Liste de chevaux mythiques et légendaires

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite des chevaux issus des mythes et des légendes. Pour les chevaux issus d'œuvres de fiction, voir Liste des chevaux de fiction
Article principal : Symbolique du cheval.

Voici la liste des chevaux mythiques et légendaires, issus de mythes, de légendes et du folklore populaire, selon leur origine.


Mythologie Greco-romaine[modifier | modifier le code]

Les chevaux grecs sont connus grâce à la myriade de textes légués par les poètes grecs, comme Hésiode.

Visuel Nom Tradition d'origine Description Eléments associés
Arion Mythologie grecque Coursier divin à la crinière verte qui pouvait galoper à la vitesse de la lumière et sur n'importe quelle surface, même une pente à 90 ° , même de l'eau. Terre, chtonien
OdysseyApollo.png Cavales du char d'Apollon Mythologie grecque Elles précèdent le soleil. Blanches à l'origine, elles sont parfois décrites plus tard comme noires. Soleil
Pluto and Proserpina - Amsterdam 1703.jpg Cavales du char d'Hadès Mythologie grecque Quatre chevaux noirs Chtonien

Sousse neptune.jpg

Cavales du char de Poséidon Mythologie grecque Parfois décrites comme des chevaux ondins (à queue de poisson), parfois comme des chevaux ailés. Eau
Celeris Mythologie romaine Fils ou frère de Pégase . Frère d'Arion Air , terre & eau
Centaur (PSF).jpg Centaure Mythologie grecque Buste d'homme, cheval à partir de la taille. Violents et belliqueux.
Ilion---metopa.jpg Chevaux du soleil Mythologie grecque Tirent le char d'Hélios Soleil
Heraldicseahorse small.JPG Hippocampes Mythologie grecque Chevaux à queue de poisson Eau
Chiron instructs young Achilles - Ancient Roman fresco.jpg Chiron Mythologie grecque Centaure, sage précepteur

Heracles and the Horses of Diomedes.jpg

Juments de Diomède Mythologie grecque Elles sont carnivores. Héraclès reçoit l'ordre de les dérober pour son huitième travail. Chtonien

Hippalectryon.svg

Hippalectryon Mythologie grecque Moitié cheval et moitié coq.

Antonio Tempesta - Nessus and Deianira - WGA22050.jpg

Nessos Mythologie grecque Centaure bestial qui enlève Déjanire, la femme d'Héraclès.
The-Winged-Horse.jpg Pégase Mythologie grecque Cheval ailé. Devenu plus tard l symbole de l'inspiration poétique et de la liberté. Air, eau

Ethiopian-pegasi.jpg

Pégase éthiopien Littérature romaine Une tribu de chevaux ailés et cornus décrite par Pline l'Ancien. Air

Regnault, Henri - Automedon with the Horses of Achilles - 1868.jpg

Xanthe et Balios Mythologie grecque Les deux étalons qui tirent le char d'Achille. Xanthe est doué de la parole. Vent, eau.

Mythologie nordique et germanique[modifier | modifier le code]

Odin rides to Hel; illustration de l'Edda poétique représentant le Dieu Odin et sa monture Sleipnir
Article détaillé : Cheval dans la mythologie nordique.
  • Árvak et Alsvid (« Tôt levé » et « Très rapide »), les chevaux qui tirent le soleil.
  • Sleipnir, la monture à huit jambes d'Odin, capable de se déplacer dans le ciel comme sur mer.
  • Hófvarpnir (« Celui qui lance ses sabot »[1]) : cheval de la déesse Gná, il peut se déplacer dans l'air et sur la mer.
  • Hrímfaxi et Skínfaxi (« Crinière de givre » et « Crinière brillante ») : chevaux tirant l'un le char du jour (Dag), l'autre celui de la nuit (Nótt)
  • Grani : cheval du héros Sigurd
  • Gullfaxi (« Crinière d'or ») : cheval du géant Hrungnir, que Thor offre à son fils Magni après avoir tué Hrungnir.
  • Freyfaxi ("Crinière de Freyr") : Cheval appartenant au protagoniste de la Saga de Hrafnkell, qui avait fait serment que lui seul le monterait. La rupture de ce serment est un élément majeur de l'intrigue de la saga.
  • Svadilfari ou Svaðilfari[2] (« Celui qui fait de pénibles (ou malheureux) voyages »[3]) : étalon qui engendre Sleipnir avec Loki transformé en jument (Hyndluljód, 40). Selon Snorri (Gylfaginning, 42), il appartient au géant maître-bâtisseur et contribue à la construction d'Asgard.

