Carrouge

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Carrouge
Blason de Carrouge
Héraldique
Vue du village et de sa chapelle
Vue du village et de sa chapelle
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Vaud
District Broye-Vully
communes limitrophes
(voir carte)
Vucherens, Vulliens, Ferlens, Mézières, Montpreveyres, Ropraz
Syndic André Jordan
Code postal 1084
N° OFS 5782
Démographie
Gentilé Carrougeois
Population 1 002 hab. (31 décembre 2012)
Densité 185 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 36′ 00″ N 6° 46′ 00″ E / 46.6, 6.76666666667 ()46° 36′ 00″ Nord 6° 46′ 00″ Est / 46.6, 6.76666666667 ()  
Altitude 722 m
Superficie 542 ha = 5,42 km2
Divers
Nom officiel Carrouge (VD)
Langue Français
Localisation

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Carrouge
Liens
Site web www.carrouge.ch
Sources
Référence population suisse[1].
Référence superficie suisse[2]

Carrouge est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de la Broye-Vully. Citée dès le XIIIe siècle, elle fait partie du district d'Oron de 1803 à 2007. La commune est peuplée de 1 002 habitants en 2012. Son territoire, d'une surface de 541 hectares, est situé entre le Jorat et la Broye.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1842, des fouilles archéologiques révèlent la présence de ruines romaines ainsi que de monnaies frappées sous les règnes allant d'Auguste jusqu'à celui de Dioclétien[3]. Toutefois, la première trace du nom de la commune date du XIIIe siècle avec Carrogium en 1255. Le village fait alors partie de la seigneurie de Vulliens jusqu'en 1370[3]. Durant l'époque bernoise, la seigneurie du village ne cessera de changer de mains jusqu'en 1798 où la famille Diesbach la perd lors de la révolution[3].

Jusqu'au XVIIIe siècle, les activités économiques du village reposent essentiellement sur l'agriculture et l'artisanat. Toutefois, cela change à la fin du XXe siècle, la commune devient de plus en plus résidentielle[4]. En effet, de nouveaux quartiers de villas se créent à la Fontanettaz et à la Biolleyre notamment. Afin d'endiguer cela, les autorités communales créent en 2000 une zone artisanale et industrielle[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Carrouge Blason De gueules au sautoir accompagné en chef et aux flancs de trois roses, en pointe d'un croissant, le tout d'or[5]
Détails Les meubles de ces armoiries proviennent des armes de la famille des nobles de Vulliens pour les roses et du bailliage d'Oron pour le croissant. Le sautoir représente la croisée des chemins sur laquelle le village est né. Le nom Carrouge dérive du latin quadrivium dont la signification en français est carrefour[3].
Les armoiries de la commune sont adoptées et approuvées par le canton de Vaud en 1923[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

La surface totale de la commune de Carrouge représente 541 hectares qui se décomposent en : 51 ha de surfaces d'habitats et d'infrastructures, 383 ha de surfaces agricoles, 107 ha de surfaces boisées et enfin moins de 1 hectare de surfaces improductives (lacs et cours d'eau par exemple). Dans le détail en 2005, les aires industrielles et artisanales représentent 0,74 % du territoire communal, les maisons et bâtiments 5,18 %, les routes et infrastructures de transport 3,14 %, les zones agricoles 52,68 % et les zones arboricoles et viticoles moins de 1 %[2].

Jusqu'à sa dissolution, la commune faisait partie du district d'Oron. Depuis le 1er janvier 2008, elle fait partie du nouveau district de la Broye-Vully. Elle a des frontières communes avec Vucherens, Vulliens, Ferlens, Mézières, Montpreveyres et Ropraz.

Le territoire communal se trouve sur le plateau suisse, entre le Jorat et la Broye. Les frontières est et ouest de la commune sont marquées par le Carrouge et la Bressonne. Au sud-ouest se trouve la colline boisée de La Côte qui, avec 783 mètres d'altitude, est le point culminant de la commune. Enfin, une petite partie de la commune se trouve sur le versant est du Carrouge et s'étend sur le plateau adjacent jusqu'au ruisseau du Parimbot.

En plus du village de Carrouge, la commune compte les hameaux Le Borgeau, La Croix-d'Or et Écorche-Boeuf, ainsi que de nombreuses exploitations agricoles dispersées sur le territoire.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Carrouge possède 1 002 habitants en 2012[1].. Sa densité de population atteint 184,9 hab./km2.

En 2000, la population de Carrouge est composée de 378 hommes (48,5 %) et 402 femmes (51,5 %). La langue la plus parlée est le français, avec 738 personnes (93,1 %). La deuxième langue est l'allemand (28 habitants ou 3,5 % de la population). Il y a 735 personnes de nationalité suisse (92,7 %) et 58 personnes étrangères (7,3 %). Sur le plan religieux, la communauté protestante est la plus importante avec 448 personnes (56,5 %), suivie des catholiques (145 paroissiens ou 18,3 % de la population). 123 personnes (15,5 %) n'ont auccune appartenance religieuse[6].

