Journaliste reporter d'images
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Le journaliste reporter d'images (JRI) est un journaliste de télévision ou d'agences d'images vidéo. Son travail consiste à se déplacer sur le lieu de l'événement ou d'un entretien, tourner les images et éventuellement à écrire le commentaire d'un reportage voire d'en réaliser le montage, que ce soit pour un journal télévisé ou pour un magazine de reportages. Bien que polyvalent, le JRI ne travaille pas forcément seul. Il peut être accompagné d'un preneur de son, parfois aussi d'un rédacteur. Cependant, du fait du développement du nombre de chaînes de télévision et de la puissance des outils numériques, le JRI assure de plus en plus souvent la fabrication complète du sujet. Ainsi, en partant seul en reportage, il est aussi en charge de la prise de son et du montage.
Généralement, le JRI travaille dans les rédactions des journaux télévisés (le JT). Il y exerce son métier avec des compétences différentes en fonction du budget et de la renommée de la chaîne. Sur les trois grandes chaînes françaises, TF1, France 2 et France 3, le JRI n'est chargé que de la prise de vues et parfois du commentaire de son reportage. Sur les chaînes privées disposant de moins de moyens, le JRI est aussi amené à réaliser lui-même, la prise de son, le montage et parfois, mais plus rarement, la présentation sur le plateau du JT de son reportage.
Le JRI travaille aussi dans des agences de presse audiovisuelle. Celles-ci sont regroupées au sein d'un syndicat, le SATEV. Certaines de ces entreprises ont plus de vingt ans d'existence : CAPA, Galaxie presse ¹, Sunset, Tony Comiti productions ²... D'autres sont plus récentes comme : Camicas ³, Découpages ⁴, TSVP ⁵... Ces agences travaillent sur des formats longs, souvent de 26 à 90 minutes, pour des émissions telles que Des racines et des ailes, Envoyé spécial, Zone interdite... en collaboration avec les rédactions internes des chaînes.
Le JRI possède le statut de journaliste, comme son nom l'indique et il bénéficie de la carte de presse. En 1984, le terme de JRI a remplacé celui de reporter cameraman. Une décision ministérielle avait décidé de supprimer tout terme « franglais » dans les définitions des professions. Une dénomination alternative plus ancienne était « cadreur » à une époque où son statut le réduisait à n'être que technicien et pas encore journaliste.
En France, les JRI sont regroupés au sein d'une association, La compagnie du filament, qui vise à favoriser la reconnaissance de leur savoir-faire.
[modifier] Références
³ Camicas
⁵ TSVP