Guillaume Dubufe
Guillaume Dubufe
Portrait de Guillaume Dubufe (1905), par Émile Friant
musée d'Orsay, Paris.
| Nom de naissance | Guillaume Édouard Marie Dubufe |
|---|---|
| Naissance | 16 mai 1853 Paris |
| Décès | 25 mai 1909 (à 56 ans) Buenos Aires |
| Nationalité | Français |
| Activité(s) | Artiste peintre, illustrateur |
| Formation | École des beaux-arts de Paris |
| Maître | Alexis-Joseph Mazerolle |
Guillaume Édouard Marie Dubufe[1], né à Paris le 16 mai 1853 et mort en mer au large de Buenos Aires le 25 mai 1909, est un peintre et illustrateur français.
Sommaire |
Biographie[modifier]
Fils du peintre Édouard Louis Dubufe[2] et de la sculptrice Juliette Dubufe née Zimmerman[3], Guillaume Dubufe voit le jour à Paris, entouré de son grand-père paternel Claude Marie Paul Dubufe, également peintre, et de son oncle maternel le compositeur Charles Gounod[4].
Issu d'une famille d'artiste, il est d'abord élève de son père et de sa mère, qui lui enseigne la sculpture. Sa mère meurt en couches après avoir donné naissance à une petite-fille deux ans après sa naissance.
Il poursuit sa formation sous la direction d'Alexis-Joseph Mazerolle à l'École des beaux-arts de Paris.
En 1875 il épouse Cécile Woog. Le couple aura cinq enfants, dont Juliette Dubufe-Wehrlé, qui devient peintre à son tour.
Il est suffisamment fortuné pour racheter l'hôtel particulier que son confrère Roger Jourdain venait de faire construire. Sis dans le quartier de la plaine Monceau alors à la mode, l'hôtel, édifié en 1878, était situé au 43 avenue de Villiers.[5].[6].
En 1885, Guillaume Dubufe décore le plafond du foyer de la Comédie-Française[7]
La famille fait de longs séjours dans sa grande villa d'Anacapri dans l'île de Capri en Italie, où Dubufe réalise des tableaux représentant sa maison et qui seront exposés en 1906 à la Galerie Georges Petit. Il semble qu'il y travaille également de 1888 à 1890 à une série de grands tableaux sur la Vierge Marie.
En 1891, il réalise la décoration des plafonds de la galerie Lobau à l'hôtel de ville de Paris, de la salle des fêtes du palais de l'Élysée en 1894 et de la bibliothèque de la Sorbonne en 1896. Cette même année, il conçoit et réalise le décor pour le Salon national des beaux-arts de Paris.
En 1900, il peint le panneau Lyon pour la grande salle du restaurant Le Train bleu de la Gare de Lyon à Paris.
Le peintre Lorrain Émile Friant (1863-1932), son confrère et ami, exécute son portrait en 1905[8]. Ce tableau est conservé au musée d'Orsay.
Guillaume Dubufe réalise de 1906 à 1909 la décoration de l'hôtel de ville de Saint-Mandé en collaboration avec Édouard Rosset-Granger[9]. Il expose cette année-là l'aquarelle L'Amour et Psyché au Salon de la Société nationale des beaux-arts[10].
Après sa disparition en mer au large de Buenos-Aires, le comité s'occupant de l'érection du tombeau de l'artiste commande à son ami le sculpteur Albert Bartholomé le bas-relief qui orne sa sépulture[11][12].
Guillaume Dubufe est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris (10e division)[13].
Collections publiques[modifier]
Œuvres sur papier[modifier]
- 1882, Nu féminin, fusain, craie blanche sur papier bleu, musée des beaux-arts de Troyes
- 1883, Portrait de Mademoiselle Claire du Loche, épouse de Charles Grandjean, aquarelle, musée du Louvre, Paris
- 1884, Portrait de Madame Roger Ballu, fusain, craie sur papier bleu, musée des beaux-arts de Troyes
- 1889, La Maison de la Vierge, étude pour le tableau conservé au Louvre, mine de plomb, musée d'Orsay, Paris
- vers 1890, Portrait en frise des cinq enfants de l'artiste, vus en buste à Capri, aquarelle, musée du Louvre, Paris
- 1910, L'Éveil, pastel, préfecture du Limousin à Limoges
- Sainte-Cécile sous les traits d'une jeune fille vêtue d'une tunique, musée d'Orsay, Paris
- Les Heures de la Vierge, encre noire et couleur, musée du Louvre, Paris
- Prière, musée du Louvre, Paris
- Tonnelle ensoleillée, avec un chien dormant, mine de plomb, musée du Louvre, Paris
- Escalier passant entre deux murets, mine de plomb, musée du Louvre, Paris
Peintures[modifier]
- 1877, Étude de jeune fille nue, musée des beaux-arts de Rouen
- 1881, Portrait de Mme Guillaume Dubufe née Cécile Woog, femme de l'artiste , musée d'Orsay, Paris[14]
- 1885, La Vérité au milieu du Drame, de la Poésie de la Tragédie et de la Comédie, esquisse du plafond du foyer de la Comédie-Française, musée d'Orsay, Paris
- 1890, La Maison de la Vierge, musée d'Orsay, Paris
- 1891, décoration de la Galerie Lobau à l'Hôtel de ville de Paris
- 1896, La République sauvegarde la Paix, plafond de la salle des fêtes du Palais de l'Élysée à Paris[15]
- 1896, Allégorie de l'Art, Salle des fêtes Palais de l'Élysée, Paris
- 1896, Allégorie de la Science, Salle des fêtes du Palais de l'Élysée, Paris
- 1900, Lyon, grande salle du restaurant Le Train bleu à la Gare de Lyon, Paris
- La Maison de la Vierge, musée d'Orsay, Paris
- Hôtel de ville de Saint-Mandé (Val-de-Marne), six toiles
- Bibliothèque de la Sorbonne à Paris
Photographies[modifier]
Ensemble de photographies réalisées à Capri vers 1890, conservées au musée d'Orsay à Paris :
- Trois petites filles sous une treille
- Petite fille tenant un panier et paysanne assise devant une maison
- Treille à Capri
- Deux enfants assis sur un mur dans une oliveraie
- Petites paysannes avec des cruches
Illustrations[modifier]
- L'Aventurière, comédie en vers d'Émile Augier, compositions de Guillaume Dubufe, eaux-fortes d'A. Morse, éditions Calmann-Lévy, 1892.
