Manassé (Juda)

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Manassé
La repentance de Manassé
La repentance de Manassé
Titre
Roi de Juda
-687-643[1]
Prédécesseur Ézéchias, son père
Successeur Amon, son fils
Biographie
Dynastie Maison de David
Date de naissance vers -709
Lieu de naissance probablement Jérusalem
Date de décès -643
Père Ézéchias
Mère Hephzibah
Enfant(s) Amon
Religion Culte de Baal, d'Ashera
Nécromancie, sorcellerie
Résidence Palais royal de Jérusalem

Manassé (hébreu : מנשה), fils d'Ézéchias, a été roi de Juda durant 55 ans, dans la première moitié du VIIe siècle av. J.-C. ([-697?]-687,-642).

Il réorganise le royaume de Juda après les destructions infligées au royaume pendant la campagne de Sennachérib et la perte des possessions judéennes dans la Shéfélah. Il restaure un état prospère qui se développe en direction du nord du Néguev et de la mer Morte[2]. Il est mentionné dans les annales d'Assarhaddon (Prisme B).

Récit biblique[modifier | modifier le code]

Le Deuxième livre des Rois le décrit comme un roi impie et impénitent, coupable de tout ce qui peut être fait contre le Dieu de ses pères, mais le Deuxième livre des Chroniques ainsi que la Prière de Manassé décrivent sa conversion.

Selon le Deuxième livre des Rois, Manassé rebâtit les lieux de culte païens que son père Ézéchias, à qui il a succédé, avait détruits. Il construisit des autels au dieu phénicien Baal, et érigea un poteau sacré en l'honneur de la déesse Ashera, qu'il installa à l'intérieur du [temple de Salomon]]. Là, il bâtit aussi des autels consacrés aux astres célestes. Il brûla son fils en sacrifice, et encouragea les pratiques de la nécromancie et de la sorcellerie.

Manassé est comparé à Achab, un ancien roi d'Israël particulièrement impie, et est accusé d'avoir égaré son peuple en le rendant pire que les Amorrites. C'est pourquoi le Dieu d'Israël promet le sort de Samarie (anéantie un peu plus tôt) à Jérusalem, la capitale de son royaume.

Son fils Amon lui succéda.

Histoire[modifier | modifier le code]

Manassé poursuit la politique de soumission inconditionnelle à l'Assyrie qu'Ézéchias son père avait du mettre en place. Cette soumission concerne tous les domaines tant économiques, militaires que cultuels ou religieux (ce qui lui vaudra l'anathème des auteurs deutéronomistes ultérieurs). Cette collaboration assurera au royaume une longue période de stabilité et de relative prospérité[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Neil Asher Finkelstein et Silberman, David and Solomon : In Search of the Bible's Sacred Kings and the Roots of the Western Tradition,‎ 2006 (ISBN 978-0-7432-4362-9)
  • Martin Rose « Deutéronome » Introduction à l'Ancien Testament, Th. Römer, J-D Macchi, Christophe Nihan (éd.), Labor et Fides, 2004, ISBN 2-8309-1112-1

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon Thiele. Comme de nombreuses dates concernant les personnages bibliques de cette époque, celles-ci sont approximatives, et peuvent faire l'objet de débats entre exégètes. Cf. Rois de Juda
  2. In Search of the Bible's Sacred Kings and the Roots of the Western Tradition, p. 156
  3. Martin Rose « Deutéronome » Introduction à l'Ancien Testament, Th. Römer, J-D Macchi, Christophe Nihan (éd.), Labor et Fides, 2004, ISBN 2-8309-1112-1

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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