Ouroboros

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Un ouroboros
De Lapide Philosophico.


Un Ouroboros est le dessin d'un serpent ou d'un dragon qui se mord la queue. Il s'agit d'un mot de grec ancien οὐροϐóρος, latinisé sous la forme uroborus qui signifie littéralement « qui se mord la queue ».

Ce symbole apparaît souvent sous la forme d'un serpent se mordant la queue. Il représente le cycle éternel de la nature[1].

Origines[modifier | modifier le code]

Antiquités occidentales et asiatiques[modifier | modifier le code]

C'est un symbole très ancien que l'on rencontre dans plusieurs cultures sur tous les continents.

La représentation la plus ancienne connue est sans doute une représentation égyptienne datant du XVIe siècle avant notre ère :

« Attesté en Mésopotamie, l'ourobore se rencontre surtout en Égypte, et ce depuis une période très ancienne : il est déjà mentionné dans les textes des pyramides. »

— Michèle Mertens

Les premières représentations figurées remontent à la XVIIIe dynastie : on en a notamment des exemples sur une des chapelles dorées de Toutânkhamon[2]. Par la suite, le motif est fréquemment employé : on le trouve sur les cercueils et sur les vignettes des papyrus dits mythologiques. Sa forme circulaire a suscité diverses interprétations de la part des Égyptiens. Il semblerait qu'à l'origine on ait considéré l'orobore comme marquant la limite entre le Noun et le monde ordonné ; entourant la totalité du monde existant, il en vient tout naturellement à symboliser le cycle du temps et de l'éternité[3],[4]. En outre, l'ourobore fut parfois représenté encerclant le soleil naissant à l'horizon du ciel, pour figurer la renaissance de l'astre du jour, chaque matin, au sortir du Noun. Il fut, dès lors, perçu comme un symbole de rajeunissement et de résurrection, d'où sa présence sur les cercueils. Il semble qu'on lui ait parfois attribué un rôle de protecteur. Par ailleurs, puisqu'il se mange la queue, on l'a aussi considéré comme un symbole d'autodestruction et d'anéantissement[5].

Cependant, les dragons de la culture chinoise Hongshan (-4700 / -2600), appelés dragon-cochon (猪龍, zhulong, en chinois et Pig dragon en anglais) faits en jade ont pu inspirer les représentations anciennes grâce aux échanges nés de la route de la soie.

Les Phéniciens ont probablement hérité ces représentations des Égyptiens, et les ont à leur tour transmises aux Grecs qui leur ont donné le nom qu'on leur connaît.

Mythologie nordique[modifier | modifier le code]

Le serpent Jörmungand de la mythologie nordique est l'un des trois enfants de Loki. Il a grandi à un point tel qu'il encercle le monde et peut saisir sa queue dans sa bouche, maintenant ainsi les océans en place.

Dans les légendes de Ragnar Lodbrok, le roi de Götaland Herraud donne comme cadeau à sa fille Þora un petit dragon (Lindworm) qui, en grandissant, encercla le pavillon de la fille en avalant sa queue. Le serpent est tué par Ragnar Lodbrok qui se mariera avec Þora. Ragnar aura plus tard un fils (d'une autre femme, Kraka), qui naît avec l'image d'un serpent blanc dans un œil, ce qui lui vaudra le nom de Siegfried Œil de Serpent ; ce serpent encercle son iris en avalant sa queue.

On peut rajouter au niveau de la signification symbolique qu'il représente le début et la fin de toutes choses. C'est donc un symbole d'espoir et de renouveau.

Traditions védiques[modifier | modifier le code]

Dans le brahmanisme, on présente sous la forme d'un serpent titanesque à plusieurs têtes, une divinité appelée Shesha qui représente la succession des univers.

Une tradition de l'Océan indien, d'inspiration védique et européenne, décrit le père du dieu Kérdik comme un dieu-serpent nommé Paradis, et entourant le jardin des dieux pour le protéger des créatures indignes. Le mot Paradis vient du persan pairi daēza, qui signifie « enceinte royale ». Cette étymologie donnerait une explication au nom du père du dieu.

