La Chapelle-sur-Oreuse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Chapelle.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Oreuse (homonymie).
La Chapelle-sur-Oreuse
Image illustrative de l'article La Chapelle-sur-Oreuse
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Sens
Canton Sergines
Intercommunalité Communauté de communes Yonne Nord
Maire
Mandat
Moïse Goureau
2014-2020
Code postal 89260
Code commune 89080
Démographie
Gentilé Chapelin(es)
Population
municipale
558 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 24″ N 3° 18′ 30″ E / 48.29, 3.308348° 17′ 24″ Nord 3° 18′ 30″ Est / 48.29, 3.3083  
Altitude Min. 66 m – Max. 185 m
Superficie 17,92 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Chapelle-sur-Oreuse

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Chapelle-sur-Oreuse
Liens
Site web site officiel de la commune
Chateau féodal de La Chapelle sur Oreuse.JPG

La Chapelle-sur-Oreuse est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Michery Plessis-Saint-Jean
Michery
Thorigny-sur-Oreuse
(anc. Saint-Martin-sur-Oreuse)
Rose des vents
Gisy-les-Nobles N Thorigny-sur-Oreuse
O    LA CHAPELLE-SUR-OREUSE    E
S
Évry
Cuy
Cuy, Soucy Thorigny-sur-Oreuse
Soucy

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée d'est en ouest par la rivière Oreuse (17,1 km)[1] un affluent de l'Yonne (qui coule à 6 km du village) donc de la Seine.

Histoire[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Germain[modifier | modifier le code]

Cité au IXe siècle, Montem Orusa, le village primitif, s'est développé autour de La Chapelle Saint-Germain.

Aux environs de 1155, Héloïse, la célèbre abbesse du Paraclet, déclare que l'abbaye de La Pommeraie (qu'elle avait fondée vers 1151 grâce aux largesses de Thibaud IV, comte de Champagne) est bien située sur la paroisse de Saint-Germain.

En 1615 cette chapelle Saint-Germain était encore considérée comme une église où depuis des temps immémoriaux, tous les ans, le 31 juillet, une messe était consacrée à Saint Germain. En outre, le cimetière de la paroisse était situé autour de ladite chapelle. On y enterrait les morts de la paroisse de La Chapelle-sur-Oreuse et ceci jusqu’en 1789. Une fontaine profondément enfouie dans le sol vient d'être excavée (fin 2012). Située à 200 mètres de la chapelle, elle a été fréquentée du XVIe au milieu du XXe siècle.

Le site primitif fut abandonné (peut-être lors d'une épidémie de peste) ; les habitants s'établissent dans la vallée de l'Oreuse près de la Chapelle Saint-Laurent qui devient l'église paroissiale. Le bourg était entouré de murs et de fossés. Les murs ont disparu et les fossés sont aujourd'hui comblés mais on peut suivre leurs emplacements dans le bourg (petit chemin et impasse des fossés). Reste également une tour ronde, vestige d'un château fort, actuellement maison d'habitation (25 rue du Château)[2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le linage est dominé par la famille des chevaliers Lemoine depuis le XIIe siècle. Vers 1200, le lignage prend le nom de "de la Chapelle-sur-Oreuse" ou plus simplement "de La Chapelle". La famille est généreuse pour les religieuses venues du Paraclet (près de Nogent-sur-Seine) qui fondent une abbaye-fille à La Pommeraie. Une plaque tombale d'un chevalier de la famille, trouvée à La Pommeraie, a été installée dans l'église du village.

Par ailleurs, les moines de Sainte-Colombe, monastère fondé au Nord de Sens à l'époque mérovingienne, possèdent une partie du village où ils détiennent un château au XIVe siècle (l'actuel château). Des receveurs locaux y logeaient. Le chateau fort, désormais résidence privée, a été transformé en manoir à la Renaissance. La tour et ses meurtrières ainsi que la façade et l'entrée fortifiée sont visibles depuis la route. Voir plus bas le rôle du propriétaire du chateau dans le retour de De Gaulle au pouvoir en 1958 et l'avènement de la Vème République.

Enfin, mais un peu plus tardivement, on constate que les seigneurs de Fleurigny portent aussi le titre de seigneur de la Chapelle-sur-Oreuse.

Opulent XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Le village est doté de fortifications durant le règne de François Ier, pour se prémunir contre le brigandage généralisé. En outre, des familles de Sens profitent de l'émiettement féodal local pour édifier des châteaux (Hodoart). La majeure partie du foncier cultivable est la propriété de la bourgeoise de Sens dès le XVIe siècle.

