Rayman (jeu vidéo)

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le jeu vidéo. Pour la franchise éponyme, voir Rayman (série). Pour le protagoniste du jeu, voir Rayman (personnage).
Rayman
image

Éditeur Ubisoft
Développeur Ludimédia (Ubisoft Montpellier), Ubisoft Milan
Concepteur Michel Ancel

Début du projet 1993
Date de sortie Icons-flag-us.png Icons-flag-ca.png 1995
Icons-flag-eu.png 1995
Genre Plates-formes
Mode de jeu Solo
Plate-forme
Ordinateur(s)
Console(s)
Console(s) portable(s)
Média CD-ROM, cartouche
Langue Français intégral
Contrôle Manette
Clavier et souris

Évaluation ESRB : E[1]

Rayman est un jeu vidéo de plates-formes 2D en scrolling horizontal, développé par Ludimédia, plus tard devenu Ubisoft Montpellier, et édité par Ubisoft. Initialement développé et commercialisé sur console Jaguar en 1995, le jeu est adapté en deux autres versions, PlayStation et Microsoft Windows, commercialisées la même année. Des adaptations sur de nombreux autres supports suivront par la suite sur MS-DOS et Saturn en 1996, sur Game Boy Color et PlayStation 2 en 2000, sur Gameboy Advance en 2001, disponible par achat en ligne sur PlayStation Portable et PlayStation 3 via PlayStation Network depuis 2008, et sur Nintendo DS via DSiWare depuis 2009.

Le jeu se base sur la quête du personnage fictif et protagoniste Rayman se devant de sauver le monde contre la menace de l'antagoniste Mister Dark. Ce dernier a enlevé le Grand Protoon, un artéfact faisant régner l'équilibre et l'harmonie, et cause la mis en cage des Électoons, de petites créatures qui gravitaient autour du Grand Protoon. Pour sauver le monde, Rayman se doit de libérer les Électoons à travers cinq différents mondes, puis combattre Mister Dark au Palais des Délices.

Rayman est le premier opus marquant significativement les débuts de la franchise éponyme, comprenant plusieurs suites et divers produits dérivés. Écoulé à 3,03 millions d'exemplaires en août 2013, le jeu est positivement accueilli par les critiques et rédactions.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Rayman met en avant les éléments d'un jeu vidéo de plate-formes avec moteur graphique en 2D et scrolling horizontal, incorporant une animation humoristique et cartoonesque[2]. Le joueur incarne le protagoniste Rayman dans sa quête pour délivrer les Électoons et pour reprendre le Grand Protoon[2]. Pour se faire, le joueur doit traverser six différents mondes, ou niveaux — incluant la Forêt des Songes, le Ciel Chromatique, les Montagnes Bleues, la Cité des Images, les Caves de Skops, et le Château des Délices — dans lesquels il fera la rencontre de différents personnages alliés ou antagonistes.

Scénario[modifier | modifier le code]

L'équilibre cosmique du monde de Rayman est maintenu par un artéfact, plus précisément une sphère, connu sous le nom de Grand Protoon[3]. Un jour, cependant, l'antagoniste Mr. Dark décide de le voler après avoir réussi à vaincre Betilla la Fée qui tentait de protéger l'artéfact. Les Électoons – petites créatures roses et jaunes gravitant autour du Grand Protoon – sont alors éparpillés à divers endroits dans le monde[4]. Dans ce monde désormais devenu malsain, des créatures hostiles apparaissent de l'ombre pour mettre en cage les Électoons. Le magicien, grand sorcier, fait appel au protagoniste Rayman pour libérer les Électoons, vaincre Mister Dark et remettre la main sur le Grand Protoon[5],[2],[6].

