Iranophobie

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Le terme iranophobie désigne les sentiments présumés d'hostilité, de discrimination, de racisme voire de haine envers l'Iran.

L'expression est régulièrement employée par des représentants ou soutiens des autorités iraniennes pour dénoncer la propagande présumée des puissances occidentales et de leurs alliés dans le contexte de crises politiques, diplomatiques ou militaires, notamment concernant la question du nucléaire ou celle du Moyen-Orient en général, et d'Israël en particulier.

Concernant le programme nucléaire iranien, Ali Larijani (président du parlement et ancien négociateur sur le dossier nucléaire) déclare en 2009 lors d'une interview à la Tribune de Genève à propos des activités nucléaire iraniennes controversées : « Il n'y rien là d'illégal. (...) La propagande américaine cherche à nourrir l'iranophobie dans les médias »[1].

Faisant implicitement référence au présumé complot visant à assassiner l'ambassadeur Saoudien à Washington, Ali Khamenei, « guide suprême » du régime iranien déclare que « l'occident essaie en vain d'instiller l'iranophobie »[2].

À propos du Moyen-Orient, Seyed Mohammad Ali Mottaghi Nejad, représentant iranien à l'ONU dénonce les présumées : « tentatives de “puissances arrogantes” de semer la discorde et la division, il a stigmatisé les “phobies artificielles”, comme l’“iranophobie”, pour justifier une vente de plus en plus importante d’armes sophistiquées à certains pays de la région. »[3].

Alors qu'une flotte de navires iraniens mouille dans le port de Djeddah en Arabie saoudite, le contre-amiral Habibollah Sayyari déclare que l'opération est notamment destinée à « démontrer le pouvoir de la république islamisuqe d'Iran sur la haute-mer, et affronter l'iranophobie »[4].

L'expression est aussi employée par des observateurs, iraniens ou non, pour relativiser les menaces que ferait peser le régime iranien sur le Moyen-Orient notamment.

Concernant Israël par exemple, certains observateurs — israéliens notamment[5] — considèrent que les autorités israéliennes suscitent l'iranophobie dans l'opinion publique en entretenant artificiellement le spectre d'une « menace existentielle » que le régime iranien ferait peser sur l'état d'Israël[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Tribune de Genève, 21/10/09 [1] (consulté le 06/12/2011)
  2. The Telegraph, 13/10/2011 [2] (consulté le 06/12/2011)
  3. Communiqué de presse de l'ONU publié le 30/11/2011 [3] (consulté le 06/12/2011)
  4. « Iran starts producing anti-ship missiles », Gulf Times/AFP,‎ 4 février 2012 (lire en ligne)
  5. Haaretz, 19/05/06, article de Baruch Kimmerling à propos du livre Reading Iran in Israel, de Haggai Ram, auteur de Iranophobia : the logic of an Israeli obsession
  6. Christian Science Monitor, 18/06/2010, Does Israel suffer from "Iranophobia" (consulté le 06/12/2011)