Autres mythologies[modifier | modifier le code]

Le dragon circulaire est aussi présent dans la mythologie indienne, en encerclant la tortue qui supporte les quatre éléphants qui portent le monde. L'Ouroboros apparait également dans les mythologies aztèques et nord-américaines, en Australie dans le Tjukurpa sous le nom de Waagal, Wagyl ou Yurlungur même si ce dernier ne se mord pas constamment la queue.

Enfin, pour les adeptes satanistes, l'ouroboros représente le démon-dieu Léviathan, le serpent du vide et du chaos initial.

Christianisme[modifier | modifier le code]

Signification et symbolisme[modifier | modifier le code]

Symbolisme[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Régence italienne du Carnaro représentant un ouroboros.

Le serpent (ou le dragon parfois) qui se mord la queue, symbolise un cycle d'évolution refermé sur lui-même.

Ce symbole renferme en même temps les idées de mouvement, de continuité, d'autofécondation et, en conséquence, d'éternel retour. Cette connotation de circularité et d'indécidabilité fit du serpent Ouroboros le symbole des paradoxes qui, comme lui, se « mangent la queue », comme dans la formule « Cette phrase est fausse », variante du paradoxe d'Épiménide-le-Crétois (Je mens) : il y a du vrai dans le faux, et du faux dans le vrai, un enchevêtrement indémaillable des causes et des conséquences.

La forme circulaire de l'image a donné lieu à une autre interprétation : l'union du monde chthonien (du grec khthôn : « qui est né de la terre », qualificatif appliqués aux dieux infernaux), figuré par le serpent, et celui du monde céleste, figuré par le cercle. Cette interprétation serait confirmée par le fait que l'ouroboros, dans certaines représentations serait moitié noir, moitié blanc. Il signifierait ainsi l'union de deux principes opposés, soit le ciel et la terre, soit le bien et le mal, soit le jour et la nuit, soit le Yang et le Yin chinois, et toutes les valeurs dont ces opposés sont les porteurs.

Une autre opposition apparait dans une interprétation à deux niveaux : le serpent qui se mord la queue, en dessinant une forme circulaire, rompt avec une évolution linéaire, marque un changement tel qu'il semble émerger à un niveau d'être supérieur, le niveau de l'être céleste ou spiritualisé, symbolisé par le cercle ; il transcende ainsi le niveau de l'animalité, pour avancer dans le sens de la plus fondamentale pulsion de vie ; mais cette interprétation ascendante ne repose que sur la symbolique du cercle, figure d'une perfection céleste. Au contraire, le serpent qui se mord la queue, qui ne cesse de tourner sur lui-même, s'enferme dans son propre cycle, évoque la roue des existences, le Samsâra, comme condamné à ne jamais échapper à son cycle pour s'élever à un niveau supérieur : il symbolise alors le perpétuel retour, le cercle indéfini des renaissances, la continuelle répétition, qui trahit la prédominance d'une fondamentale pulsion de mort.

Héraldique[modifier | modifier le code]

En héraldique, on retrouve cette figure qui se blasonne : serpent ou plus rarement dragon plié en rond.

Alchimie gréco-égyptienne, et Kekulé[modifier | modifier le code]

En alchimie, l'ouroboros est un sceau purificateur. Il symbolise en effet l'éternelle unité de toutes choses, incarnant le cycle de la vie (naissance) et la mort. On doit à Zosime de Panopolis, le premier grand alchimiste gréco-égyptien (vers 300) la fameuse formule :

« Un [est] le Tout, par lui le Tout et vers lui [retourne] le Tout ; et si l'Un ne contient pas le Tout, le Tout n'est rien (Ἓν τὸ πᾶν καὶ δι' αὐτοῦ τὸ πᾶν καὶ εἰς αὐτὸ τὸ πᾶν καὶ εἰ μὴ ἒχοι τὸ πᾶν οὐδέν ἐστιν τὸ πᾶν). Un est le serpent l'ouroboros, le serpent qui mord sa queue], celui qui possède l’ios [la teinture en violet ?, dernière étape de la transmutation après le noircissement, le blanchiment] après les deux traitements [noircissement et blanchissement ?]. Cette formule est accompagnée du diagramme de l'ouroboros[6]. »

D'après Michèle Mertens[7] : « Attesté aussi en Mésopotamie, l'ourobore se rencontre surtout en Égypte, et ce depuis une période très ancienne : il est déjà mentionné dans les Textes des Pyramides. Les premières représentations figurées remontent à la XVIIIe dynastie. Selon Leisagang, il symbolise « le cycle de tout devenir avec son double rythme : le développement de l'Un dans le Tout et le retour du Tout à l'Un ». Zosime est le premier alchimiste à faire usage de l'ourobore. La formule Ἓν τὸ πᾶν n'est pas de Zosime. Zosime lui-même l'impute au fondateur éponyme de l'alchimie, le mythique Chymès ».