La population de Carrouge est de 524 habitants en 1850 et elle reste relativement stable jusqu'en 1980. Elle augmente ensuite rapidement et atteint 909 personnes en 2010. Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Carrouge entre 1850 et 2010[7] :

Politique[modifier | modifier le code]

Lors des élections fédérales suisses de 2011, la commune a voté à 26,63 % pour l'Union démocratique du centre. Les deux partis suivants furent le Parti socialiste suisse avec 23,93 % des suffrages et le Parti libéral-radical avec 17,04 %[8].

Lors des élections cantonales au Grand Conseil de mars 2011, les habitants de la commune ont voté pour le Parti libéral-radical à 26,49 %, l'Union démocratique du centre à 24,02 %, le Parti socialiste à 23 %, les Verts à 17,34 %, le Parti bourgeois démocratique et les Vert'libéraux à 7,46 % et Vaud Libre à 1,69 %[9].

Sur le plan communal, Carrouge est dirigé par une municipalité formée de 5 membres et dirigée par un syndic pour l'exécutif et un Conseil communal, composé de 40 élus, dirigé par un président et secondé par un secrétaire, pour le législatif[10].

Économie[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la fin du XXe siècle, l'économie locale était essentiellement tournée vers l'agriculture, l'arboriculture fruitière et l'élevage qui représentent encore de nos jours une part importante des emplois locaux. Depuis le début des années 2000 et la création d'une nouvelle zone commerciale, de nouvelles entreprises, actives dans l'informatique, le commerce du bois et de la menuiserie en particulier, se sont installées ; elles ont été accompagnées par plusieurs petites entreprises industrielles ou de services.

Ces dernières décennies, le village s'est étendu avec la création de zones résidentielles, habitées par des personnes travaillant majoritairement dans les régions de Moudon et Lausanne.

Transports[modifier | modifier le code]

Au niveau des transports en commun, Carrouge fait partie de la communauté tarifaire vaudoise Mobilis. Le bus des Transports publics de la région lausannoise reliant Lausanne à Moudon s'arrête dans la commune[11]. La commune est aussi desservie par les bus sur appel Publicar, qui sont un service de CarPostal[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le poète et photographe Gustave Roud, né en 1897 et mort en 1976, a vécu toute sa vie à Carrouge. Deux sentiers à son nom y ont été créés par l'Association des amis de Gustave Roud[13].

Vie locale[modifier | modifier le code]

La grande salle de Carrouge, qui accueille le cinéma du Jorat.

La commune de Carrouge compte plusieurs associations, parmi lesquelles un chœur mixte, une société de jeunesse, une abbaye vaudoise, un club d'aînés, et un club de tir sportif. Le cinéma du Jorat se trouve dans la grande salle de la commune[14].

Jumelage[modifier | modifier le code]

Carrouge est jumelé avec la commune homophone de Carrouges depuis septembre 2000. Elle est située en France, dans la région Basse-Normandie, et est peuplée de 760 habitants[15].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidente permanente par commune et origine, Vaud, 1950-2012 », sur Statistiques Vaud (consulté le 23 avril 2013)
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. a, b, c, d et e BAST95, p. 114
  4. a et b Valérie Favez, « Carrouge (VD) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 28 juin 2005.
  5. [(fr) Annexe à l'arrêté relatif aux armoiries communales (AAC) du 10 février 1925 (175.12.1) (page consultée le 11 septembre 2011)]
  6. « STAT-TAB: la banque de données statistiques interactive », Confédération suisse
  7. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 1er octobre 2012)
  8. « Elections au Conseil national 2011: Participation, force des partis, électeurs fictifs », sur Statistique suisse (consulté le 2 octobre 2012)
  9. « Election du Grand Conseil du 11 mars 2012 », sur vd.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  10. « Carrouge », sur communal.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  11. « Horaires », sur t-l.ch (consulté le 1er octobre 2012)
  12. « PubliCar Oron (VD) », sur carpostal.ch (consulté le 1er octobre 2012)
  13. Lisbeth Koutchoumoff, « Gustave Roud: «Mon seul désir, partir, partir» », Le Temps,‎ 18 août 2012 (lire en ligne)
  14. « Vivre...à Carrouge », sur carrouge.ch (consulté le 9 octobre 2012)
  15. « Jumelage Carrouges (F) et Carrouge (CH) », sur carrouge.ch (consulté le 10 octobre 2012)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Roger Bastian, Charles Kraege et et al., Les communes vaudoises et leurs armoiries, t. 3, Chapelle-sur-Moudon, Ketty & Alexandre,‎ 1995, 165 p. (ISBN 2-88114-037-8), p. 114 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Source[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]