Marronnier (journalisme)

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Un marronnier en journalisme est un article ou un reportage d'information de faible importance meublant une période creuse, consacré à un évènement récurrent et prévisible. Tout comme le marronnier (l'arbre) qui invariablement, tous les ans, produit ses fruits, le marronnier journalistique reproduit les mêmes sujets avec plus ou moins d'originalité. Les sujets « débattus » dans un marronnier sont souvent simplistes, parfois mièvres. Son équivalent anglophone est l'expression chestnut ou evergreen[1].

La qualité première du marronnier est qu'il n'est jamais rédigé dans l'urgence, puisque sa parution est programmée d'une année sur l'autre. Dans ce cas de figure, on place souvent, à la télévision, des images d'archives, de manière à créer une sorte de frise chronologique.

Origine[modifier | modifier le code]

Tous les ans, aux premiers jours du printemps, un marronnier rose fleurissait sur la tombe des Gardes suisses tués lors de la journée du 10 août 1792, dans les jardins des Tuileries à Paris ; et tous les ans un article paraissait dans la presse pour s'en faire l'écho[2].

Quelques exemples de marronniers[modifier | modifier le code]

Certains sujets, sans être réellement saisonniers, peuvent être « resservis » chaque année pour améliorer le tirage en période d'actualité creuse. On parle dans ce cas de serpents de mer.

Note et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Roland De Wolk, Introduction to Online Journalism : Publishing News and Information, Boston, Allyn and Bacon,‎ 2001, 205 p. (ISBN 0-205-28689-5), p. 186.
  2. Bernard Voyenne, Glossaire des termes de presse, Paris, Centre de formation des journalistes, coll. « Les Guides du Centre de formation des journalistes »,‎ 1967, p. 61.