Jean-Charles Naouri

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Jean-Charles Naouri

Jean-Charles Naouri, né le 8 mars 1949 (65 ans) à Bône (désormais Annaba), en Algérie, est un homme d'affaires et chef d'entreprise français, actuel PDG du Groupe Casino[1] et Président de Euris SAS.

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Jean-Charles Naouri est né d'un père médecin et d'une mère agrégée d'anglais [2].

Formation[modifier | modifier le code]

Jean-Charles Naouri réalise, à 14 ans, un doublé au concours général en étant premier aux épreuves de latin et de grec. À 15 ans, il obtient son bac avec la mention très bien. En 1967, il est admis, premier de sa promotion, au concours d'entrée à l'École normale supérieure, section sciences mathématiques[3]. Il obtient ensuite un doctorat d'État en mathématiques, en une seule année. Il est également ancien élève de Harvard et de l'ENA (promotion Guernica).

Débuts professionnels[modifier | modifier le code]

Au service de l'État[modifier | modifier le code]

Jean-Charles Naouri intègre le corps de l'Inspection des finances en 1976. Directeur de cabinet de Pierre Bérégovoy de 1982 à 1986, successivement au ministère des Affaires sociales puis au ministère de l'Économie et des Finances, il est le père de la réforme des marchés financiers entre 1984 et 1986 (création du MATIF, du MONEP, des certificats de dépôt, des billets de trésorerie). Il est l'architecte de la dérégulation des marchés financiers en France en allégeant le contrôle des changes et en supprimant l'encadrement du crédit.

Rothschild & Cie Banque[modifier | modifier le code]

En 1987, Jean-Charles Naouri quitte la fonction publique et rejoint Rothschild & Cie Banque en tant qu’associé-gérant[4]. Il crée parallèlement son fonds d'investissement, Foncière Euris, qui prend des participations minoritaires dans des entreprises industrielles et accroît rapidement ses capacités d’intervention.

Grande Distribution[modifier | modifier le code]

Rallye[modifier | modifier le code]

Au début des années 1990, Jean-Charles Naouri réoriente sa stratégie d’investissement afin d’accompagner durablement le développement des entreprises dans lesquelles il investit. C’est ainsi qu’il rachète, en 1991, le distributeur breton Rallye[5], en proie à de graves problèmes de trésorerie. Convaincu du potentiel du secteur et des deux entreprises réunies, il apporte Rallye au Groupe Casino, dont il devient le premier actionnaire en 1992[6].

Le Groupe Casino[modifier | modifier le code]

En 1997, l'OPA hostile de Promodès sur le groupe Casino est mise en échec par la contre-offre menée avec succès par Jean-Charles Naouri, la famille Guichard et les équipes de Casino[7]. L'indépendance du groupe est ainsi préservée.

Il prend la présidence opérationnelle de Casino en mars 2005[8] et modifie en profondeur le profil du distributeur, revendant ses activités peu rentables en Pologne, aux États-Unis, à Taïwan et aux Pays-Bas et renforçant sa présence dans des pays en forte croissance. Casino devient ainsi le premier distributeur alimentaire en Amérique du Sud (Brésil et Colombie notamment), dans l’Océan Indien, au Viêt Nam et le deuxième en Thaïlande.

En France, Jean-Charles Naouri mise dès la fin des années 1990 sur le commerce de proximité, le cœur de métier du Groupe Casino.

Les prises de participation dans les enseignes Franprix et Leader Price ont donné lieu à une bataille juridique de plus de trois ans avec la famille Baud et François Fiat, les anciens propriétaires. Cette procédure s’est soldée par une condamnation de Robert Baud.

Il positionne aussi Casino sur le secteur du discount avec le développement de l’enseigne Leader Price, de la marque hard-discount Prix gagnant et du site de e-commerce Cdiscount acquis en 2000[9].

En 2012, Casino prend le contrôle du groupe brésilien Pão de Açúcar[10], principal employeur privé du pays. Le Groupe acquiert également les 50 % restant de Monoprix et en devient le propriétaire exclusif[11].

Engagements[modifier | modifier le code]

En marge de l’activité industrielle, Jean-Charles Naouri crée, en 2000, via sa société patrimoniale, la Fondation Euris, qui attribue chaque année quarante bourses à des bacheliers prometteurs issus des zones d'éducation prioritaires[12].

En 2009 il crée la fondation d'entreprise Groupe Casino dont il est vice-président. Son but est de favoriser l'accès à la culture et à la connaissance d'enfants défavorisés ou confrontés à la maladie.

Par ailleurs, Jean-Charles Naouri est président d’honneur et administrateur de l’Institut d’expertise et de prospective de l’École normale supérieure, qui a pour vocation d’être le lien entre l’École normale supérieure et les entreprises.

Mandats actuels[modifier | modifier le code]

  • Président Directeur Général de Casino, Guichard-Perrachon
  • Président du Conseil d’Administration de Cnova N.V[13].
  • Président de Euris SAS
  • Président du Conseil d'Administration de Rallye[14]
  • Président du Conseil d'Administration de Wilkes Partcipaçoes
  • Président du Conseil d'Administration de Companhia Brasileira de Distribuição (CBD)
  • Membre du Conseil de Surveillance de Monoprix
  • Administrateur de F. Marc de Lacharrière (Fimalac)
  • Membre du Conseil Consultatif de la Banque de France
Mandats exercés au sein de fondations
Mandats exercés dans des organisations d'intérêt général
  • Président de l’association « Promotion des talents »
  • Président d’honneur et Administrateur de l’Institut de l’École Normale Supérieure
Mandats exercés pour le compte de l'État
  • Le 20 janvier 2013, à la demande de Laurent Fabius (Ministre des Affaires Etrangères), Jean-Charles Naouri a accepté de devenir le Représentant spécial de la France, pour les relations économiques avec le Brésil [16].

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Jean-Charles Naouri est marié et père de trois enfants, dont Gabriel Naouri.

En 2014, Jean-Charles Naouri est classé par le magazine Challenges 53e fortune de France, avec 1 200 millions d’euros [18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]