Chaumont (Yonne)

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Chaumont
La mairie devant &, à l'arrière plan, l'église.
La mairie devant &, à l'arrière plan, l'église.
Blason de Chaumont
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Sens
Canton Pont-sur-Yonne
Intercommunalité Communauté de communes Yonne Nord
Maire
Mandat
Denise Brosseron
2014-2020
Code postal 89340
Code commune 89093
Démographie
Population
municipale
606 hab. (2011)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 19′ 29″ N 3° 06′ 16″ E / 48.3247, 3.104448° 19′ 29″ Nord 3° 06′ 16″ Est / 48.3247, 3.1044  
Altitude Min. 54 m – Max. 184 m
Superficie 8,64 km2
Localisation

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Chaumont

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Chaumont

Chaumont est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Villeblevin Vinneuf Rose des vents
N Champigny
O    Chaumont    E
S
Saint-Agnan Villethierry

Préhistoire et Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Une extrémité de hache en jadéite, du Néolithique, a été trouvé à Chaumont. Elle a fait partie de la collection d'Edouard puis de Louis Lartet.

Hache de Chaumont, Néolithique, Muséum de Toulouse

Histoire[modifier | modifier le code]

Chaumont est perché au sommet d'une colline, blotti au pied de l'église. L'étymologie probable est "Calvus Mons": le mont chauve. On trouve ce nom mentionné pour la première fois en 1112. Auparavant, Chaumont n'était sans doute qu'une terre seigneuriale. Elle ne deviendra paroisse qu'à partir de la construction de Notre Dame de Chaumont. Les Seigneurs de ces terres sont les Des Barres. Les premiers que l’ont peut identifier avec certitude sont trois frères. Guillaume Ier des Barres, Seigneur d’Oissery, Evrard des Barres, Grand Maître de l’Ordre des Templiers et Baudoin des Barres. Le petit-fils de Guillaume Ier, Guillaume III des Barres fut celui qui illustra le nom de la famille. Il fut connu sous le nom de Guillaume de Chaumont. Il fut serviteur du roi Philippe-Auguste. Il participa notamment à la Croisade en Terre Sainte de 1190 à 1195 où il se distingue par ses faits d’armes. Il meurt en 1234[1].

Le Château était à l’origine situé dans la Garenne, en bas de la colline, et aurait perduré jusqu’au XVIe siècle. Le château actuel, construit en haut de la colline, à quelques mètre de l’Église, est aujourd’hui propriété privée.

Chaumont est le siège d'un ancien prieuré de l'ordre de Saint Augustin, dépendant de l'abbaye de Saint-Jean-lès Sens[2].

Jusqu’à la fin du XIXe siècle, Chaumont était en grande partie composé de vignerons. Entre autres, il y avait La Grande Vigne, les Vignes de Beauregard ou encore le Vigner de la Fosse aux Chevaux. Un minuscule puceron du nom de phylloxéra mit un terme brutal à la vie vigneronne de Chaumont. Il apparut en 1864 et ne laissa rien derrière lui. Les hommes tentèrent néanmoins de maintenir son cépage, notamment en important des plants. Malheureusement, la qualité n’était plus la même. Il reste encore, le long de la « voie creuse », la route creusée dans la craie descendant vers la route nationale, des caves ayant abrité les tonneaux. On trouve aussi, dans quelques jardins, bien à l’abri des hauts murs de pierre, des pieds de vignes, donnant à l’automne des grappes sucrées et délicieuses, quand les merles ne sont pas passés avant nous…

Seigneurie de la famille des Barres[modifier | modifier le code]

Les lieux font partie des domaines des vicomtes de Sens, dont le centre est Vallery au XIIe siècle. Ils semblent être systématiquement inclus dans l'assiette des douaires des vicomtesses activés lors de leurs veuvages. Ainsi, Helissent, veuve du vicomte Garin, sera titrée dame de Chaumont en 1212. Cette pratique va perdurer pendant le XIIIe siècle.

A la disparition de la dernière vicomtesse de Sens, Ermensent, peu après 1202, les domaines vicomtaux sont partagés entre les enfants issus de ses deux mariages. La descendance de son premier mari (Laurent de Vendeuvre), reçoit Vallery (1208). Celle de son second mari (Galeran), en la personne de sa fille cadette Héloïse, reçoit Chaumont (1224)[3].

Héloïse (+1253) épouse vers 1200 le chevalier Eudes des Barres (+1233). Il avait pour parents Guillaume des Barres (+1182), seigneur d'Oissery qui, devenu veuf, s'était remarié avec Helissent, veuve du vicomte de Sens Garin (+1168). Pour autant, Eudes des Barres ne descend pas des vicomtes de Sens. Ce sont les tractations des deux belle-soeurs (Ermensent mère d'Héloïse, et Helissent mère d'Eudes des Barres) qui conduisent au mariage d'Eudes des Barres et d'Héloïse. Mais c'est l'héritage de la seule Ermensent qui amène à la création de la seigneurie de Chaumont.

Eudes des Barres est le frère cadet et germain d'un autre Guillaume des Barres. Ce chevalier extrêmement célèbre de son temps, s'est mesuré en duel singulier à Richard Coeur de Lion, et a participé aux croisades en Albigeois. Il est un proche de Simon de Montfort. Il est souvent confondu avec l'ancêtre du seigneur de Chaumont.

Le couple Eudes-Héloïse gère des domaines qui vont de Sens à Villeneuve-la-Guyard, et de Diant à Mâlay-le-Vicomte (-le-Grand), répandus sur 25 villages. En 1224, Héloïse est dame de Chaumont. Sa nombreuse descendance émiettera progressivement l'héritage ancestral, provoquant l'érection de nouvelles seigneuries : Diant (1264), Villeneuve-la-Guyard (1267)[4]. Malgré tout, Chaumont va demeurer fidèlement dans la descendance de la famille des Barres jusqu'au milieu du XVe siècle, puis dans sa descendance féminine au XVIe siècle (famille de Buffevant).

Pierre des Barres est seigneur de Chaumont en 1255, juste après le décès de sa mère. Il décède entre 1263 et 1265. Il est le dernier à maintenir l'unité de la seigneurie de Chaumont. Après lui, les domaines sont morcelés. On notera que deux de ses fils se sont implantés dans l'Auxerrois (Chitry 1269) où leur arrière-grand-mère Helissent avait déjà de grands biens.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
2008 en cours Denise Brosseron[5]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 606 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
487 517 545 535 544 550 619 634 654
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
586 564 482 496 475 430 395 409 411
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
373 357 340 305 305 294 306 335 320
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
303 273 306 313 552 551 601 600 606
2011 - - - - - - - -
606 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La lignée des Seigneurs des Barres peut être retrouvée dans le livre « Huit siècles de vie seigneuriale à Chaumont sur Yonne »
  2. Lettres de l'abbé Lebeuf. Tome 1 / publiées par la Société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne, sous la direction de MM. Quantin et Chérest,..., Lebeuf Jean, imprimerie de G. Perriquet (Auxerre), 1866-1868.
  3. Etienne Meunier. Les chevaliers de la famille de Vendeuvre-Vallery, et les chevaliers de la famille des Barres. CSGY, tome XIX, 2013
  4. Etienne Meunier. Les seigneuries du domaine royal sénonais. Bulletin de la Société archéologique de Sens
  5. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 15 décembre 2013.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011