Burbach (Bas-Rhin)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Burbach
Blason de Burbach
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Saverne
Canton Drulingen
Intercommunalité C.C. de l'Alsace Bossue
Maire
Mandat
Claude Terrasson
2014-2020
Code postal 67260
Code commune 67070
Démographie
Gentilé Burbachois
Population
municipale
309 hab. (2011)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 54′ 06″ N 7° 06′ 45″ E / 48.901667, 7.112548° 54′ 06″ Nord 7° 06′ 45″ Est / 48.901667, 7.1125  
Altitude Min. 238 m – Max. 348 m
Superficie 6,34 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte administrative du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Burbach

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte topographique du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Burbach

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Burbach

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Burbach

Burbach est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Abandonnés par ses habitants en 1527, Burbach et son annexe Willer furent repeuplés en 1559, par les réfugiés calvinistes venus de Normandie et de Lorraine. Au cours du XVIIIe siècle, le village, qui appartenait alors aux comtes de Nassau-Sarrewerden, a joué un rôle de premier plan dans l'histoire. Il arriva parfois même que la commune décida de vouloir former une république indépendante.

En 1722, le maire, Jean Marquis, fut avec Dominique Striebel de Weyer l'un des meneurs de la rébellion des paysans. Abraham Bläss, soldat de la Révolution et futur procureur de la commune, fut le premier à y chanter la Marseillaise. Le 24 octobre 1792, des jeunes de Burbach se rendirent avec ceux de Schopperten et de Keskastel à Neusaawerden pour bastionner Ebel, le dernier bailli des princes de Nassau-Weilbourg, et le forcer à fuir en Allemagne ! Burbach fut la première commune du comté à demander son rattachement à la France révolutionnaire.

Le tilleul au centre du village occupa une place très importante dans la vie communale puisque les hommes s'y réunissait autour pour prendre les décisions les plus importantes. Au printemps, lors de la nuit des sorcières, il servait également de point de regroupement aux charrettes de fumiers déplacées pas les garnements du village.

Malgré des périodes noires et des violences suscitées par la présence de plusieurs religions, les différentes confessions essayèrent de cohabiter paisiblement. En 1850, on dénombrait à Burbach 294 luthériens, 199 réformés, 11 catholiques et 11 israélites.

Légende[modifier | modifier le code]

Le village de Burbach est réputé dans les localités voisines pour sa légende sur le tilleul du village: ancien arbre situé au centre de la commune. En effet, ce majestueux tilleul fut le théâtre d'une ancienne histoire.

Il y a très longtemps, la rencontre entre un petit garçon et un écureuil fit naître une grande amitié. Peu avant décembre, l'écureuil commençait à faire des provisions afin d'hiberner durant l'hiver. Il alla ramasser avec son nouvel ami des milliers de noisettes et alla les cacher à l'intérieur du tilleul, celui-ci possédait à l'époque un trou qui permettait d'y pénétrer. La neige et le froid venu, les deux amis se réfugièrent dans le grand arbre pour y dormir et manger tout l'hiver. A l'arrivée du printemps, le petit enfant n'arrivait plus à sortir du trou. Celui-ci s'était rétrécit comme si une mystérieuse force l'en avait décider. Entendant les cris de l'enfant, les habitants du village accoururent pour aider le petit garçon. L'écureuil, effrayé par la foule, s'enfuit loin dans la forêt. Incapable de venir en aide à l'enfant, les habitants décidèrent de fermer le trou avec une grosse pierre et de le laisser à l'intérieur, afin de cacher cette tragédie honteuse aux villages voisins. De nos jours, l'ouverture de l'arbre est toujours fermée et on raconte que chaque année, à l'approche de l'hiver, un écureuil passe devant le tilleul afin d'y déposer une noisette.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Burbach

Les armes de Burbach se blasonnent ainsi :
« D'argent à l'arbre arraché de sinople. »[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Armand Quirin[2]    
2001 2008 Armand Quirin    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 309 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
230 367 423 520 567 572 566 551 501
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
502 515 518 527 515 468 462 455 446
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
455 429 445 389 390 349 348 346 313
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
297 308 302 286 288 309 319 322 309
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Monuments[modifier | modifier le code]

L'archéologue Robert Fohrer et son équipe ont exploité, à partir de 1906, un important gisement, attestant, à l'époque interglaciaire, la présence en ce lieu et dans la vallée de la Sarre de rhinocéros, d'hippopotames, d'éléphants et d'hommes primitifs. Ainsi, un rhinocéros en pierre a été construit et s'élève au milieu du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :