Oyem

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Oyem
Image illustrative de l'article Oyem
Administration
Pays Drapeau du Gabon Gabon
Province Woleu-Ntem
Département Woleu
Maire
Mandat
Vincent Essono Mengué[1]
4 ans
Démographie
Gentilé Oyémois(e)
Population 60 000 hab.
Densité 1,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 1° 37′ 00″ N 11° 35′ 00″ E / 1.61667, 11.583331° 37′ 00″ Nord 11° 35′ 00″ Est / 1.61667, 11.58333  
Altitude 650 m
Superficie 3 846 500 ha = 38 465 km2
Localisation

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Oyem

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Oyem

Oyem est une ville du Gabon, chef-lieu de la province du Woleu-Ntem et chef-lieu du département de la Woleu. Avec une agglomération de 60 000 habitants, c'est la quatrième ville du pays après Libreville, Port-Gentil et Franceville en terme démographique. La surface de la commune est 38 465 km2[2].

Située à 650 m d'altitude, Oyem bénéficie d'un climat plus frais que Libreville.

Carrefour entre le Cameroun, le Gabon et la Guinée équatoriale, la ville est tournée vers le commerce et dominée par les échanges avec les pays voisins, Guinée équatoriale et Cameroun.

C'est la capitale régionale du Nord. C'est surtout le centre du pays fang qui s'étend du pays Ewondo (Yaoundé au Cameroun) jusqu'à Libreville. Elle est principalement habitée par des Fangs mais comprend aussi une très forte communauté d'éleveurs et commerçants haoussas, de culture et de religion musulmanes. Il existe d'ailleurs une mosquée dans le quartier sinon deux. la seconde est construite non loin de la résidence du gouverneur de province. Ils habitent principalement à Akouakam. C'est le plus grand quartier de la ville et aussi le plus populaire avec son stade de football, sa population melting-pot (fang, haoussa, peul, bamiléké) communiquant et échangeant tous en langue fang.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le peuplement de la ville est relativement récent. Si l'on peut penser que d'autres peuples ont séjourné dans la zone jusqu'au début du XIXe siècle, il n'en demeure pas moins que les Fang qui l'habitent sont arrivés et se sont installés définitivement dès les années 1810 avec la fondation d'un des tout premiers villages, Angone, par le patriarche Mbeng Mintsa.

Le clan Nkodjeign a certainement initié ce peuplement. Venant du Cameroun et passant par la Guinée équatoriale, les Nkodjeign se sont d'abord installés dans les collines du Mont Miyele où ils exploitèrent l'arachide tout comme ils vivaient dans les collines de Yaoundé et y cultivaient l'arachide.

Angone fondé vers 1810 va entraîner la fondation d'autres villages dans lesquels évoluera la grande famille Nkodjeign. Akoakam est fondé par Ndong Owono vers 1830, Methuign vers 1840 par Atomo Ndong, Adjougou vers 1845, Meka'a vers 1850 par Ekoga Ndong. Ce sont les principaux villages qui vont constituer l'essentiel de la communauté qui va se développer et devenir un comptoir allemand en 1903 avec Weber. En 1915, Oyem qui fait alors partie du Neu Kamerun et donc de l'empire allemand, est repris par les Français lors de la bataille de Mimbeng.

Le nom Oyem serait le fait de la présence d'un gigantesque arbre qui se dressait à quelques mètres de la tribune officielle et qui fut coupé au début des années 1990. En fait c'est le grand village Akoakam qui s'étendait jusqu'à l'actuelle tribune qui s'appelait Oyem (c'est un arbre). Oyem fut confondu avec la petite ville naissante. Oyem est devenue commune de moyen exercice en 1958 et son premier maire fut Bernard Obiang 'Ekour'andiè' qui avait pour grand adversaire politique Edouard Evouna d'Akoakam. C'est le père de ce dernier qui d'ailleurs offrit aux Haoussas en 1899 son hospitalité et leur permit de s'installer.

La zone d'Oyem est peuplée de plusieurs clans ou lignages : les Nkodjeign qui occupent la quasi-totalité de la commune (Angone, Adjougou, Meka'a, Methuign, Keng Alo'o, Ako'o barrage, Esson,Mfoul,Adzabilone,Ewormekok…), Odzip, Yenguin, Yeffa (canton Kyè dont Anguia et Essomo Yeffa),Essangui et un seul village Eba'a ( Abam Eba, toujours dans le canton Kyè).

Oyem dispose d'un aéroport situé à Ewormekok, qui permet de rejoindre Libreville en moins d'une heure par avion, d'un hôpital régional construit par les Canadiens et d'un lycée d'État qui accueillent des élèves de toute la région.

