Tristan Klingsor

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Tristan Klingsor[1], à l'état-civil Léon Leclère, né le 8 août 1874 à Lachapelle-aux-Pots dans l'Oise, mort le 3 août 1966 au Mans dans la Sarthe, était un poète, musicien, peintre et critique d'art français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Tristan Klingsor publie ses premiers vers entre 1890 et 1900 dans La Plume, La Revue Blanche, Le Mercure de France. Son premier recueil, Filles-fleurs (1895), était en vers de onze syllabes. Par la suite, il utilisa souvent une forme personnelle de vers libres rimés.

Il fut également peintre (exposant à partir de 1905 au Salon d'automne), auteur de plusieurs études sur l'art, ami de Victor Dupont, et musicien (plusieurs recueils de mélodies, chansons à quatre voix, etc.). Comme peintre, il fit des paysages, des natures mortes, et des portraits de poètes. Certains de ses poèmes ont par ailleurs été mis en musique par d'autres compositeurs : Maurice Ravel (Shéhérazade), René Berthelot, Charles Koechlin, Paul Lacombe, Georges Migot... Il appartint au groupe des Apaches.

Il reçoit en 1956 le Grand Prix des Poètes Français.

Il est décrit par Alexandre Arnoux de l'Académie Goncourt : « poète exquis, délicat, aérien, rompu aux rythmes rigoureusement libres, abondant en images transparentes et irisées, un des plus purs et des plus nécessaires de son temps ».

Selon le critique Tim Ashley, Klingsor, quoique marié en 1902 et père d'un enfant, aurait connu une passion homosexuelle pour un "jeune étranger"[2].

Vers de Tristan Klingsor
(Jardin des Poètes, Paris).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Filles-Fleurs, Mercure de France, 1895
  • Squelettes fleuris, Mercure de France, 1897
  • L’Escarpolette, Mercure de France, 1899
  • Le Livre d'Esquisses, Mercure de France, 1902
  • Schéhérazade, Mercure de France, 1903
  • Le Valet de Cœur, Mercure de France, 1908
  • Poèmes de Bohème, Mercure de France, 1913
  • Chroniques du Chaperon et de la Braguette, 1913
  • Humoresques, 1921
  • L'Escarbille d'or, Chiberre, Paris, 1922
  • Poèmes du Brugnon, 1928
  • Poèmes du Brugnon, 1933
  • Khalif ou pauvre
  • Mesures pour rien, in Poésie 42, Pierre Seghers, 1942
  • Cinquante Sonnets du Dormeur éveillé, 1949
  • Le Tambour voilé, Mercure de France, 1960
  • Florilège poétique, poèmes choisis par Georges Bouquet et Pierre Menanteau, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1955
  • Poèmes de la princesse Chou, 1974

Contes[modifier | modifier le code]

  • La Jalousie du Vizir, Mercure de France, 1899

Monographies consacrées à des peintres[modifier | modifier le code]

  • Hubert Robert et les paysagistes français du XVIIIe siècle, 1913
  • Cézanne, Rieder, Paris, 1923
  • Joseph Bernard, Nouvelle Revue Française, Paris, 1923
  • Chardin, collection Maîtres Anciens et Modernes, Nilsson, Paris, 1924
  • Léonard de Vinci, avec soixante planches hors texte en héliogravure (Maîtres de l'art ancien), Rieder, Paris, 1930

Essais d'esthétique[modifier | modifier le code]

  • Les caprices de Goya, essai critique, 1909
  • Les derniers-états des lettres et des arts : la peinture, 1913
  • La Peinture (L’art français depuis vingt ans), Rieder, Paris, 1921
  • La Peinture (L’art français depuis vingt-cinq ans), Rieder, Paris, 1922
  • Essai sur le chapeau, Les Cahiers de Paris, 1926
  • L’Art de peindre, collection Initiations, Braun, Paris

Recueils de mélodies[modifier | modifier le code]

  • Chansons de ma Mère l'Oie
  • Chansons de bonne humeur
  • Chansons villageoises
  • Chansons à quatre voix

Divers[modifier | modifier le code]

  • Petits métiers des rues de Paris, prose, 1904
  • La Duègne apprivoisée, comédie, 1907
  • Les Femmes de théâtre au XVIIIe siècle, 1911
  • G.Dufrénoy, Albert Lévy, 1926
  • Album, 1955
  • Claude Lepape, 1958
  • Second florilège, Avec portrait et fleurons dessinés par le poète, 1964
  • Maisons Aloysius, 1964

Liens[modifier | modifier le code]

Notes et sources[modifier | modifier le code]

  1. Ce nom de plume provient de la collusion de deux personnages de l'opéra wagnérien (voir Tristan und Isolde et le magicien Klingsor dans Parsifal)
  2. (en) "Why composers are so seduced by The Arabian Nights" par Tim Ashley, The Observer, 20 août 2005.
  • Anthologie des poètes français contemporains, T.4, Delagrave, Paris, 1958