Folklore germanique et scandinave[modifier | modifier le code]

  • Bäckahäst, majestueux cheval blanc du folklore scandinave qui apparait près des rivières, en particulier par temps de brouillard. Celui qui monte sur son dos se trouve incapable d'en descendre.
  • Falke
  • Helhest, cheval de la mort dans le folklore scandinave.
  • Schimmelreiter, annonciateur des tempêtes.

Mythologie, légendes et folklore celte[modifier | modifier le code]

Epona.
Article connexe : Cheval chez les peuples celtes.

Le cheval a une grande place parmi les peuples celtes : Il est parfois retrouvé enterré dans de riches tombeaux.

  • Alastyn, cheval aquatique qui peut prendre forme humaine avec les oreilles d'un cheval. Il se plaît à leurrer les humains en les incitant à le monter pour les emmener dans l'eau et les dévorer.
  • Ceffyl dŵr, cheval aquatique du folklore gallois
  • Each Uisge, cheval aquatique maléfique qui transporte son innocente victime dans l'eau pour l'isoler et la dévorer entièrement, foie excepté.
  • Enbarr, monture de Niamh, la femme de Manannan Mac Lir
  • Epona, la déesse-jument.
  • La Kelpie, cheval aquatique du folklore écossais.
  • Liath Macha et Dub Sainglend
  • March Malaen
  • Morvac'h, cheval noir capable de courir sur l'eau.
  • Nuckelavee, créature aquatique maléfique du folklore écossais, semblable à un centaure mais avec des nageoires.
  • Pooka prend parfois la forme d'un cheval noir.

Mythologie basque[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Zaldi.
Chevaux blancs (zaldi zuriak en basque) devant les monts de Udalatx et Anboto.
  • Dans la mythologie basque, Zamarri Churia (Zamari xuria), le cheval blanc, et un cheval sans tête (souvent confondus) hantent les montagnes basques (Navarre, vallée de Bastan, des Aldudes, de Valcarlos, les crêtes de l'Esterenguibel…). Les voir est un présage de mort ou, tout au moins, de malheur imminent[4]. Le Zamari Churia, représentant l'esprit du maïs, est représenté par un danseur dans les fêtes de la Soule et du Guipuscoa[5].
  • Jument blanche maléfique, fréquente dans les légendes navarraises et souletines.
  • Jument d'Obantzun. Des domestiques envoyaient paitre une jument noire dans la montagne et la redescendaient le soir, le premier qui voyait la bête gagnait le droit de revenir en la chevauchant. Un soir la domestique vit la jument noire et l'enfourcha, mais l'animal l'embarqua et la mena au gouffre d'Obantzun, bientôt, il n'y eut plus aucun signe de vie de la jeune femme. Son compagnon attendit vainement, puis il vit la véritable jument plus bas. La domestique avait été enlevée et lorsque les gens de la maison lavèrent leur linge, ils trouvèrent les boucles d'oreille et la bague de la domestique dans la fontaine d'Itturan[6].

Légendaire et folklore chrétiens d'occident[modifier | modifier le code]

Bayard.
  • Bayard, cheval bai capable de porter les Quatre fils Aymon en même temps.
  • Blanque jument, qui allonge son dos pour être montée
  • Bian cheval, cheval-fantôme à Celles-sur-plaine.
  • Les montures des Cavaliers de l'apocalypse.
  • Ch'blanc qu'vo
  • Cheval Gauvin, qui tente le voyageur de le monter pour ensuite le tuer.
  • Cheval Mallet, blanc ou noir, qui tente le voyageur de le monter pour ensuite le tuer.
  • Dans de nombreuses traditions, notamment occitanes (Sud de la France), le diable peut prendre la forme du Drac, cheval ou âne qui prend de nombreux enfants sur sa croupe, laquelle peut s'allonger indéfiniment, et qui se précipite ensuite dans un étang pour les noyer.
  • Ech'goblin, qu'vau blanc ou ch'gvo blanc de Saint-Pol-sur-Ternoise, cheval blanc qui s'allonge.
  • Hippogriffe, croisement de cheval et de griffon. Plutôt une création littéraire, même s'il a ses légendes.
  • Licorne, créature équine bénéfique avec des sabots et une barbe de chèvre, et une longue corne torsadée sur le front, capable de repousser le poison.
  • Lou drapé, mentionné à Aigues-Mortes, peut allonger son dos et porter jusqu'à cent enfants à la fois, après quoi il les emmène dans un lointain pays dont ils ne reviennent jamais[7].

