Duel au soleil
Duel au soleil
| Titre original | Duel in the Sun |
|---|---|
| Réalisation | King Vidor |
| Scénario | Oliver H.P. Garrett David O. Selznick Niven Busch (roman) |
| Acteurs principaux | |
| Sociétés de production | The Selznick Studio |
| Pays d’origine | |
| Sortie | 1946 |
| Durée | 129 minutes (2 h 09) |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Duel au soleil (Duel in the Sun) est un western américain réalisé en 1946 par King Vidor (pour la plupart des scènes) et produit par David Selznick.
Sommaire |
Synopsis [modifier]
Après avoir perdu son père, Pearl Chavez (Jennifer Jones) est envoyée chez Laura-Belle Mc Canless (Lillian Gish) et son époux, riches propriétaires d'un grand ranch au Texas. Lewt (Gregory Peck) et Jess (Joseph Cotten), les deux garçons du consort Mc Canless vont tenter de la courtiser, l'un par l'assurance, la brutalité et la sensualité, l'autre par la gentillesse et la douceur. Elle finit par céder aux avances de Lewt, dont elle tombe éperdument amoureuse. Cependant, dans sa volonté de devenir une Dame, selon le dernier souhait de feu son père, elle choisit d'épouser un autre homme. Dépité, jaloux et épris bien malgré lui de Pearl, Lewt le tue. Il rejoint ensuite Pearl, qui l'éconduit, mais qu'il finit pourtant par charmer.
Poursuivi pour meurtre, il est obligé de fuir. Pearl, dans un élan d'amour, se propose de le suivre. Mais Lewt la rejette, préférant de très loin sa liberté. Il part donc, laissant Pearl en pleurs. Ne pouvant se résoudre de souffrir davantage, elle le rejoint dans les montagnes burinées et brûlantes pour un duel. Elle atteint son objectif, il est touché par une balle, s'écroule. Il agonise. Pearl, également touchée à la poitrine, rassemble ses dernières forces pour le rejoindre. Elle y parvient. Lewt pose enfin son masque. Lui dit que mentir ne servait plus à rien. Que c'était bientôt la fin. Et qu'il l'aimait.
Pearl se hisse près de lui, et, après un ultime baiser, meurt dans ses bras, à quelques secondes d'intervalle.
Fiche technique [modifier]
- Titre original : Duel in the Sun
- Réalisation : King Vidor mais aussi Otto Brower, William Dieterle, Sidney Franklin, William Cameron Menzies, David O. Selznick et Josef von Sternberg, qui ne figurent pas au générique.
- Scénario : Oliver H.P. Garrett et David O. Selznick, d'après le roman de Niven Busch
- Production : David O. Selznick (non crédité) pour The Selznick Studio
- Photographie : Lee Garmes, Harold Rosson (crédité Hal Rosson), Ray Rennahan
- Prises de vues additionnelles : Allen M. Davey (non-crédité)
- Direction artistique : James Basevi
- Décors : Joseph McMillan Johnson
- Costumes : Walter Plunkett
- Musique : Dimitri Tiomkin
- Montage : Hal C. Kern, William Ziegler
- Pays : USA
- Langue : anglais
- Format : Couleur Technicolor - Son : Mono (Western Electric Recording)
- Genre : Western
- Durée: 129 minutes
- Date de sortie : 31 décembre 1946 première Los Angeles (USA)
Distribution [modifier]
- Jennifer Jones: Pearl Chavez
- Gregory Peck: Lewton "Lewt" Mc Canless
- Joseph Cotten: Jess Mc Canless
- Lionel Barrymore : Sénateur Jackson Mc Canless
- Lillian Gish : Laura Mc Canless
- Walter Huston : Sinkiller
- Herbert Marshall : Scott Chavez
- Charles Bickford : Sam Pierce
- Harry Carey : Lem Smoot
- Joan Tetzel : Helen Langford
- Tilly Losch : Ehefrau
- Butterfly McQueen : Vashti
- Otto Kruger : Mr. Langford
- Charles Dingle : Le shérif Hardy
Parmi les acteurs non-crédités :
- Hank Worden : Un danseur à la réception
- Victor Kilian : Un joueur
- Orson Welles : Le narrateur (voix)
Autour du film [modifier]
- Le film fut nommé aux Oscars pour l'Oscar de la meilleure actrice (Jennifer Jones) et l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle (Lillian Gish).
- Jean Luc Godard dans ses Histoire(s) du Cinéma[1] cite le film, à travers une séquence d'anthologie... tout en proposant un montage alternatif, aussi épuré que singulier...
Critique [modifier]
- « À l’origine produit par la RKO, le film atterrit chez Selznick dès qu’il fut question que Jennifer Jones joue le rôle de Pearl. Celui-ci était décidé à en faire un événement aussi retentissant qu’Autant en emporte le vent. King Vidor quitta le plateau, fut remplacé par William Dieterle, et Josef von Sternberg participa également à l’aventure. Ce qui aurait pu n’être qu’un western romantique devint, grâce à son producteur, une œuvre fulgurante, au Technicolor enflammé, où les passions sont exacerbées, prenant le pas sur une approche psychologique traditionnelle. Cette histoire d’amour fou et de femme fatale, constamment « bigger than life », pourrait paraître exagérée, ridicule, mais la beauté du film, la puissance de la mise en scène et le talent des interprètes en font un magistral poème de désir et de mort, très audacieux pour le prude cinéma hollywoodien de l’époque. Un chef-d’œuvre. » Aurélien Ferenczi[2]
Références [modifier]
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire(s)_du_cin%C3%A9ma
- Aurélien Ferenczi - Télérama n°2930 - 8 mars 2006