- La Ciguë, comédie en vers d'Émile Augier, compositions de Guillaume Dubufe, et eaux-Fortes de A. Morse, éditions Calmann-Lévy, 1893.
- Gabrielle d'Émile Augier, eaux-fortes d'après les compositions de Guillaume Dubufe, Paris, éditions Calmann-Lévy, 1894.
- Sapho, opéra d'Émile Augier, compositions de Guillaume Dubufe, et eaux-Fortes d'A. Morse, éditions Calmann-Lévy, 1897.
- Le Joueur de flûte, comédie en un acte en vers illustrée avec six compositions à l'eau-forte par A. Morse d'après Guillaume Dubufe, 1897.
- Un homme de bien, comédie en vers d'Émile Augier, compositions de Guillaume Dubufe, et eaux-fortes d'A. Morse, éditions Calmann-Lévy, 1897.
Publications[modifier]
- La Valeur de l'Art, éditions E. Flammarion, 1908.
Salons[modifier]
- 1877 - Salon des artistes français, Étude de jeune fille nue, musée des beaux-arts de Rouen
- 1881 - Salon des artistes français, Portrait de Mme Guillaume Dubufe née Cécile Woog
- 1891 - Salon des beaux-arts, La Cigale et La Fourmi
- 1893 - Salon, Portrait de Mme Dubufe
- 1906 - Salon de la Société nationale des beaux-arts, L'Amour et Psyché
Prix, médailles[modifier]
- Médaille de l'Exposition universelle de 1900 à Paris pour La Maison de la Vierge
Expositions[modifier]
- 1894, 1re « Exposition d'Art Photographique », Galerie Georges Petit à Paris
- 1900, Exposition universelle de 1900 à Paris, Portrait de Mme Guillaume Dubufe née Cécile Woog et La Maison de la Vierge
- 1904, Exposition Universelle de Saint-Louis , La Maison de la Vierge
- 1906, exposition « Paysages de Capri » du 17 au 31 janvier, Galerie Georges Petit, Paris
- 1908, « Portraits d'hommes et de femmes célèbres », pavillon du Parc de Bagatelle, Paris
Bibliographie[modifier]
- Isabelle Compin et Anne Roquebert, Catalogue sommaire illustré des peintures du Musée du Louvre et du Musée d'Orsay, Paris, 1986
- Isabelle Compin, Geneviève Lacambre, Anne Roquebert, Catalogue sommaire illustré des peintures, Paris, 1990
- Collectif, Le Train Bleu, éditions Presse Lois Uni Service Paris, 1990 (ISBN 2-908557-01-0)
- Mariani, Album de Figures Contemporaines, éditions Henry Floury, tome 5, Paris, 1990
- Armand Dayot, Le Salon de 1890, Paris, 1890, Lacambre Thiébaut, no 38, 1893, p. 80.
- Collection Félix Potin, Album de 500 célébrités contemporaines, photographie dePierre Petit
- Collectif, La Vie parisienne, 1909, la mort de M. Guillaume Dubufe
Notes et références[modifier]
- Son nom est parfois orthographié « Dubuffe ».
- Généalogie de l'artiste sur Geneanet
- Fille du compositeur Pierre Zimmerman.
- Qui avait épousé en 1852 Maria Zimmermann, la sœur de sa mère.
- Historique de l'hôtel particulier sur le site du musée Henner Marie Henner, veuve du neveu de Jean-Jacques Henner, fera l'acquisition de cette demeure et la transformera en musée en 1921, avant d'en faire don à l'État en 1926
- Musée Henner
- Musée d'Orsay Guillaume Dubufe Esquisse du plafond du foyer de la Comédie Française, à Paris (La Vérité un miroir à la main, au milieu de sujets ailés, le Drame, la Poésie, la Tragédie et la Comédie)
- Notice de l'œuvre sur le site du musée d'Orsay.
- Mairie de Saint-Mandé
- En compagnie de sa fille Juliette Dubufe-Wehrlé qui présente trois œuvres miniatures et pastels.
- Exécutée de juillet 1910 à mars 1912
- Correspondance du sculpteur Bartholomé
- Domenico Gabrielli, Dictionnaire historique du cimetière de Père-Lachaise (XVIIIe et XIXe siècles), éd. de l'Amateur, 2002
- Notice de l'œuvre sur la base Joconde
- Ministère de la Culture Base Arcade
Liens externes[modifier]
- Peintre français du XIXe siècle
- Peintre français du XXe siècle
- Illustrateur français du XIXe siècle
- Illustrateur français du XXe siècle
- Peintre portraitiste français
- Naissance en 1853
- Naissance à Paris
- Décès en 1909
- Décès à Buenos Aires
- Élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts
- Personnalité enterrée au cimetière du Père-Lachaise (division 10)