La Commère

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la Commère
Image illustrative de l'article La Commère

Auteur Marivaux
Genre Comédie
Pays d'origine Drapeau de la France France
Lieu de parution Paris
Date de parution 1741

La Commère est une comédie en un acte et en prose de Marivaux écrite en 1741 pour le Théâtre-Italien qui fut sans doute jouée en société mais ne fut pas représentée.

Cette pièce, longtemps considérée comme perdue, fut apparemment la dernière que Marivaux ait composée pour le Théâtre-italien qui ne la joua pas. Le manuscrit fut récupéré par le comte de Pont de Vesle, neveu de Claudine Guérin de Tencin, avant de disparaitre au gré des diverses ventes à l’encan dispersant le contenu de bibliothèques. Il fut retrouvé en 1965 par Sylvie Chevalley, bibliothécaire-archiviste de la Comédie-Française.

La Commère ne laisse pas de surprendre par l’esprit d’innovation, qui annonce le drame bourgeois, dont elle fait preuve en reprenant la trame de la seconde partie de son roman inachevé, le Paysan parvenu, que Marivaux a adapté pour la scène en modifiant sensiblement les données et radicalement la conclusion de l’histoire.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • La Vallée.
  • Monsieur Remy.
  • Monsieur Thibaut et son confrère, notaires.
  • Le Neveu de Mademoiselle Habert.
  • Madame Alain.
  • Mademoiselle Habert.
  • Agathe.
  • Javotte.

L’histoire[modifier | modifier le code]

Mademoiselle Habert a entrepris d’épouser le jeune paysan Jacob. Madame d’Alain, chez qui elle est installée, se charge des modalités du mariage. Malheureusement, elle est si bavarde qu’elle en révèle assez à son propre soupirant, Monsieur Remy, pour alerter le neveu de mademoiselle Habert. Comme le mariage de sa tante lui ferait perdre son héritage, celui-ci a tout intérêt à voir ses projets de mariage échouer. D’autre part, lorsque Javotte, qui s’avère être une parente de Jacob n’ignorant rien des origines paysannes de celui-ci, elle complique un peu plus les choses en révélant cette vérité gênante à tous. De surcroit, la servante Agathe, qui a ses propres visées sur Jacob, va œuvrer beaucoup plus efficacement à la ruine des plans de sa maitresse : lorsqu’elle constate que le notaire et les témoins ont été envoyés pour le marier à mademoiselle Habert, Agathe le fait accuser d’avoir manqué à une promesse de mariage qu’il lui aurait faite. Indignée de l’« infidélité » de Jacob, mademoiselle Habert rompt immédiatement les projets de mariage qui ne se fera pas.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Deloffre, « Le Paysan parvenu au théâtre : le Paysan et la paysanne parvenus », Marivaux e il teatro italiano, Pisa, Pacini, 1992, p. 23-34.
  • William H. Trapnall, Jr., « Marivaux and La Commère », The French Review, vol. 43, no 5. avril 1970, p. 765-74.
  • Stéphane Pujol, "Du Paysan parvenu à La Commère ou le retour du refoulé », in Le Roman mis en scène, Sous la direction de Catherine Douzou et Franck Greiner, Paris, Classiques Garnier, coll. « Lire le XVIIIe siècle », 2012

Source[modifier | modifier le code]

  • Sylvie Chevalley, Préface de La Commère, Paris, Hachette, 1966, p. 9-24.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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