La Confluence

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La Confluence
Le nouveau siège du Conseil régional de Rhône-Alpes situé dans le quartier
Le nouveau siège du Conseil régional de Rhône-Alpes situé dans le quartier
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Ville Lyon
Arrondissement municipal 2e arrondissement
Étapes d’urbanisation XXIe
Géographie
Coordonnées 45° 44′ 28″ N 4° 49′ 06″ E / 45.741008, 4.81845 ()45° 44′ 28″ Nord 4° 49′ 06″ Est / 45.741008, 4.81845 ()  
Superficie 150 ha = 1,5 km2
Localisation

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La Confluence

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La Confluence

La Confluence (ou le confluent), est un quartier de Lyon situé à l'extrémité sud de la presqu'île de Lyon, proche de la confluence du Rhône et de la Saône. Issu d'une ZAC depuis la fin des années 1990, le quartier est voué à de profondes mutations.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le quartier de la Confluence est limité au nord du quartier Sainte-Blandine par la voie ferrée, à l'est par l'autoroute A7 sur les quais du Rhône, à l'ouest par la Saône et au sud par le confluent du Rhône et de la Saône.

Il se structure autour d'un axe majeur, le cours Charlemagne qui le traverse du nord au sud.

Jusqu'en 2009 le quartier est majoritairement occupé par le marché d'intérêt national, dit marché-gare de Perrache, et par des friches à l'emplacement d'une ancienne gare de triage, tous ces terrains étant alors libérés pour laisser place au projet Confluence. On y trouve également un ancien port industriel, le port Rambaud, le long de la Saône et d'anciens entrepôts dont la Sucrière, bâtiment qui accueille régulièrement des manifestations comme la Biennale d'art contemporain.

Au nord se trouve le quartier résidentiel Sainte-Blandine, ainsi que différents équipements, notamment la patinoire Charlemagne et l'ancienne prison Saint-Paul - Saint-Joseph.

Sociologie[modifier | modifier le code]

Vue des « voûtes ».

Bien qu'il se trouve près du cœur historique de la ville de Lyon, le quartier du Confluent - voué depuis toujours aux activités industrielles, portuaires et au marché de gros - est isolé du reste de la Presqu'île par les voûtes de la gare de Perrache. On parle traditionnellement à Lyon des quartiers « au-delà des voûtes », secteurs fréquentés durant deux siècles par une population d'ouvriers, et devenu par ailleurs le centre de la prostitution lyonnaise.

Le projet Confluence change radicalement la sociologie du quartier, provoquant une gentrification rapide : le marché de gros est déménagé à Corbas, le port Rambaud est reconverti, les bâtiments industriels et les friches laissent la place à des immeubles de logements, des bureaux et des commerces.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Perrache (quartier).

Le site actuel de la confluence émerge de terre lorsque les travaux d'agrandissement de la Presqu'île sont effectués au XVIIIe siècle sous la direction de l'ingénieur Perrache. En 1829, un embarcadère est construit au sud du quartier comme terminus de la ligne de chemin de fer Lyon - Saint-Étienne ; il est remplacé en 1845 par la gare du Bourbonnais. Avec la construction de la gare de Perrache, qui sépare clairement le quartier d'Ainay au nord, residentiel et commercial, et ce quartier au sud,lequel devient résolument industriel et logistique.

Après la Seconde Guerre mondiale de nouveaux projets apparaissent. Louis Pradel envisage un temps d'y construire le Central business district qui est finalement construit à la Part-Dieu. Dans les années 1990, Raymond Barre lance le projet de reconversion de la confluence.

Le projet Confluence[modifier | modifier le code]

Le projet Confluence a pour objectif de doubler la superficie du centre-ville de Lyon, en urbanisant la zone. Il est l’œuvre du maire de Lyon Raymond Barre qui lance l’idée en 1995 en créant la mission Lyon-Confluence. Un concours international de définition est lancé en 1997 et remporté par l’équipe MBM (Thierry Melot, Oriol Bohigas et Catherine Mosbach), qui prend en charge le contrat d’études qui conduit à l’élaboration du premier schéma directeur de l’opération présenté au public en 1999[1].

Ce schéma directeur propose une vision à trente ans et prévoit à long terme le désenclavement de la presqu’île par des mesures fortes sur les infrastructures : déclassement de l’A7 en boulevard urbain le long du Rhône, création du contournement autoroutier ouest de Lyon, transformation de la gare de Lyon-Perrache et création d’une continuité urbaine nord-sud par la mise en viaduc du faisceau ferroviaire, démolition du centre d’échanges pour restituer l’espace du cours de Verdun, mutation du faisceau ferroviaire de la ligne de Moret - Veneux-les-Sablons à Lyon-Perrache en traversée par viaduc, prolongement du tramway et du métro, création d’un parc urbain au sud de la presqu’île, création de la place des archives au sud de la gare, etc. Cette vision à long terme est le support d’un projet phasé en plusieurs opérations urbaines à court terme, enchaînées et programmées de manière séquentielle[2].

L’état de santé de Raymond Barre ne lui aurait peut-être pas permis de briguer un second mandat de maire ou de président de la communauté urbaine, même s'il avait toujours indiqué ne vouloir faire qu'un seul mandat (voir son livre de conversations L'expérience du pouvoir) ; l’élection de Gérard Collomb en 2001 conduit à l’éviction de l’équipe MBM au profit de l’urbaniste François Grether et du paysagiste Michel Desvigne chargés à l’origine de reprendre la stratégie du projet initial appliquée à sa première phase[1],[3].