L'introduction terminée, Rayman débute son périple dans La Foret des Songes[5]. À cet endroit, il y rencontre Betilla la Fée, lui attribuant le pouvoir de frapper ses adversaires à coups de poing. Le premier antagoniste rencontré dans le monde est Bzzit, un moustique aux proportions gigantesques. Après avoir vaincu Bzzit, Rayman se loue d'amitié pour lui ; de ce fait, Bzzit l'aide à traverser le niveau en survolant le lagon sur son dos. Betilla attribue par la suite à Rayman la capacité de s'accrocher à diverses plateformes. Derrière un massif de fleur, Rayman fait la rencontre de Tarayzan, qui lui donne une graine magique permettant à Rayman d'échapper à une soudaine montée des crues dans le Marais de l'Oubli. Dans l'Antre des Moustiques, Rayman réussit à vaincre Moskito, le boss de fin de niveau, et Betilla lui donne le pouvoir de s'accrocher à des anneaux flottants[5]. Rayman parvient ensuite au second niveau, Le Ciel Chromatique, une région principalement composée d'instruments et de notes de musiques. Il fait la rencontre du boss de fin de niveau Mr. Sax, un saxophone géant. Betilla la Fée lui attribue par la suite le pouvoir de l'hélicoptère, la capacité de voler une petite distance en faisant tournoyer ces cheveux[4]. Rayman atteint par la suite l'antre de Mr. Sax et parvient à le vaincre[5].

Dans Les Montagnes Bleues, un niveau majoritairement constitué de montagnes, Rayman fait la rencontre du Musicien, dont la guitare a été écrasée par la chute d'un rocher. Pour le consoler, Rayman lui sculpte à coups de poing une nouvelle guitare à partir d'un rocher placé devant lui. Pour le remercier, le Musicien offre à Rayman une fiole de liquide violet qui, en l'ingérant, lui attribuera le pouvoir du super-hélicoptère, la même capacité de voler mais à long distance. Arrivé à destination, Rayman fait la rencontre de Mr. Stone, un homme de pierre géant. Une fois Mr. Stone vaincu, Betilla attribue à Rayman la capacité de courir à grande vitesse[4]. Au quatrième niveau, Rayman parvient à La Cité des Images, une plateforme entièrement composée de matériels artistiques. Après avoir atteint La Crique aux Crayons, Rayman fait deux fois la rencontre avec Space Mama, une comédienne déguisée en viking, qu'il parvient à vaincre. Rayman apprend par la suite que Mr. Dark a enlevé Betilla la Fée. Au cinquième niveau, Rayman parvient aux Caves de Skops, dans lesquelles il fait la rencontre de Joe l'extra-terrestre, propriétaire d'une crêperie-buvette appelée Mangez chez Joe, puis plus tard Skops, un scorpion géant rouge vif et fuchsia. Après la défaite de Skops, Rayman entend Betilla la Fée crier à l'aide[5].

Dans le but parvenir au niveau final, Le Château des Délices, Rayman se doit de fracasser les 102 cages dans lesquelles les Électoons ont été retenu prisonniers à travers les cinq niveaux précédents. Dans ce niveau constitué de sucreries, Rayman fait face à Mr. Dark qu'il parviendra difficilement à vaincre. Un épilogue apparaît ensuite montrant la prompt rétablissement du Grand Protoon, la libération de Betilla, ainsi que Rayman partageant du bon temps avec ses alliés et ses anciens ennemis[5].

Développement[modifier | modifier le code]

Origines et conception[modifier | modifier le code]

Michel Ancel, principal graphiste du jeu, à l'origine de la création de Rayman en 1995, et de sa franchise à succès[7].

Le personnage de Rayman provient de croquis dessinés par le graphiste français Michel Ancel[8]. Adolescent, lors d'un dîner familial, Michel demande à ses parents d'investir dans un ordinateur qui pourrait lui permettre de trouver un travail[9]. Avec ce nouvel outil, il programme et conceptualise un jeu vidéo d'un genre différent, autre qu'une course automobile ou une simulation de combat ; il met alors au point des jeux de réflexion comme The Teller[9]. À 17 ans, il se fait remarquer par la société de développement vidéoludique française UbiSoft, qui l'amènera à Paris, puis en Bretagne en 1990[9],[10].