Plusieurs moulins à eau tirent profit du cours de l'Oreuse.

Les hameaux[modifier | modifier le code]

Autour de l'abbaye de La Pommeraie vit une population au service des religieuses, qui forme un hameau. Le départ des religieuses pour Sens, quelque temps après la Fronde, maintient cet habitat. La famille Guichard, de Sens, acquiert le domaine qui depuis quelques décennies a été transformé en maison de retraite.

L'ère moderne[modifier | modifier le code]

Le Tacot reliant Sens à Nogent-sur-Seine dispose de deux gares sur le finage : une à la hauteur du hameau de la Pommeraie, et l'autre au village. Ce petit train a failli entrer en exploitation dans les jours précédant la déclaration de guerre en 1914. Les rails ayant été démontés pour servir le front, le réseau est équipé à nouveau vers 1930. Il fonctionnera quelques mois. Le déficit important des chemins de fer (qui conduira à la nationalisation et à l'émergence de la SNCF qui étatisera les pertes structurelles) est souligné par les autocaristes. Le Conseil général, mené par Flandin, fait fermer la ligne avant 1940. L'exploitation d'une importante décharge est autorisée au Nord du village à la fin du XXe siècle.

Le château

Après guerre, le chateau fût acquis par Maxime Blocq-Mascart, grand résistant, numéro 2 du CNR et ayant joué un rôle déterminant durant cette période. Proche de De Gaulle, Maxime Blocq-Mascart, qui avait déjà rédigé un projet de constitution en 1944, se remet au travail et rédige un nouveau projet en 1956, au cas où De Gaulle reviendrait. Influent, ce conseiller d'État, ex-membre de l'assemblée constituante de 1945 et auteur de livres de référence, organisera plusieurs réunions secrètes au chateau rassemblant les principaux protagonistes du retour de De Gaulle (M Debré, J Soustelle, le général Cogny, JB Biaggi, A Griotteray, R Janot). Une de ces réunions secrètes est mentionnée dans l'ouvrage "Secrets d'État" de JR Tournoux. D'une certaine manière, un des épisodes les plus remarquables de l'avènement de la Vème République s'est donc écrit dans l'enceinte du chateau.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
2008 en cours Moïse Goureau[3]    

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Chapelins[4].


En 2011, la commune comptait 558 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
458 406 475 468 486 516 540 564 501
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
560 558 583 601 607 555 571 529 478
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
444 437 420 343 347 346 366 360 350
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
294 286 290 334 319 412 543 558 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
Église Saint-Laurent (XIVe et XVe siècles)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Vestiges d'une voie romaine.
  • Vestiges de fortifications; enceinte, tour-porte.
  • Château fort : tour ronde médiévale à meurtrières, façade intacte
  • Ruine de la Chapelle Saint-Germain du XIIIe siècle.
  • Fontaine Saint-Germain. Redécouverte en 2013. Elle se situe à 100 mètres de la chapelle du même nom. Restaurée.
Chateau féodal de La Chapelle sur Oreuse
  • Lavoir ancien restauré.
  • Église Saint-Laurent-du-Gril (XIVe et XVe siècles) : tour du clocher avec tourelle d'escalier percée de meurtrières ; deux nefs plafonnées à quatre travées ogivales ; voûte du chœur à arêtes prismatiques (XVe siècle) ; gros pilier cruciforme biseauté (provenant d'un édifice antérieur) ; retable de l'Annonciation bois Renaissance (provenant de Vauluisant) ; groupe Sainte-Anne ; La Vierge et l'enfant (XIVe siècle).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

L'autoroute A 5 passe sur la commune en longeant sa limite au Sud-Ouest. C'est aussi sur la commune que l'autoroute A 19 rejoint l'autoroute A 5. L'entrée d'autoroute la plus proche est sur la A 19 à Saint-Denis-lès-Sens, à 10 km.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. SANDRE, « Fiche cours d'eau - L'Oreuse (F3589000) » (consulté le 5 mai 2012)
  2. site officiel de la municipalité de la Chapelle-sur-Oreuse, « Histoire et richesse touristique - Un peu d'histoire - Depuis le IXe siècle » (consulté le 5 mai 2012)
  3. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 15 décembre 2013.
  4. habitants.fr, « Yonne > La Chapelle-sur-Oreuse (89260) » (consulté le 5 mai 2012).
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011