Franc-Nohain

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Franc-Nohain

Nom de naissance Maurice Étienne Legrand
Naissance 25 octobre 1872
Corbigny
Décès 18 octobre 1934
Paris
Langue d'écriture Français
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Lauréat du Grand prix de littérature de l'Académie française
Envoi de Franc-Nohain

Maurice Étienne Legrand, dit Franc-Nohain (né le 25 octobre 1872 à Corbigny, mort le 18 octobre 1934 à Paris) est un avocat, sous-préfet, écrivain, poète et librettiste[1]. Il choisit le nom de « Nohain » en hommage au cours d'eau le Nohain traversant Donzy, lieu de ses vacances d'enfance.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père est agent-voyer. Au lycée Janson-de-Sailly, il fonde avec André Gide et Pierre Louÿs Potache revue.

Il publie ses poèmes dans la revue Le Chat noir. Il se qualifie de « poète amorphe ». Il écrit de nombreux livrets d’opérettes pour le compositeur Claude Terrasse et, également notamment celui de L’heure espagnole de Maurice Ravel. Il fonde Le Canard sauvage et devient le rédacteur en chef de L’Écho de Paris.

L'ensemble de ses œuvres lui vaut de recevoir le Grand prix de littérature de l'Académie française en 1932.

Marié en 1899 avec l'illustratrice Marie-Madeleine Dauphin (1879-1942), fille du musicien et poète Léopold Dauphin (1847-1925), parfois considérée comme un précurseur de la ligne claire[2]. Ils ont deux fils, Jean Nohain (dit Jaboune) (1900-1981), dont le parrain est Alfred Jarry, et le comédien Claude Dauphin (1903-1978), et une fille, Francine (1914-1970), illustratrice comme sa mère.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 89)[3].

À Cosne-Cours-sur-Loire, une rue et une école portent son nom de plume.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Inattentions et sollicitudes, Paris, 1894
  • La Nouvelle Cuisinière bourgeoise, 1894. Pour La Revue blanche, 1900
  • Flûtes, Paris, 1898
  • Les Chansons des trains et des gares, Paris, 1899.
  • Au temps des croisades (aussi connu sous le titre Péché véniel), Paris, 1901
  • Les Mémoires de Footit et Chocolat (ill. René Vincent), Paris, Pierre Lafitte,‎ 1907, 119 p.
  • Jaboune, 1910
  • Le Jardin des bêtes et des plantes, Paris, 1923
  • Fables, 1921
  • Couci-couça, 1922
  • L’Art de vivre, 1929
  • Dites-nous quelque chose, 1930
  • Saint-Louis, 1932
  • Bayard ou la gentillesse française, 1934
  • Le Journal de Jaboune, 1914
  • Les Avis de l’oncle Bertrand, 1920
  • Le Kiosque à musique, 1922
  • Nouvelles fables, 1927
  • La Vie amoureuse de Jean de la Fontaine, 1928
  • La Cité heureuse, 1930
  • Guide du bon sens, 1932
  • Les Salles d’attente, 1922
  • Histoire sainte, 1934
  • Le Cabinet de lecture
  • L’orphéon. Chœurs et cantates
  • Vive la France, posthume, 2003

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alphonse Allais écrit de lui : « Trésorier général dans un des plus fertiles départements de notre chère France sud-occidentale, ce sympathique fonctionnaire se double d’un poète amorphe d’une rare envergure. »
  2. http://magalerieaparis.wordpress.com/2011/02/21/marie-madeleine-franc-nohain/
  3. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 605

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]