Le chimiste August Kekulé a affirmé que c'est un anneau en forme d'ouroboros qui a inspiré sa découverte de la structure du benzène, modèle qui lui aurait été inspiré par la vision onirique d'un Ouroboros. D'où son exhortation célèbre à ses collègues : « pour comprendre, apprenons à rêver ! »

Satanisme[modifier | modifier le code]

Parfois présent dans les symboliques satanistes, car d'après leurs adeptes, le serpent (ou dragon), en se mordant la queue, s'inocule son venin et donc s’assagit par lui-même, par l’absorption des connaissances fondamentales de toutes choses et de toute vérité, le venin en est la substance figurée. De plus le caractère chthonien s'oppose avec le caractère céleste et donc s'assimile à l'opposition : Satan (monde souterrain) et Dieu (monde céleste).

Utilisations modernes[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

The Worm Ouroboros, de E. R. Eddison (1922), est l'un des textes fondateurs de la fantasy américaine moderne.

L'ouroboros est également le titre d'un livre de Michel Rio.

Un ouroboros apparaît dans le conte de Johann Wolfgang von Goethe intitulé Le Serpent vert.

Dans le roman de Clive Barker Everville on retrouve des personnages non-humains appelés les iad ourouboros.

Dans la saga de fantasy La Roue du temps de Robert Jordan, les Aes Sedai (une organisation de femmes dotées d'un pouvoir semblable à la magie) portent un anneau en forme d'ouroboros.

Dans le roman Kitty Lord et l'anneau Ourovore, de Mélusine Vaglio, un groupe de personnages portent des anneaux formés par un serpent qui se mord la queue.

Sans parler à proprement dit de l'Ourobouros, Irène Frain, dans son roman le Nabab, a cette phrase évocatrice: « Le temps, comme un serpent, parfois se mord la queue. »

Dans Grimpow l'élu des templiers, un livre de Raphaël Abalos, on utilise l'ourobore qui est aussi une marque d'alchimie et dont l'histoire tourne autour.

Louis Calaferte a écrit un livre portant le titre d'Ouroboros en 1964.

Dans l'œuvre de Michael Ende, L'histoire sans fin, la petite impératrice confie à Atreju, puis à Bastien, un médaillon appelé Auryn en forme de double Ouroboros. Le symbole se retrouve sur la couverture du livre trouvé au début par Bastien, et sous forme de fontaine, à la fin, et fait état de l'idée d'éternel recommencement et des mises en abîme présentes (entre autres) dans le livre.

Dans le livre de Raymond Khoury, Eternalis (2008), il est sujet d'un mystère autour de l'ouroboros.

Dans le cycle du Monde comme mythe, de Robert A. Heinlein, et en particulier Au-delà du crépuscule, le « cercle de l'Ouroboros » est une assemblée de personnages de différents univers de fiction, en lutte contre le chaos introduit par les auteurs.

Dans le roman Le Symbole perdu de Dan Brown, l'ouroboros apparait.

Ouroboros est cité dans la fanfiction de Tira Nog : Resilience, chapitre 7. Dans ce chapitre est également mentionné l'épisode de X-Files où il est question de ce serpent.

Dans la série Eternels d'Alyson Noël, les personnages portant un tatouage représentant un ouroboros apparaissant et disparaissant sont des immortels qui se sont tournés du mauvais côté.

Dans le roman Esteban et le secret de la pierre de lune d'Anne Martinez apparait le serpent Ouroboros comme un ennemi que Esteban doit combattre

Dans le roman Kitty Lord, l'Ouroboros apparaît comme la perfection, l'être parfait, mélange d'un homme et d'une femme.

Dans la saga Le Trône de Fer de George R. R. Martin, la maison noble Toland a pour emblème un ouroboros sur champ or.

