Gilles de Courtenvaux de Souvré

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Gilles de Souvré
Marquis de Courtenvaux
Naissance 1540
Décès 1626 (à 86 ans)
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Grade Maréchal de France
Années de service 15731614
Conflits Guerres de religion
Distinctions Chevalier du Saint-Esprit
Autres fonctions Précepteur de Louis XIII
Famille Maison de Souvré
Blason fam fr de Souvré.svg

Gilles de Souvré, marquis de Courtenvaux, né vers 1540 et mort en 1626, est un noble et militaire français des XVIe et XVIIe siècles. Il est l'un des favoris du roi Henri III. Précepteur de Louis XIII, il est fait maréchal de France, en récompense de ses services.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et famille[modifier | modifier le code]

Gilles de Souvré, descend d'une ancienne maison originaire du Perche. Il se marie avec Françoise de Bailleul, fille de Jean de Bailleul, chevalier de l'ordre du Roi, sieur de Renouard, baron de Messey.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Il rejoint jeune la profession des armes et s'attache au duc Henri d'Anjou qu’il accompagne en Pologne en 1573. À son retour, ce prince devenu le roi Henri III le fit Grand-Maître de sa garde-robe et gouverneur du château de Vincennes. Peu de temps après, le duc de Montmorency est enfermé dans cette forteresse. Selon De Thou, la reine mère, ayant conçu le dessein de faire périr cet illustre prisonnier, est obligée de sonder Souvré, qui fait avorter le complot[pas clair][1]. En 1582, il se marie à Françoise de Bailleul, fille de Jean de Bailleul, chevalier des ordres du roi, sieur de Le Renouard, baron de Messei. Souvré fait partie de la promotion des chevaliers du Saint-Esprit, en 1585.

Il se distingue à la bataille de Coutras le 20 octobre 1587 contre les Huguenots et conserve la ville de Tours au Roi pendant les troubles de la Ligue. Il y reçoit Henri III avec toute la Cour en janvier 1589[2]. Attaché sincèrement à Henri III, il ne pouvait excuser les torts réels de ce monarque, et souvent il lui faisait entendre le langage de la vérité, mais quand il vit l'autorité royale compromise par les factions, il ne se montra pas moins empressé de justifier les fautes du roi qu'il ne l'avait été de les blâmer[pas clair]. Crillon remarqua ce changement et lui adressa des reproches à ce sujet. « Hélas! dit Souvré, le roi est si malheureux. »

Il est néanmoins l'un des premiers à reconnaître Henri IV dès son avènement et le sert avec la plus grande loyauté. Il refuse les cent mille écus d’or que le duc de Mayenne lui offrait pour entrer dans la Ligue : « Non, lui répondit Souvré, ce serait payer trop cher un traître ». Ce dernier veut alors le persuader qu'Henri IV soupçonne sa conduite et a l'intention de lui ôter le gouvernement de la Touraine. « Quand bien même, répondit Souvré, le roi serait injuste à mon égard, il n'en serait pas moins mon roi, et-je ne cesserais pas de le servir[réf. nécessaire]. »

En 1609, Henri IV fait don à Gilles de Souvré, cousin germain de la dame d'Hautefort, des biens confisqués ayant appartenu à François d'Aubusson seigneur de Beauregard et autres accusés du meurtre de Marguerite de Calvimont. Réf : Arch. Dép. Maine et Loire, 20 J 73. Henri IV le choisit pour être gouverneur du Dauphin. Il reçoit le bâton de maréchal de France en 1614, à l’âge de 76 ans. Il décède en 1624, à l'âge de 84 ans, et est inhumé en la chapelle du château de Courtanvaux.

On a un Discours sur la mort de Gilles de Souvré, marquis de Courtanvaux, Paris, 1626, in-8°[pas clair].

Descendance[modifier | modifier le code]

Et trois filles:

  • Françoise, l'aînée des enfants de la famille, morte le 28 juin 1657 à 72 ans. Elle épouse Artus de Saint-Gelais, seigneur de Lansac. Elle sera gouvernante du Dauphin, depuis Louis XIII, avant que son père n'en devienne gouverneur.
  • Madeleine, marquise de Sablé tenait un salon littéraire.
  • Anne, abbesse de Préaux, puis de Saint-Amand avant ses nièces, meurt le 14 mars 1641.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Nom du prince et blasonnement
French heraldic crowns - marquis v2.svg
Blason fam fr de Souvré.svg
Armes du marquis de Courtenvaux

D'azur à cinq bandes d'or.[3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Histoire de de Thou, livre 61
  2. « [...] et quoiqu'il fût loin d'être habituellement fastueux, il déploya la plus grande magnificence dans les fêtes qu'il offrit à son royal hôte. » (Michaud, p. 719)
  3. Michel Popoff et préface d'Hervé Pinoteau, Armorial de l'Ordre du Saint-Esprit : d'après l'œuvre du père Anselme et ses continuateurs, Paris, Le Léopard d'or,‎ 1996, 204 p. (ISBN 2-86377-140-X)

Sources[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]