École de rang

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École de rang de la région de Granby (début XXe siècle).

Une école de rang[1] désigne un type d'école en milieu rural qui fut utilisé à la fin du XIXe et au début du XXe siècle dans divers pays tels le Canada, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, l'Australie, le Royaume-Uni et l'Irlande, afin d'y donner un enseignement primaire à des élèves de tous âges.

Québec[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Au début de la Nouvelle-France, Marguerite Bourgeoys, ses compagnes et le curé de paroisse, dispensaient les rudiments de l'instruction et de l'éducation aux fils d'habitants.

C'est après l'adoption en 1829 de l'Acte pour l'encouragement de l'éducation populaire que les écoles de rang surgissent ici et là en milieu rural. Les habitants convertissent certaines maisons en école, à un endroit qui peut favoriser une trentaine d'enfants d'âge scolaire.

Pendant plus de 150 ans, les écoles de rang, de la première à la septième année, ont permis aux enfants de la campagne d'obtenir les connaissances nécessaires en français, en arithmétique, en histoire et géographie, sans oublier la religion, la bienséance, le dessin et le chant.

D'apparence très modeste, l'école de rang était généralement construite en bois, éclairée de plusieurs fenêtres. Un hangar à bois, un tambour qui sert de vestiaire, des latrines sont attenants à l'école. Sur le faîte de la toiture, un clocheton lui donne un cachet spécial. La cloche, par ses tintements, annonce le commencement des cours. La salle de classe se trouvait au rez-de-chaussée. L'étage supérieur était réservé à l'institutrice et comprenait généralement deux pièces : la cuisine et la chambre à coucher.

Un long tableau noir couvrait une partie du mur en avant de la classe au pied duquel étaient installés, sur une tribune, le bureau et la chaise de l'institutrice. Trois rangées de quatre pupitres à deux places étaient fixées au plancher, à partir du milieu jusqu'au fond de la classe. Le local était muni d'un poêle en fonte à deux ponts qui réchauffaient le local durant l'hiver.

L'âme de l'école de rang était sans contredit l'institutrice. Les parents lui donnaient toute leur confiance, car, après le curé, le maire et les commissaires d'école, l'institutrice était la personne la plus respectée de la paroisse.

C'est en 1960, en même temps que la Révolution tranquille au Québec, que s'est faite la réforme du système scolaire. Des écoles centrales se localisent au centre des villages. Les écoles de rang disparaissent peu à peu. Plusieurs d'entre elles sont démolies ou modifiées en habitations familiales, d'autres sont transformées en petits musées évoquant une institution qui a marqué durant plusieurs décennies l'histoire du Québec.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les zones rurales québécoises de l'époque étaient traversées par de rares routes qui étaient appelées des « rangs ». Ce type d'école était construit sur les abords de ces rangs.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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