Les origines du personnage principal peuvent officiellement être retracées depuis l'année 1995, tandis que le premier opus de la série est commercialisé en tant que titre majeur sur console PlayStation[3]. Le personnage, à l'aspect cartoonesque, est représenté d'un torse violet sans bras, ni jambes[11], et portant des gants blancs, des baskets jaunes et un foulard rouge. Durant l'édition 2001 de l'E3, Ancel explique lors d'une entrevue avec L'Express : « comme j'avais envie d'un personnage capable de courir, nager et s'agiter dans tous les sens, je l'ai dessiné sans bras ni jambes, ce qui le rend plus facile à mettre en scène[9]. »

Commercialisation[modifier | modifier le code]

Rayman est initialement développé par la société française Ludimédia, plus tard devenue Ubisoft Montpellier, et commercialisé en 1995 sur console Jaguar. La même année, deux autres versions, PlayStation et Microsoft Windows, sont commercialisées. Le jeu est par la suite adapté sur maintes autres supports[12], incluant MS-DOS et Saturn en 1996, sur Game Boy Color et PlayStation 2[13],[14] en 2000, sur Gameboy Advance en 2001, disponible par achat en ligne sur PlayStation Portable et PlayStation 3 via PlayStation Network depuis 2008 pour $ 5,99[12],[15], et sur Nintendo DS via DSiWare le 25 décembre 2009[16]. Les versions SNES et Gizmondo étaient annoncées mais plus tard annulées[17],[18].

Dès sa commercialisation, Rayman est classifié « E » (Everyone ; tous public) par le système de classification européen Entertainment Software Rating Board (ESRB) sur toutes versions et plateformes confondues[1],[19]. Différents éléments ont été ajoutés ou supprimés selon les supports. Des différences sont recensées selon les supports, comme des éléments ajoutés ou supprimés[20].

Accueil[modifier | modifier le code]

Rayman est majoritairement bien accueilli par l'ensemble des critiques et rédactions. GameRankings attribue une moyenne générale de 85 %, basée sur deux revues, sur Jaguar[21] et Saturn[22] ; de 75 % sur PlayStation[23], de 77 % sur Microsoft Windows[24], et de 78,75 %, basée sur huit revues, sur GameBoy Color[25].

Gooner, contributeur au site français Jeuxvideo.com, attribue à la version PlayStation une note générale de 18 sur 20 tout en prônant particulièrement les graphismes « extrêmement bien réalisé, que ce soit au niveau de la qualité de la 2D ou des animations, le titre possède surtout une âme, un style bien défini[26]. »

Jeff Sengstack, rédacteur au site GameSpot, attribue une note de 7,4 sur 10 à la version Microsoft Windows, notant que « Rayman est une animation comique en scrolling horizontal à son sommet. Les joueurs expérimentés et newbies le trouveront prenant et amusant[2]. »

Le 24 août 2013, les ventes de Rayman s'élèveraient à 3,03 millions d'exemplaires sur tous supports confondus, dont la plus grosse part du marché est représentée par l'Amérique du Nord avec 1,54 millions d'exemplaires vendus, soit 50,8 % des ventes[27]. En 2005, Rayman est classé en tant que jeu le plus vendu au Royaume-Uni sur PlayStation précédant Tomb Raider 2 et Gran Turismo, à la deuxième et troisième places, respectivement[28].

Selon James Greer, du site Examiner.com, « les graphismes du jeu sont uniques et non similaires à d'autres jeux sur DOS, 3DO, Dreamcast, et autres consoles sur lesquelles Rayman 1 a été commercialisé[3]. » En 2008, l'équipe PlayStation du site IGN note que le jeu est « indémodable, même une décennie après sa sortie[12]. »

Voix françaises[modifier | modifier le code]

  • Steve Perkinson : Rayman
  • Patrice Dozier : Le Magicien
  • Emmanuelle Cosso : Bétilla la fée
  • Douglas Rand : Mister Dark

