J. Philippe Rushton

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John Philippe Rushton (né le 3 décembre 1943, à Bournemouth, Royaume-Uni - mort le 2 octobre 2012) est un professeur de psychologie de l'Université de Western Ontario, au Canada.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son second prénom « Philippe » lui a été donné par sa mère, française. Il passe une partie de sa jeunesse en Afrique du Sud avant d'émigrer au Canada. Il retourne en Grande-Bretagne achever ses études et obtient son doctorat à l'école de sciences économiques et politiques de Londres pour un mémoire consacré au développement de la personnalité des enfants. Il enseigne ensuite à l'Université de York au Canada (1974-1976), Toronto (1977) et l'Université de Western Ontario où il devient professeur titulaire en 1985.

Il a été l'un des 52 spécialistes à signer le Mainstream Science on Intelligence, une tribune publiée dans le Wall Street Journal le 13 décembre 1994 validant les thèses racialistes du best-seller The Bell Curve au sujet du rapport entre race et intelligence.

Il meurt le 2 octobre 2012 d'un cancer[1].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Bien que son étude porte principalement sur l'altruisme, il est surtout connu pour ses ouvrages sur l'intelligence et les différences ethniques. Directeur depuis 2002 de la Pioneer Fund (en), une fondation scientifique spécialisée dans l'étude de l'hérédité, et connue pour son eugénisme, il est l'auteur de Race, Evolution, and Behavior (en) (1995) [2]. Il participe à Mankind Quaterly, une revue d'anthropologie financée par la Pioneer Fund et dotée d'un comité de lecture.

L'œuvre de Rushton s'intéresse principalement aux groupes ethniques au sein de l'espèce humaine, et les différences génétiques qui existent entre elles. Ces travaux ont fait polémique, les vues de Rushton étant racialistes. On peut lire dans un de ses livres traduits en français, par exemple : « Les hormones qui confèrent aux Noirs un avantage en sport les rendent agités à l'école et plus facilement enclins au crime[3] ».

Ainsi Rushton affirme-t-il que les asiatiques (Chinois, Japonais) constitueraient l'ethnie « la plus intelligente », tandis que les Noirs représenteraient « la moins intelligente », les Blancs se situant, selon lui, entre les deux, mais plus proches des Asiatiques que des Noirs. Rushton souligne que ces différences se font en termes de moyenne, et qu'il est possible qu'un Noir soit plus intelligent qu'un Blanc. Rushton est lui-même accusé par certains de prôner des thèses eugénistes et racistes[réf. nécessaire] mais il est aussi soutenu dans ses positions par des spécialistes du domaine[4], et est d'ailleurs cité positivement dans des sites pro-eugénisme [5].

En 1990, il avait écrit un pamphlet intitulé "Race, Evolution, and AIDS: What Rushton Really Said", soit "Race, évolution et SIDA: ce que Rushton a vraiment dit".

En 2008, il publie dans la revue Medical Hypothese "James Watson’s most inconvenient truth: Race realism and the moralistic fallacy"[6], soit "La vérité la plus encombrante de James Watson: la réalité des races et la fallacie moraliste".

Polémique[modifier | modifier le code]

Le 2 février 1989, David Peterson, le précédent doyen d'Ontario, dénonce le travail de Rushton comme « critiquable, destructif et offensif » et demande sa démission de l'université[7].

Le 19 février 1989, le Toronto Star suggère que Rushton est un fraudeur ou un incapable, et qualifie de « nazi » le Pionner Fund[7].

Le doyen des Sciences Sociales Emoke Szathmary déclare que Rushton a perdu toute crédibilité scientifique.[réf. nécessaire]

En mars 1989, la Police Provinciale d'Ontario conduit une enquête sur Rushton, interroge ses collègues professeurs à l'Université et réclament des cassettes video de ses débats et apparitions médiatiques. Plus tard Rushton reçut un questionnaire sur ses recherches auquel il fut contraint de répondre en détail.[réf. nécessaire]

Le 8 février 1989, il participe à un débat télévisé qui l'oppose à David Suzuki[8]. À la suite de ce débat, Rushton est suspendu de ses cours en classe et continue son enseignement par video. Sur la base de la liberté de penser, il sera réinvesti et continuera d'enseigner à l'Université en jusqu'en 2003 et plus.[réf. nécessaire]

Son étude principale Race, Évolution et Comportement a néanmoins été reconnue et commentée positivement par plusieurs scientifiques également connus pour leur vues racialistes, tels que Charles Murray, Richard Lynn, Mark Snydermann ou encore Arthur R. Jensen de l'Université de Berkeley[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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