L'aménageur est la Ville de Lyon, sous le nom SPLA (Société publique locale d'aménagement) Lyon Confluence, créée en juillet 1999 pour promouvoir et réaliser l'opération. D’abord présidée par Raymond Barre, elle l’est ensuite par Gérard Collomb, nouveau maire et président de la communauté urbaine depuis 2001 et dirigée par Jean-Pierre Gallet.

Le nouveau projet prévoit notamment un vaste programme de logements et de bureaux, un centre commercial qui s'étend sur 150 hectares, un bassin nautique relié à la Saône, un musée sur le site de la pointe de la Presqu'île à la place du parc de la Saône ; le désenclavement total devient partiel. Le siège de la région Rhône-Alpes y est également édifié.

Les architectes et urbanistes du projet sont pour les logements, notamment integral Lipsky+Rollet architectes, Manuelle Gautrand, Massimiliano Fuksas, MVRDV-Winy Maas et pour les bureaux, entre autres, Jean-Michel Wilmotte, Jakob-Mac Farlane, Rudy Ricciotti, Odile Decq.

Le siège du Conseil régional de Rhône-Alpes est réalisé par Christian de Portzamparc. Le musée, dit Musée des Confluences, projeté par le bureau d'architecture autrichien Coop Himmelb(l)au, est en cours de construction depuis janvier 2010 pour une livraison prévue au Printemps 2014 et une inauguration programmée en novembre de cette même année[réf. nécessaire].

Le projet prévoit également un désenclavement du quartier de par la construction d'infrastructures lourdes le reliant au quartier Gerland et à la gare de Perrache. Une première extension du tramway T1 est inaugurée en septembre 2005, de la gare de Perrache à la rue Montrochet, une seconde extension a eu lieu en février 2014 jusqu'à la station Debourg. Deux ponts sur le Rhône sont également prévus : le pont des Girondins donnant sur la rue des Girondins à Gerland, et le pont Raymond Barre entre le musée des Confluences et le parc des Berges[4]. Par contre la suppression de l'autoroute A7 ou le percement de nouvelles voûtes sous Perrache ne sont toujours pas prévus.

En 2011, le Grand Lyon et l'agence para-gouvernementale japonaise Nedo, responsable du soutien à la recherche et développement dans les technologies environnementales, lancent la mise en œuvre d’un démonstrateur de réseau d'énergie intelligent (smart community)[5] . Le projet de démonstrateur consiste en la construction de 3 bâtiments sur l’îlot P (dernier îlot à réaliser le long du bassin nautique), au déploiement d’une flotte de véhicules électriques en auto-partage, à l’installation d’energy-boxes pour assister les habitants dans la maîtrise de leur consommation énergétique, et à la création d’un système de gestion communautaire pour l'audit énergétique[6]. Le sous-projet, estimé à 50 millions d’euros, est piloté par Toshiba.

La Confluence est reconnue éco-quartier par le gouvernement français, quartier durable par le WWF, et s'est vue décerner le label européen Concerto pour la faible consommation énergétique des bâtiments[7].

Des entreprises comme GL Events ou encore Euronews ont implanté leur siège social mondial dans le quartier en 2014.

Galerie[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Le tramway au terminus Hôtel de Région - Montrochet

Le quartier est desservi par :

  • 5 stations de tramway (ligne T1) : Musée des Confluences (depuis février 2014), Hôtel de Région - Montrochet, Sainte-Blandine, Suchet et Perrache ;
  • les lignes de bus 63 et S1 du réseau TCL ;
  • de nombreuses lignes de bus à Perrache ;
  • transport fluvial sur la Saône : le vaporretto.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Exposition Lyon-Confluence au Palais de Chaillot, janvier 2012
  2. Lyon Confluence, sur ama-a.fr
  3. Anne-Marie Fèvre, « Lyon s’invente à Confluence », Libération Next, 8 décembre 2011 [lire en ligne] : « Sous le mandat de Raymond Barre, en 1997-1999, un plan initial de Thierry Melot, Oriol Bohigas et Catherine Mosbach envisageait déjà la reconquête de l'eau et le désenclavement de la presqu'île. Il a été abandonné avec l'élection de Gérard Collomb à la mairie, en 2001, qui lancera la première phase de Lyon Confluence en 2002, côté Saône. »
  4. Lyon Pôle Immo - Le pont entre Gerland et Confluence s’appellera Raymond Barre
  5. « Lyon Confluence : signature d'une convention d'engagement entre le Grand Lyon et NEDO pour la mise en œuvre d'un démonstrateur « smart community » d'ici à 2015 », sur site économique du Grand Lyon,‎ 20 décembre 2011 (consulté le 30 décembre 2011)
  6. « Lyon Smart Community : comité d'orientation du 19 juin 2012 », sur site économique du Grand Lyon,‎ 19 juin 2012 (consulté le 1 novembre 2012)
  7. 1600 pandas et 660 nouveaux logements dans le quartier durable Lyon Confluence, wwf.fr, 17 octobre 2010.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Documentaire audiovisuel[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]