Il existe également un collège catholique d'Angone, un collège protestant de Mfoul, un collège privé Ondo & Fils. L'ancien CES public est devenu le lycée d'excellence qui va accueillir les meilleurs élèves de la région avec une classe préparatoire.

À Angone, à quelques kilomètres du centre ville, se situe l'École de Développement Rural, appelé anciennement école des cadres Ruraux. On y trouve aussi la société SOBRAGA qui brasse et embouteille la fameuse bière Régab et Castel ainsi que d'autres boissons gazeuses (Coca-Cola, Fanta, Top, etc). Ces boissons sont distribuées par un réseau de revendeurs locaux dans toute la province, dans l'Ogooué-Ivindo et en Guinée équatoriale.

Oyem est aussi la deuxième région militaire du Gabon et le siège de la légion de gendarmerie Nord (Woleu-Ntem et Ogooué-Ivindo). C'est la capitale d'une région frontalière avec trois pays : le Cameroun au nord, la Guinée équatoriale à l'ouest et le Congo à l'est.

Religion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des évêques d'Oyem.

Oyem est le siège d'un évêché catholique créé le 29 mai 1969.

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Manfred Medame Ndong, conseiller territorial, séjourna en Allemagne comme premier étudiant dans les années 1911-1917.
  • La romancière gabonaise Justine Mintsa est née à Oyem, en 1957.
  • Le philosophe Bonaventure Mve Ondo, né à Mvomayop, près d'Oyem, en 1951. Il est actuellement vice-recteur de l'A.U.F. à Montréal. Il est notamment l'auteur de « Sagesse et initiation, à travers les contes, mythes et légendes Fang ».
  • Pierre Claver Zeng, né à Oyem en 1953, est un artiste et un homme politique ; il est mort en 2010.
  • Daniel Ona Ondo, homme politique né en 1945 est devenu Premier ministre du gouvernement le 27 janvier 2014.
  • L'Ambassadeur Représentant permanent du Gabon auprès des Nations Unies à Genève, Baudelaire Ndong Ella, y est né en 1967.
  • le philosophe universitaire et mvettologue Grégoire Biyogo est natif d'Oyem.
  • L'ingenieur en marketing international et homme politique Jacques Nguema Menié est né Oyem en 1954.
  • Tsira Ndong Ndoutoume, né Philippe Ndong Ndoutoume, écrivain et maître conteur mvett ; il fut le premier à coucher le mvett par écrit.
  • Vincent Essone Mengue, ancien maire de la ville d'Oyem.
  • Le chercheur Alain Ondo, frère du général Jean Remy Ondo, inventeur d'un traitement de la drépanocytose.
  • La juriste et ex-ministre Paulette Oyane Ondo, est née à Oyem.
  • L'ex-ministre et ex-patronne du syndicat des enseignants gabonais, Christiane Bitoughat, est native d'Oyem.
  • L'ex-secrétaire général de la présidence et homme d'état, François Engeng Owono, est originaire d'Oyem.
  • Donatien Paul Ekogha, chef de canton et père de Fabien Mbeng Ekogha et du général Ella Ekogha, a vécu à Oyem.
  • Baudelaire Ndong Ella, né à Oyem, préside le Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU en 2014.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Oyem de par sa relative taille moyenne est un cadre idéal pour ceux et celles qui désirent visiter le Woleu-Ntem, province numéro 9 du Gabon.

Le plus souvent, les habitants fangs parleront de Nkoum Ekiegne, nom de la ville en langue fang.

À Oyem les attractions touristiques sont plus portées vers les C.E.S d'Angone ; le C.E.S d'Angone est le haut-lieu par excellence qui aura vu naître une poigne de personnalités éminentes de la ville d'Oyem. Michael Jackson lui-même vint visiter le C.E.S d'Angone, la légende voudrait même que là-bas, il trouva ses origines ; d'ailleurs on lui donna le petit nom de Mikala Jack.

La ville est jumelée avec Clermont-Ferrand depuis le 12 avril 2006.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Félix Befene-Bibang, Étude urbaine d'Oyem, ville du nord-Gabon, Université Bordeaux 3,‎ 1992, 2 vol., 652 p. — Thèse de géographie
  • Mylène Rémy, « Oyem  », dans Le Gabon aujourd'hui, Paris, Éd. du Jaguar,‎ 2005 (ISBN 978-2-86950-395-3), p. 197-198
  • Casimir Alain Ndhong Mba, Sur la piste des Fang. Racines, us et coutumes, L'Harmattan, coll. « Études africaines »,‎ 2012, 168 p.