Séries télévisées, bandes dessinées et mangas[modifier | modifier le code]

Ce signe occupe une grande place dans la série MillenniuM, où il sert de symbole à la destruction apocalyptique du monde avant sa renaissance. Ce symbole sert de logo pour la série.

Dans la série télévisée X-Files, l'agent spécial Dana Scully, interprété par Gillian Anderson, porte un ouroboros tatoué au bas du dos dans le 13e épisode de la 4e saison, Jamais plus (Never Again).

Dans la série Invisible Man, le héros, Darien Fawkes (joué par Vincent Ventresca), possède un ouroboros sur le poignet droit qui se colore du vert au rouge lorsqu'il active la glande qui lui confère la capacité de devenir invisible.

De même, dans la série Le Caméléon, Mr Lyle a un ouroboros tatoué sur son bras dans l'épisode 14 Que la lumière soit (Agent of year zero) de la 4e saison. Ce tatouage lie Mr Lyle à un colonel cambodgien, Thon, qui fut assassin au service de Pol Pot, l'ouroboros étant, selon la série, le symbole cambodgien du cannibalisme.

Dans la série Charmed, Alyssa Milano, alias Phoebe, porte au poignet droit un tatouage représentant un ouroboros à partir de la saison 3.

Dans la bande dessinée Thorgal, il existe une bague en forme d'ouroboros qui sert à voyager dans le temps si on la porte à certains endroits précis. On la voit dans Le Maître des Montagnes. Hergé évoque aussi un ouroboros dans Tintin au CongoTintin force un boa à ingurgiter sa propre queue, en lui disant : « Ah ! Tu veux manger ?... Eh bien, mange !... »

Dans le manga Fullmetal Alchemist, ce symbole est porté par les Homonculus comme marque de leur condition de non-humains et de leur immortalité. L'ouroboros s'oppose dans le dessin animé au symbole du serpent ailé sur une croix, allégorie de la fixité de la vie. Dans le long métrage animé, suite de l'anime, un des homonculus a la forme d'un dragon et il est utilisé pour ouvrir une porte entre deux mondes... en faisant un cercle sur lui-même ! Évidemment cette image renvoie directement au signe des homonculus, et donc à l'ouroboros.

Dans le manga Gunnm, Ouroboros est un programme de réalité virtuelle créé par Desty Nova pour contrôler l'esprit de Gally.

Ouroboros est un manga dont les deux personnages principaux portent le même tatouage sur le dos : deux serpents mordant la queue de l'autre.

Dans le manga Psyren, c'est la météorite qui s'écrasera sur la Terre et entraînera sa destruction.

Également présent dans l'anime Noein désignant l'anneau qui apparaît lorsque l'espace temps est altéré.

Dans la série anglaise Red Dwarf, l'épisode de la saison 7 appelé Ouroboros nous conte comment le héros de la série est en fait son propre père.

Ouroboros est le nom du dernier épisode de la série Charlie Jade.

Dans le manga Reborn!, l'Arcobaleno Mammon (aussi appelé Viper), le gardien de la Brume de la Varia, possède une salamandre nommée Fantasma qui est sous forme d'Ouroboros placée au-dessus de la tête de Mammon en tant qu'auréole lorsqu'elle est scellée. Cet Ouroboros lui permettrait de voler.

Dans l'anime Beelzebub, dans l'épisode 19, Oga Tatsumi reçoit une drogue spirituelle faite à partir d'os d'Ouroboros.

Dans Tiger & Bunny, Ouroboros est le nom de l'organisation ayant tué les parents de Barnaby alias Bunny.

Dans Doctor Who, Ouroboros est le symbole du Corsaire, il est tatoué sur chacune de ses régénérations.

Dans le webcomic Homestuck, le code nécessaire pour obtenir les Jujus, objets magiques, des personnages de Caliborn et de Calliope sont respectivement uROBuROS et UrobUros, faisant directement référence à Ouroboros.

Dans Hemlock Grove l'ouroboros occupe une place importante. Le symbole est utilisé dès le premier épisode. Les personnages principaux font des rêves et ont des visions où ils voient ce symbole. Ouroboros y est aussi le nom que le docteur Pryce a choisi pour désigner l'une de ses expériences scientifique, celle qui semble être l’œuvre de sa vie.