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « RATING INFORMATION », sur ESRB (consulté le 3 septembre 2013).
  2. a, b, c et d (en) Jeff Sengstack, « Rayman Review », sur GameSpot,‎ 11 juin 1996 (consulté le 3 septembre 2013).
  3. a, b et c (en) James Greer, « History of Rayman! Origins and influence », sur Examiner,‎ 29 mars 2012 (consulté le 3 septembre 2013).
  4. a, b et c (en) Adam Pratt, « Rayman review for Jaguar », sur Defunct Games,‎ 22 mars 2009 (consulté le 3 septembre 2013).
  5. a, b, c, d, e et f (en) Daniel Engel, « Rayman (JAG) FAQs & Guides », sur GameFAQs,‎ 6 janvier 2006 (consulté le 4 septembre 2013).
  6. (en) « Rayman Advance :: GBA Game Review », sur Kidz World (consulté le 3 septembre 2013).
  7. (en) Brian Altano et Ryan Clements, « The Biggest Video Game Franchises, Then and Now. Take a trip down Memory Lane. », sur IGN,‎ 8 octobre 2012 (consulté le 3 septembre 2013).
  8. (en) « Rayman 3 Hoodlum Havoc », sur Ludomac (consulté le 3 septembre 2013) : « Créé en 1994 par le Français Michel Ancel et sorti sur la défunte console Jaguar de 3DO, Rayman connaîtra son véritable essor lors de sa sortie sur Playstation. ».
  9. a, b, c et d (fr) Grallet Guillaume, « Michel Ancel: Le Rayman d'UbiSoft », sur L'Express,‎ 15 février 2001 (consulté le 3 septembre 2013).
  10. (fr) « France, Ubisoft. Michel Ancel. », sur Musée du jeu vidéo (consulté le 3 septembre 2013).
  11. (en) « About This Game », sur IGN (consulté le 3 septembre 2013).
  12. a, b et c (en) IGN PlayStation Team, « Retro Roundup: Rayman. Yeah! », sur IGN,‎ 22 juillet 2008 (consulté le 3 septembre 2013).
  13. (en) IGN Staff, « ECTS: PS2 Gets Original Rayman Title. While the rest of the world awaits Rayman 2, Ubi Soft begins work on the next chapter. », sur IGN,‎ 7 septembre 1999 (consulté le 3 septembre 2013).
  14. (en) IGN Staff, « Brand New Rayman Comes to PlayStation2. New info from France of up-and-running Rayman on PS2 is all true. », sur IGN,‎ 15 décembre 1999 (consulté le 3 septembre 2013).
  15. (en) IGN Staff, « PSN Update (07.17.08). Check those funky rays. », sur IGN,‎ 17 juillet 2008 (consulté le 3 septembre 2013).
  16. (en) Tom Magrino, « Rayman dials into DSiWare », sur GameSpot,‎ 7 décembre 2009 (consulté le 3 septembre 2013).
  17. (en) « Unreleased Games », sur snescentral (consulté le 3 septembre 2013).
  18. (en) « Gizmondo » Action » Platformer » 3D Rayman », sur GameRankings (consulté le 3 septembre 2013).
  19. (en) IGN Staff, « Rayman. Despite a few problems, Rayman is clever enough to work. », sur IGN,‎ 25 novembre 1995 (consulté le 3 septembre 2013).
  20. (en) « Rayman (Ubisoft) », sur gaminghistory101.com,‎ 17 avril 2012 (consulté le 3 septembre 2013).
  21. (en) « Rayman for Jaguar », sur GameRankings (consulté le 3 septembre 2013).
  22. (en) « Rayman for Saturn », sur GameRankings (consulté le 3 septembre 2013).
  23. (en) « Rayman for PlayStation », sur GameRankings (consulté le 3 septembre 2013).
  24. (en) « Rayman for PC », sur GameRankings (consulté le 3 septembre 2013).
  25. (en) « Rayman for Game Boy Color », sur GameRankings (consulté le 3 septembre 2013).
  26. (fr) Gooner, « Rayman- PlayStation », sur Jeuxvideo.com,‎ 3 septembre 2009 (consulté le 3 septembre 2013).
  27. (en) « Global Total as of 24th Aug 2013 (units): 3.03m », sur VG Chartz (consulté le 3 septembre 2013).
  28. (en) Kristan Reed, « 2005 UK Sales Review • Page 3. Part One: How current-gen consoles did in 2005. », sur Eurogamer,‎ 3 mai 2006 (consulté le 3 septembre 2013).

Lien externe[modifier | modifier le code]