Miramont-de-Guyenne

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Miramont-de-Guyenne
Blason de Miramont-de-Guyenne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Marmande
Canton Lauzun
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Lauzun
Maire
Mandat
Alain Jordana
2008-2014
Code postal 47800
Code commune 47168
Démographie
Population
municipale
3 276 hab. (2010)
Densité 197 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 36′ 09″ N 0° 21′ 43″ E / 44.6025, 0.36194444444444° 36′ 09″ Nord
       0° 21′ 43″ Est
/ 44.6025, 0.361944444444
  
Altitude Min. 42 m — Max. 120 m
Superficie 16,66 km2
Localisation

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Miramont-de-Guyenne

Miramont-de-Guyenne est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Aquitaine).

Sommaire

Géographie [modifier]

Bastide de Guyenne située sur la Dourdenne affluent du Dropt, et les routes départementales 933, 667 et 668 entre Bergerac et Marmande dans le Pays du Dropt.

Histoire [modifier]

Miramont de Lauzun, tel était l'ancien nom de la bastide fondée entre 1278 et 1286, sur les terres du Duc de Lauzun auprès de l'emplacement d'un poste de refuge ou de surveillance des Templiers.

Comme beaucoup de bastides de la région, Miramont de Lauzun a un plan en damier. Elle forme un quadrilatère pratiquement parfait et ses quatre rues principales se coupent aux quatre coins de la place centrale à arcades qui abritaient les étalages des marchands du Moyen Âge.

Les Bastides étaient construites sur le plan d'un camp romain. Une place carrée et bordée d'arcades, les cornières, en occupait le centre. Là se trouvait la halle dont le premier étage servait de maison commune. Les rues se coupaient à angle droit et le mur d'enceinte, garni de tours carrées, était protégé par un fossé.

Déjà peuplée à l'époque préhistorique, la région fut ensuite occupée par les Ibères, puis par un petit peuple gaulois - les Nitiobroges - cinq siècles avant notre ère.

C'est sous l'administration d'Alphonse de Poitiers, frère de Saint Louis, que Miramont connut une des périodes les plus fastes de son histoire. Redevenue anglaise en 1259, Miramont était, déjà à cette époque, une bourgade paisible et industrielle. Durant la guerre de Cent Ans, la ville fut plusieurs fois dévastée et ses habitants se dispersèrent dans la campagne voisine. En 1453, lorsque les Français eurent reconquis la Guyenne, Miramont se releva peu à peu de ses ruines et en 1494 Charles VIII rétablit son ancien statut de bastide et autorisa l'élection de deux consuls chargés de lever et répartir l'impôt.

Miramont traversa guerres de religion et Révolution et ce n'est qu'à l'époque de la Restauration qu'elle renoua avec son passé industriel notamment à travers la fabrication de chaussons de basane (fine peau de mouton).

L'aventure miramontaise de la chaussure commença au milieu du XIXe siècle. Au lendemain de la guerre, la mutation des techniques et la concurrence nécessitèrent une modernisation des matériels et une spécialisation des ouvriers. Dans les années 1950, les usines locales, qui couvraient à elles seules 75 % des besoins français en chaussons, se restructurèrent afin d'assurer également la fabrication de chaussures. Sur le plan national, "Les chaussures de Miramont" acquirent rapidement un renom d'élégance et de qualité qui fit de la cité une métropole reconnue de la chaussure.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 2014 Alain Jordana    
1992 2008 Georges Richard RPR puis UMP  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 3 276 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 385 707 876 1 136 1 560 1 537 1 636 1 767 1 803
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 830 1 922 1 948 2 045 2 002 1 993 2 187 2 002 2 034
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 026 2 175 2 166 1 831 2 046 2 008 2 170 2 216 2 391
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 2010
3 038 3 744 3 964 3 692 3 450 3 360 3 241 3 214 3 276
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[1] puis Insee à partir de 1968[2].)

Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments [modifier]

rue fleurie

Personnalités liées à la commune [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010

Voir aussi [modifier]

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Liens externes [modifier]