume Maupassant, contes et nouvelles, page 1543, Bibliothèque de la Pléiade
  2. Paris-Parisien, Ollendorff,‎ 1899, p. 47
  3. Henri Chevalier-Marescq (dir.), « Le Testament d'Adolphe d'Ennery », Revue des Grands Procès, 1900.

Liens externes[modifier | modifier le code]