Parti bourgeois démocratique

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Parti bourgeois démocratique
(de) Bürgerlich-Demokratische Partei
(it) Partito borghese democratico
(rm) Partida burgais democratica
Image illustrative de l'article Parti bourgeois démocratique
Logo officiel
Présentation
Président Martin Landolt
Fondation 2008
Siège Case Postale 119
3000 Berne 6
Idéologie conservatisme
Couleurs jaune
Site web www.bdp.info
Présidents de groupe
Conseillers fédéraux Eveline Widmer-Schlumpf
Représentation
Conseillers nationaux[1]
9 / 200
Conseillers aux États[1]
1 / 46
Législatifs cantonaux[2]
77 / 2 608
Exécutifs cantonaux[3]
4 / 156

Le Parti bourgeois démocratique (PBD, en allemand Bürgerlich-Demokratische Partei (BDP), en italien Partito borghese democratico (PBD) et en romanche Partida burgais democratica (PBD), est un parti politique suisse du centre-droite. Il a été officiellement créé le 1er novembre 2008 à Glaris.

Il est l'un des quatre partis intégrés au Conseil fédéral où il comptait deux membres, issus de l'Union Démocratique du Centre, Samuel Schmid et Eveline Widmer-Schlumpf en 2008. Dès 2009, il est le cinquième et plus petit parti représenté au Conseil fédéral avec un siège, à la suite de la démission de Samuel Schmid et l'élection de l'UDC Ueli Maurer à la place de ce dernier. L'arrivée, et par la suite le maintien, du PBD au Conseil fédéral marque une rupture dans la « formule magique » en Suisse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 12 décembre 2007, lors de l'élection du Conseil fédéral, Eveline Widmer-Schlumpf est élue par l'Assemblée Fédérale à la place de Christoph Blocher. Après avoir confirmé son élection au Conseil fédéral, Eveline Widmer-Schlumpf et Samuel Schmid sont exclus du groupe parlementaire UDC. La section grisonne dont fait partie Madame Widmer-Schlumpf est alors mise sous pression par la direction de l'Union Démocratique du Centre, afin que cette dernière lui retire son adhésion au parti cantonal. L'UDC des Grisons soutient sa conseillère fédérale et la section est exclue de l'UDC suisse. Dès lors, la section grisonne exclue crée le 16 juin 2008, le Bürgerliche Partei Schweiz auquel Eveline Widmer-Schlumpf confirme son adhésion[4]. Le 21 juin 2008, une partie des membres de l'UDC du Canton de Berne décident eux-aussi de se séparer et de créer le Bürgerlich-Demokratische Partei auquel Samuel Schmid annonce se rallier[5]. Enfin, dans le canton de Glaris, une partie des membres de l'UDC ont créé une fraction libérale[6] au parlement cantonal, en vue de créer une section cantonale le 28 août 2008[7]. La section grisonne décide de changer le nom du parti le 3 juillet 2008 et de prendre le même nom que la section bernoise, après avoir appris que le nom de Parti bourgeois suisse était déjà pris par une formation politique bernoise, proche de l'UDC[8].

Lors des Élections Fédérales 2011, le PBD remporte quatre sièges supplémentaires.

Le 5 mai 2012, Martin Landolt succède à Hans Grunder à la présidence du Parti Bourgeois Démocratique.

Le 20 octobre 2012, lors de l'assemblée des délégués se déroulant à Neuchâtel, le PBD annonce la création de la section genevoise du PBD pour le 13 février 2013, ce qui laissera seul le Jura comme canton romand où il n'existera pas de section cantonale du PBD[9].

Le parti connaît sa première défaite électorale et voit un net recul de ses sièges lors des élections cantonales bernoises le 30 mars 2014. Le parti perd 11 sièges[10] passant de 25 à 14 et de 16,03% à 11,19%.

Adhérents[modifier | modifier le code]

Au début du mois d'avril 2010, le parti revendique environ 6 000 membres[11]. En octobre 2012, le parti compte environ 7000 adhérents[9].

Mandats[modifier | modifier le code]

Après les élections cantonales grisonnes de 2010, le PBD se présentait également pour la première fois à des élections renouvelées et rafle 26 mandats. L'UDC gagne 4 sièges mais les résultats montrent que le parti de l'UDC n'a pas réussi sa tentative de gagner tous les sièges qu'elle avait perdus lors du transfert vers le PBD. Alors que l'UDC était le troisième parti en termes de sièges à la suite des élections de 2006 avec 32 sièges, il est relégué loin derrière à la cinquième place avec désormais 4 sièges.

En juin 2008, lors d'un sondage mené par Isopublic, le PBD est représenté par deux membres au Conseil fédéral bien qu'il n'est crédité que de 3,8 % des intentions de vote[12]. Après la démission de Samuel Schmid en décembre 2008, le PBD ne présenta aucun candidat pour reprendre le siège qui fut attribué à Ueli Maurer de l'UDC. Deux nouvelles sections ont été fondées en Thurgovie et en Argovie dans le courant du mois de novembre 2008[13], alors que la première section romande a vu le jour en Valais en janvier 2009[14]. Le 8 février 2009, la glaronais Martin Landolt est élu Conseiller national à la suite de la démission du socialiste Werner Marti. Cette élection va permettre au PBD dès la session parlementaire de mars de posséder son propre groupe parlementaire.

Sections[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Chancellerie fédérale, La Confédération en bref,‎ 2012 (lire en ligne), p.22
  2. Répartition des mandats, Office fédéral de la statistique, consulté le 5 avril 2014
  3. Exécutifs cantonaux, Office fédéral de la statistique, consulté le 5 avril 2014
  4. « Un nouveau parti bourgeois sur la scène politique », sur swissinfo.ch (consulté le 29 juin 2008)
  5. « Les dissidents bernois créent le Bürgerlich-Demokratische Partei », sur swissinfo.ch (consulté le 29 juin 2008)
  6. « Nouvelle défection au sein de l'UDC à Glaris (Le Temps) », sur www.letemps.ch (consulté le 12 juillet 2008)
  7. « Page d'accueil du PBD de Glaris (en allemand) », sur bdp-gl.ch (consulté le 12 juillet 2008)
  8. « UDC: les dissidents grisons prennent le même nom que les bernois (Parti bourgeois démocratique) », sur tsr.ch (consulté le 15 juillet 2008)
  9. a et b http://www.rts.ch/info/regions/neuchatel/4366789-le-pbd-d-eveline-widmer-schlumpf-s-etend-en-suisse-romande.html
  10. «Une défaite amère en forme de signal d'alarme», 20 minutes, consulté le 5 avril 2014
  11. http://www.letemps.ch/Page/Uuid/4a037afe-41bc-11df-807f-15ce65b6dde2/Lapp%C3%A9tit_du_PBD_effraie_le_centre_droit
  12. « Fort de nombreuses têtes, le nouveau PBD n'a pas de base (Le Temps) », sur www.letemps.ch (consulté le 12 juillet 2008)
  13. « Bientôt une cinquième section cantonale du PBD (20 minutes) », sur www.20min.ch/ro/
  14. n:Suisse : Une première section francophone du Parti bourgeois démocratique sera créée en janvier 2009 sur Wikinews
  15. www.bdp.info/media/archive1/FondationFR_091029_fr.pdf
  16. « Site du Parti Bourgeois démocratique de Genève, rubrique Qui sommes-nous », sur pbd-ge.ch (consulté le 8 décembre 2013)