Bolloré Bluecar

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Bolloré Bluecar
Bolloré Bluecar

Marque Bolloré
Années de production 2011 -
Classe Citadine
Usine(s) d’assemblage Drapeau de l'Italie Usine Pininfarina de San Giorgio Canavese
Moteur et transmission
Moteur(s) Électrique
Puissance maximale 45[1] kW
Couple maximal 170 Nm
Poids et performances
Poids à vide 1 120 kg
Vitesse maximale 110[2] km/h
Accélération 0 à 100 km/h en -,
0 à 60 km/h en 6,3 s
Consommation 14 kWh/100 km
Émission de CO2 0[3] g/km
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) 3 portes
Dimensions
Longueur 3 650 mm
Largeur 1 700 mm
Hauteur 1 610 mm
Chronologie des modèles
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La Bolloré Bluecar est une petite voiture électrique de ville conçue par le fabricant de batterie Batscap (Bolloré 80 % et EDF 20 %)[4] installé à Ergué-Gabéric, commune périphérique de Quimper, en Bretagne, et près de Montréal au Canada, modèle dérivé de la Bluecar du groupe Bolloré. Sa commercialisation a démarré en février 2013.

Historique[modifier | modifier le code]

Prototype[modifier | modifier le code]

La Bluecar est une voiture en forme de bulle conçue par l'ingénieur Philippe Guédon, ancien PDG de Matra Automobile, père de l'Espace, et a été réalisée par le constructeur pour présenter un nouveau type de batteries au lithium-métal polymère. La première version, initialement connue sous le nom de code VBE1 ou Blue Car 1, a été présentée lors de salons automobiles. Une évolution du modèle, la Blue Car 2, a été produite à 6 exemplaires (avril 2007). Le véhicule comporte 3 places à l'avant et 2 places à l'arrière. La Blue Car a été homologuée pour rouler sur la voie publique en novembre 2007[5].

Modèle de série 2013[modifier | modifier le code]

Batscap, après avoir été en discussion avancée avec différents constructeurs automobiles, a finalement signé un partenariat avec Pininfarina et créé une société commune avec le constructeur italien pour ce projet[6]. La voiture est fabriquée à Turin dans les ateliers de Pininfarina et siglée du nom du carrossier italien[6].

Les batteries sont produites dans les deux usines du groupe Bolloré, à Quimper et près de Montréal[5]. L'usine de Quimper a été inaugurée en juin 2009[7] et celle de Montréal peu de temps après. La mise en production des batteries est lancée en septembre 2009[7]. La société espère « une attente très forte des particuliers urbains ou périurbains intéressés par les problèmes d'environnement »[5].

Technique[modifier | modifier le code]

La batterie qui pèse 300 kg est de type LMP (lithium métal polymère). Elle a une tension de 410 volts et une capacité de 30 kWh. Elle se recharge en 13 heures sur une prise domestique 220 V de 8 A ou en 8 heures sur un boitier mural (Bluebox) 220 V de 16 A. Elle est garantie pour une durée de 400 000 km, selon le constructeur. Elle peut fonctionner à une température comprise entre -20 et +60 °C [8].

L'autonomie annoncée est de 250 km en cycle urbain et 150 km en cycle mixte extra-urbain. Une interface pourrait être conçue pour visualiser à distance l’état de charge de la batterie du véhicule via un téléphone portable et particulièrement l'iPhone[9].

La vitesse maximale de la voiture est bridée (bloquée électroniquement) à 107 km/h.

Une heure de charge à 8 A permet de recharger la batterie de 2 %.

L'utilisation du chauffage sur une heure de route fait baisser l'autonomie d'environ 10 %. Selon la température extérieure l'autonomie peut également être différente d'environ 5 %.

Commercialisation[modifier | modifier le code]

Bluecar[modifier | modifier le code]

La voiture de série a été présentée au Mondial de l'automobile de Paris en octobre 2008, pour une commercialisation prévue à l'origine pour fin 2009[10], pour finalement aboutir en 2010.

Les prévisions de production étaient de 1 000 véhicules à la fin 2009 pour atteindre 20 000 véhicules par an à partir de 2012[11].

En juin 2009, lors d'une interview du journal des entreprises, Vincent Bolloré a annoncé qu'il a enregistré plus de 5 000 réservations depuis la présentation de la BlueCar au salon de Genève en mars 2009. « On a déjà 5 000 réservations. La demande est considérable. (...) C’est plus que nos objectifs. On pensait 1 000 ou 2 000.»[7]

Dans un article du Figaro[12] daté du 31/08/2010, Vincent Bolloré annonçait que la BlueCar était en cours de certification.

Depuis février 2013, le modèle quatre places produit par Pininfarina est disponible à la vente[13]. Il est commercialisé sur Internet et par un réseau de distributeurs locaux. Le prix annoncé est de 12 000 €, qui tient compte en France de la prime d'État de 7 000 € pour l'achat d'un véhicule électrique. Le constructeur propose une location de la batterie à 80 € par mois (kilométrage illimité). La batterie est échangée à 400 000 km. Il faudra compter également acheter le câble électrique en supplément (non compris dans la vente de la voiture) - 700 € et/ou le montage d'une Bluebox à 1 200 €.

Autopartage[modifier | modifier le code]

Autolib' (Paris)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Autolib' (Paris).

Fin 2011, la voiture quatre places est utilisée en libre service Autolib' de Paris.

En décembre 2013, la ville de Drancy reçoit 37 véhicules. La ville possède son propre dispositif de recharge en plus des bornes des stations Autolib' de la ville[14].

Bluely[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bluely.

En septembre 2013, le Grand Lyon a lancé son service de voitures 100 % électriques, baptisé "Bluely", financé entièrement par le groupe Bolloré. Deuxième grande agglomération après celle de Paris à proposer un tel service, le Grand Lyon met à la disposition des habitants de Lyon et de Villeurbanne, dans un premier temps, une flotte de 130 véhicules dès 2013. Leur nombre atteindra 250 en 2014[15].

BlueCub[modifier | modifier le code]

Article détaillé : BlueCub.

En janvier 2014, la Communauté urbaine de Bordeaux lance son service de voitures électriques en autopartage du groupe Bolloré. Le système, nommé BlueCub, porte sur une centaine de véhicules, 40 à 50 stations dans la ville de Bordeaux et six communes voisines[16].

BlueIndy[modifier | modifier le code]

Le 19 mai 2014, la ville d'Indianapolis aux États-Unis annonce le lancement du premier service de voiture électrique en autopartage en dehors de la France qui sera mis en service sous huit mois. Le système, nommée BlueIndy, porte sur cinq cents véhicules pour mille bornes de recharge. Le groupe Bolloré espère avoir 20 000 abonnés d'ici trois ans. L'investissement initial est de 35 millions d'euros[17]'[18].

Bluesummer[modifier | modifier le code]

En juin 2014 il est annoncé l'arrivée de la version décapotable de la blue car : la Bluesummer[19].

Espionnage industriel[modifier | modifier le code]

Le 10 septembre 2013, le groupe Bolloré, gestionnaire de la société Autolib', dépose plainte contre X pour "espionnage industriel". BMW est mis en cause à travers l'action de deux agents mandatés pour récolter des informations liées aux Autolib'[20].

Caractère "propre" du véhicule[modifier | modifier le code]

Le 18 septembre 2013, saisi par l'association Observatoire du nucléaire, le Jury de déontologie publicitaire publie une décision[21] qui rejette le caractère "propre" de la Bluecar allégué dans les publicités pour cette voiture et sur le site web associé. Comme on peut le constater[22], la société Bolloré a alors retiré le terme "véhicule propre" qui figurait auparavant sur la page web de la Bluecar[23]

Véhicules électriques concurrents[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Puissance-crête
  2. http://www.bluecar.fr/fr/pages-presentation-voiture/caracteristiques-techniques.aspx
  3. Valeur minimale, dépend du mode de production de l'électricité
  4. (en) [1]
  5. a, b et c Le Parisien, 17 novembre 2007, édition de Paris, p. 10, article de Guillaume Zambaux citant Jean-Marc Metais, Avec la Blue Car la voiture électrique devient accessible
  6. a et b La voiture électrique conçue par Pininfarina et Bolloré prend forme, Les Échos, 29 janvier 2008
  7. a, b et c Vincent Bolloré. "La crise est devant nous !", 15 juin 2009, Le Journal des Entreprises
  8. Fiche technique de la Blue Car
  9. bluecar.fr
  10. « Bolloré annonce 250 millions d'euros d'investissements à Ergué Gabéric », sur UsineNouvelle.com,‎ 6 mai 2010 (consulté le 6 mai 2010)
  11. [http://www.autojournal.fr/actualite-automobile/Voitures-electriques-21552.html " La Blue Car disponible fin 2008 ", L'Auto-Journal, 27 décembre 2007.
  12. Article Bolloré veut accélérer le développement de Havas
  13. « Bolloré commercialise la Bluecar », sur environnement-magazine.fr,‎ 22 février 2013 (consulté le 28 février 2013)
  14. « DRANCY S’ÉQUIPE EN BLUECAR », Directmatin,‎ 20 décembre 2013 (consulté le 24 décembre 2013).
  15. « Autolib': Lyon après Paris et avant Bordeaux », autoplus,‎ 29 mars 2013 (consulté le 23 mai 2014).
  16. « C'est parti pour Bluecub, l'Autolib' de Bordeaux ! », autoplus,‎ 10 janvier 2014 (consulté le 23 mai 2014).
  17. « Autolib' se met à l'heure américaine », Lefigaro,‎ 19 mai 2014 (consulté le 22 mai 2014).
  18. « Autolib’ arrive aux Etats-Unis », autonews,‎ 20 mai 2014 (consulté le 22 mai 2014).
  19. Présentation de la Bluesummer
  20. « Espionnage industriel d'Autolib': la défense de BMW face à Bolloré », sur Challenge.fr,‎ 10 septembre 2013 (consulté le 10 septembre 2013)
  21. http://www.jdp-pub.org/BOLLORE-BLUE-CAR-Internet.html
  22. http://www.bluecar.fr/fr/pages-presentation-bluecar/default.aspx
  23. http://www.jdp-pub.org/IMG/png/VISUEL_BLUECAR.png

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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