Jibou

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Jibou
Blason de Jibou
Héraldique
Administration
Pays Roumanie Roumanie
Région Transylvanie
Département Sălaj
Maire
Mandat
Eugen Bălănean PSD
2008-2012
Code postal 455 200
Indicatif téléphonique international +(40)
Démographie
Population 11 374 hab. (2007)
Densité 318 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 37″ N 23° 15′ 19″ E / 47.260233, 23.255315 ()47° 15′ 37″ Nord 23° 15′ 19″ Est / 47.260233, 23.255315 ()  
Altitude 198 m (max. : 558 m)
Superficie 3 578 ha = 35,78 km2
Divers
Cours d'eau Someș et Agrij
Fondation 1205
Localisation
Localisation de Jibou dans le județ de Salaj
Localisation de Jibou dans le județ de Salaj

Géolocalisation sur la carte : Roumanie (administrative)

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Jibou

Géolocalisation sur la carte : Roumanie (relief)

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Jibou
Liens
Site web http://www.primariajibou.ro

Jibou (Zsibó en hongrois, Siben en allemand) est une ville roumaine du județ de Sălaj, dans la région historique de Transylvanie et dans la région de développement du Nord-ouest.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville de Jibou est située dans le nord-est du județ, sur la rive gauche de la rivière Someș, à son confluent avec l'Agrij, dans un paysage collinaire.

Jibou se trouve à 26 km de Zalău, le chef-lieu du județ.

La municipalité est composée de la ville de Jibou elle-même et des quatre villages suivants (population en 2002)[1] :

  • Jibou (9 632 ;
  • Cuceu (506) ;
  • Husia (294) ;
  • Rona (371) ;
  • Var (503).

Histoire[modifier | modifier le code]

Jibou a des origines très anciennes car il existe des traces de la voie romaine reliant les camps de Porolissum et de Tihău (commune de Surduc) mais la première mention écrite de la commune date de 1205 sous le nom de Chybur. La ville apparaît ensuite sous le nom latin de Villa en 1219.

La ville s'est développée tout au long du Moyen Âge en étant intégrée à la Principauté de Transylvanie et au Royaume de Hongrie. La grande famille de la noblesse hongroise des Wesselényi a joué un rôle important dans son histoire. Un premier château a été construit en 1584, détruit au cours des invasions ottomanes de 1610, suivi d'un deuxième château, construit à la fin du XVIIIe siècle.

En 1890, l'ouverture de la ligne de chemin de fer Dej-Jibou-Zalău, suivie quelques années après de la ligne Jibou-Baia Mare accélère le développement de la ville qui devient un important nœud ferroviaire.

Après la Première Guerre mondiale et la désintégration de l'Empire austro-hongrois, Jibou intègre le Royaume de Roumanie. Elle redevient hongroise pendant la Seconde Guerre mondiale, période pendant laquelle son importante communauté juive est exterminée par les Nazis.

À la fin de la guerre, elle retrouve la Roumanie. Durant la période communiste, elle est, de 1950 à 1960, chef-lieu de rayon de la région de Cluj, statut dont elle est dépossédée au profit de Zalău. En 1968, lors de la réorganisation administrative du pays, elle est réintégrée dans le județ de Salăj et elle obtient le statut de ville (oraș).

En 1970, Jibou souffre de graves inondations dues à la rupture de digues situées en amont sur la Someș.

Politique[modifier | modifier le code]

Le Conseil Municipal de Jibou compte 17 sièges de conseillers municipaux. À l'issue des élections municipales de juin 2008, Eugen Bălănean (PSD) a été élu maire de la commune[2].

Élections municipales de 2008[3]
Parti Nombre de conseillers
Parti social-démocrate (PSD) 7
Parti national libéral (PNL) 5
Union démocrate magyare de Roumanie (UDMR) 3
Parti démocrate-libéral (PD-L) 2

Religions[modifier | modifier le code]

En 2002, la composition religieuse de la ville était la suivante[4] :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1910, à l'époque austro-hongroise, la ville comptait 2 854 Roumains (52,08 %), 2 578 Hongrois (47,04 %) et 20 Allemands (0,36 %)[1].

En 1930, on dénombrait 3 280 Roumains (54,71 %), 1 837 Hongrois (30,64 %), 650 Juifs (10,84 %), 19 Allemands (0,32 %) et 192 Tsiganes (3,20 %)[1].

En 1956, après la Seconde Guerre mondiale, 4 744 Roumains (65,27 %) côtoyaient 2 393 Hongrois (32,93 %) et 111 Juifs (1,53 %)[1].

En 2002, la ville comptait 9 181 Roumains (81,20 %), 1 503 Hongrois (13,29 %) et 603 Tsiganes (5,33 %)[4]. On comptait à cette date 4 358 ménages et 4 640 logements[5].

Évolution démographique
1850 1880 1900 1910 1920 1930 1941 1956 1966
2 789 3 511 4 625 5 480 5 271 5 995 6 140 7 268 7 507
1977 1992 2002 2007 - - - - -
8 841 11 989 11 306 11 374[6] - - - - -


Éducation[modifier | modifier le code]

Jardin botanique

La première école a été répertoriée en 1746, il s'agissait d'une école hongroise réformée. La première école publique est apparue en 1895.

Aujourd'hui, la ville possède 3 écoles maternelles, 2 écoles-collèges et un lycée général (Liceul Ion Agârcibeanu).

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune a très longtemps reposé sur l'agriculture et l'artisanat.

Après 1968, la ville est devenue industrielle avec l'implantation d'usines de menuiserie, de confection, de produits laitiers (fromages), de produits métallurgiques, de céramique.

Communications[modifier | modifier le code]

Routes[modifier | modifier le code]

À partir de Jibou, la route nationale DN1H mène vers l'ouest à Zalău et Șimleu Silvaniei, vers l'est à la DN1G, puis vers Cluj-Napoca au sud et Baia Mare au nord.

La route régioanle DJ108A, quant à elle, suit le cours de la Someș vers le județ de Maramureș.

Voies ferrées[modifier | modifier le code]

Jibou est un important carrefour ferroviaire des chemins de fer roumains (Căile Ferate Române), à la croisée des lignes vers Dej, Baia Mare, Zalău et Sărmășag.

La ligne se dirigeant vers Baia Mare permet de rejoindre la ville de Cehu Silvaniei à partir de la gare d'Ulmeni.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Jardin botanique, créé en 1968 par le professeur Vasile Fati dans le parc du château Wesselényi, aujourd'hui, l'un des plus importants de Roumanie, installé sur 25 ha et contenant plus de 5 000 espèces végétales.
    Château Wesselényi
  • Château Wesselényi, de style baroque construit de 1778 à 1810.
  • Bains thermaux.
  • Château Bedly du début du XXe siècle.
  • village de Husia, église orthodoxe en bois des Saints Archanges de 1800[7].
  • village de Var, église orthodoxe en bois des Saints Archanges de 1820[8].
  • village de Rona, réserve naturelle Calcarele de Rona (calcaires de Rona).

Personnalités[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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