Jeux[modifier | modifier le code]

  • Dans le jeu de carte Magic, le symbole de l'extension "Tourment" (Torment en anglais) du bloc "Odyssée" est un Ouroboros, dans la storyline de ce bloc cela correspond à la capture d'un puissant artéfact : le Mirari par les forces de la Coterie (cartes noires).
  • Le symbole apparaît dans le jeu vidéo Xenogears de Square, sur PlayStation.
  • De nombreux piliers du jeu vidéo Soul Reaver sont décorés d'un ouroboros.
  • Le boss de la fin du premier niveau de Strider, jeu vidéo édité par Capcom, est appelé « Uroboros » (un serpent mécanique avec des lames à la place des bras).
  • Dans le jeu vidéo Star Trek : 25e anniversaire de l'éditeur Interplay, Ouroborus est un virus mortel qui infecte les Vulcains.
  • La version anglaise du jeu de rôle Rêve de Dragon s'intitule Rêve: the Dream Ouroboros.
  • Dans le jeu de rôle Nephilim, les personnages subissent une suite d'incarnations humaines : L'Orouboros infini de l'Incarnae.
  • C'est aussi le nouveau symbole des Thousand Sons dans le jeu Warhammer 40,000
  • Ouroboros est aussi le nom de la miniature #27 de la série "Baxar's War" du jeu Dreamblade édité par Wizards of the Coast.
  • Dans la traduction française du jeu vidéo Final Fantasy VIII, Ouroboros est le nom donné à l'attaque de Bahamut, une G-Force représentée par un dragon géant, à partir de cet épisode jusqu'à Final Fantasy 9, l'invocation (G-Force ou Chimère selon l'épisode) Bahamut fera une attaque nommée Ouroboros ou Ourobouros (cette attaque est appelée « Megaflare » dans les versions originales, comme dans tous les autres épisodes de la série).
  • Dans le jeu Megaman ZX Advent le Model V devient un vaisseau nommé « uroborosu » ouroboros en français.
  • Dans Ace Combat 3 il est l'emblème (et probablement le nom aussi) de l'organisation terroriste qui détruit Megafloat et conspire un coup d'État (notamment en montant Neuwork et General Resource l'une contre l'autre).
  • Dans le jeu Devil May Cry 2 de Capcom, c'est le nom de l'organisation à laquelle appartient Arius. En effet, on peut lire ce nom sur la carlingue l'hélico qui le transporte.
  • Dans la gamme de jeux de rôles Vampire : La Mascarade et Vampire : The Dark Ages, le symbole du clan Tzimisce est un dragon se mordant la queue, en accord avec leur philosophie (voie des métamorphoses).
  • Dans le jeu vidéo Silent Hill de Konami, le héros doit collecter un artefact qui représente Ouroboros pour pouvoir délivrer sa fille Cheryl.
  • Dans le MMORPG City of Heroes Ouroboros est un lieu hors de l'espace et du temps.
  • Dans Breath of Fire 3, Ouroboros est le nom du meilleur bâton de Nina que l'ont peut acquérir dans le village des fées.
  • Dans Resident Evil 5 le virus créé par la compagnie pharmaceutique TRICELL, dirigée par Excella Gionne, porte le nom d'Uroboros. C'est également le nom d'un boss ayant l'apparence d'un être humain recouvert d'innombrables tentacules.
  • Dans Monster Hunter Freedom Unite, l'Ouroboros Serpentblade est une lance ayant 506 de puissance d'attaque.
  • Dans le jeu de rôle RuneQuest, et plus particulièrement dans son univers Glorantha, Greg Stafford fait plusieurs références à Ouroboros, principe draconique du cycle de la vie.
  • Dans le jeu vidéo Tales of Vesperia, l'arme maudite de Rita se nomme "Uroboros".
  • Hazama de BlazBlue: Continuum Shift utilise une chaîne portant le nom de Ouroboros pour combattre ses adversaires.
  • Il est également fait référence à Ouroboros dans le jeu Divinity 2: Ego Draconis. Il y est évoqué comme étant le dieu dragon vénéré par le Seigneur Lovis.
  • Dans le jeu vidéo Golden Sun : Obscure aurore, il est question d'un labyrinthe (dont la fin est un ouroboros en « roche volante »)
  • Ouroboros est un personnage du jeu Donjons & Parpaings.
  • Encore une fois dans Warhammer 40000,Ouroboros est le nom d'une flotte ruche tyranide oublié.
  • Dans le jeu de cartes Yu-Gi-Oh!, une carte porte le nom de Verz Ouroboros.
  • Dans le jeu vidéo SoulCalibur III, lorsque Tira utilise Soul Edge (arme) comme arme, celle-ci prend la forme d'un ouroboros.
  • Une arme porte le nom d'Ouroboros Wand dans le jeu en ligne ROSE Online
  • Dans le jeu "Assassin's Creed III" l'amulette permettant d'ouvrir la porte de "l'oeil" de minerve, dans le grand temple a la forme d'un ouroboros.
  • Le symbole du jeu "The Elder Scrolls Online" est un ouroboros de 3 serpents à tête de lion, dragon et aigle représentant les 3 factions du jeu.
  • L'emblème de la faction Inferno du jeu Might & Magic : Duel of Champions est un Ouroboros.
  • Dans le jeu Bravely Default, Ouroboros est le nom du véritable boss de fin de jeu.