Mythologie asiatique[modifier | modifier le code]

Chollima.
  • Le cheval céleste blanc qui apparait dans l'histoire coréenne du royaume de Silla. Quand le peuple recueillit les prières du roi, un cheval géant émergea d'un éclair en portant un œuf brillant. Puis il retourna au paradis à tire d'ailes.
  • Le cheval céleste de Chine, sous la dynastie Han.
  • Chollima, le cheval ailé trop rapide pour être monté, dans la mythologie coréenne.
  • La licorne chinoise ou kirin.
  • Ponkhiraaj, le cheval ailé blanc et le roi des oiseaux dans la mythologie du Bangladesh.

Legende du jeune dragon long devenu le cheval blanc à corne de dragon chinois du moine lors de l'épopée "le voyage en occident "

Pays slaves[modifier | modifier le code]

  • Ašvieniai
  • Šemík, un cheval blanc capable de parler, qui sauva son maître de la mort.

Iran et monde arabe[modifier | modifier le code]

Shah-nameh
  • Al Buraq, créature-jument à tête de femme et queue de paon.
  • Les chevaux blancs qui tirent le chariot divin d'Aredvi Sura Anahita, divinité des eaux, nommés selon les états de l'eau.
  • Rakhsh, cheval du héros Rostam.
  • Shabdiz
  • Tchal-Kouyrouk
  • Tishtrya, qui prend la forme d'un étalon blanc pendant les dix derniers jours de chaque mois du calendrier zoroastrien et durant les batailles cosmogoniques pour contrôler la pluie[8].
  • Tulpar
  • La forme équine de Verethragna.

Inde[modifier | modifier le code]

  • Bagri Maro
  • Bâlaha, cheval volant et forme métamorphosée du Boddhisatva Lokeshvara.
  • Hayagriva, avatar de Vishnou et dieu de la sagesse et de la connaissance, possède un corps humain et une tête de cheval blanc.
  • Kalki, la trentième incarnation de Vishnou, est monté sur un cheval blanc ou alors apparaît sous la forme d'un cheval blanc.
  • Keshi, démon-cheval.
  • Uchaishravas, un cheval d'une blancheur immaculée possédant sept têtes.
  • Tarkshya
  • Les sept chevaux blancs ou couleur arc-en-ciel qui tirent le chariot de la divinité solaire Surya.

Afrique, Amériques et Océanie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cette traduction littérale peut signifier que le cheval donne des coups de sabots (Simek) ou bien qu'il se déplace rapidement (Dillmann).
  2. La graphie varie selon les manuscrits : Svaðilfari, Svaðilferi, Svaðilfori, Svaðilfǫri
  3. « Pénible » est employé dans les traductions de Boyer et Dillmann, « malheureux » / « unlucky » dans celles de Dillmann et Andy Orchard (Cassell's dictionary of Norse myth & legend, 2002 [détail des éditions])
  4. Olivier de Marliave, Panthéon pyrénéen, Loubatières, Toulouse, 1990
  5. Violet Alford, Pyrenean Festivals, Londres, 1937 ; trad. Fêtes Pyrénéennes, Loubatières, Toulouse, 2004
  6. La jument d'Obantzun sur Abarka, site à propos des légendes basques
  7. Édouard Brasey, La petite encyclopédie du merveilleux, Le pré aux clercs, Paris, 2008 p.254-255 (ISBN 978-2-84228-321-6)
  8. Christopher J.Brunner, Encyclopaedia Iranica 1987, New York, Routledge & Kegan Paul, pages 161-162

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie de Vaux Phalipau, Les chevaux merveilleux dans l'histoire, la légende, les contes populaires, J. Peyronnet & cie,‎ 1939, 286 p.