Musique[modifier | modifier le code]

  • Cynic, groupe américain de death/jazz, a enregistré le morceau Uroboric Forms sur son premier album Focus sorti en 1993.
  • Ouroboros, groupe Français de Brutal crushing death metal, le titre Eternal Cycle of Renewal paru en 2002 sur le Mcd Critical Perspective (Snakebite Productions) fait directement référence à l'Ouroboros.
  • The Alan Parsons Project montre un Ouroboros sur l'album Vulture Culture.
  • The Mars Volta ont réalisé une chanson Ouroboros, sur l'album The Bedlam in Goliath en 2008.
  • Dir en grey sort le 12 novembre 2008 son septième album intitulé Uroboros.
  • Gojira ont réalisé une chanson Oroborus sur l'album The Way Of All Flesh en 2008. L'image représentée sur le CD représente également l'Ouroboros.
  • Le label anglais World Serpent Distribution utilisait un Ouroboros comme logo.
  • Ouroboros Is Broken est un morceau du groupe américain de drone-doom metal Earth qui figure sur l'album Extra-Capsular Extraction.
  • Ouroboros est aussi un morceau du groupe canadien de metal Aeternam dans leur album Disciples of the Unseen.
  • L'artwork de l'album Spirit the Earth Aflame du groupe de musique metal Primordial représente un ouroboros.
  • Limage de l'album Souls at zero du groupe Neurosis comporte un Ouroboros.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Oroborus est un gestionnaire de fenêtres (Window Manager) pour Linux.
  • Ouroboros est aussi un appareil de plongée en circuit fermé à gestion électronique d'origine anglaise.
  • Un ouroboros est intégré dans la boucle d'oreille traditionnelle portée par les hommes du canton d'Appenzell, boucle d'apparat du dimanche.
  • Un ouroboros est également présent sur la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.
  • La Razer Ouroboros est une souris haut de gamme sans fil gamer avec batterie du fabricant Razer.
  • Ourobouros est le nom d'une brasserie alti-ligérienne basée à Auzon.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • W. Deonnia, Ouroboros, Artibus Asiae, 15 (1952), p. 163-170.
  • H. Sheppard, The Ouroboros and the Unity of Matter in Alchemy, Ambix, 10 (1962), p. 83-96.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)[PDF]L'Oroboros sur www.oroboros.at
  2. A. Pliankoff, Les chapelles de Tou-Ankh-Amon, II, Le Caire, 1951, pl. IV.
  3. (de) Erik Hornung, Der Eine und die Vielen, Darmstadt, 1971, p. 172-173.
  4. (de) A. Niwinski, "Noch einmal über zwei Ewigkeitsbegriffe", Göttinger Miszemmen, 48 (1981), p. 42.
  5. Michèle Martens, in Zosime de Panopolis. Mémoires authentiques, Les Belles Lettres, 1995, p. 178
  6. Zosime de Panopolis, Mémoires authentiques, VI : Diagrammes ; Les Belles Lettres, p. 21 : texte grec ; p. 175-184 : traductions et commentaire.
  7. Michèle Mertens, in Zosime de Panopolis, Mémoires authentiques, Les Belles Lettres, 1995, p. 22, 175-184.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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