Épiphane de Pavie

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Épiphane de Pavie
Image illustrative de l'article Épiphane de Pavie
Tympan de la basilique St-Gothard d’Hildesheim représentant le Christ, Saint Gothard et Épiphane.
Naissance 438
Pavie
Décès  
Vénéré par Église catholique romaine Église orthodoxe
Fête 21 janvier

Épiphane de Pavie (438496) fut évêque de Pavie[1] de 466 à sa mort survenue en 496. Avant son épiscopat, Épiphane fut successivement lecteur, sous-diacre puis diacre[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Épiphane accomplit nombre de missions et même d'exploits au service de l’Église, mais le plus important demeure son expédition à Ravenne, où il s'opposa sur la question des droits urbains à Théodoric le Grand, peu après sa défaite contre Odoacre, plaidant pour leur rétablissement. Il y a encore lieu de signaler son ambassade à Toulouse auprès d’Euric pour le compte de l’empereur (Julius Nepos)[3].

Épiphane, cependant, représenta aussi à plusieurs reprises la communauté chrétienne auprès d'importants personnages de l’époque, tels entre autres les rois ariens. Ces controverses et exhortations à des figures dirigeantes s'avérèrent le plus souvent fructueuses, car les dignitaires religieux comme Épiphane jouissaient d'une profonde influence sur les princes et les aristocrates de cette période[4].

Ce succès transparaît par l'issue des négociations d'Épiphane avec Euric, Gondebaud, Odoacre et Théodoric sur le montant de la rançon des captifs italiens que chacun détenait, et dans les pourparlers qui s'ensuivirent avec Odoacre et Théodoric sur la diminution du tribut imposé aux Ligures[4].

Mais Épiphane ne s'adressait pas qu'aux aristocrates, empereurs etc. de ce qui était alors considéré comme le « monde civilisé » ; plus d'une fois au cours des périodes de trouble, il alla trouver les chefs barbares : ainsi lors d'un conflit opposant Anthemius au chef barbare Ricimer, Épiphane appela les deux camps à faire la paix[4].

Épiphane mourut le 21 janvier 496 à l’âge de cinquante-huit ans : il avait à ce moment servi l'Église depuis 30 ans[2].

Le culte de Saint Épiphane[modifier | modifier le code]

Peu après la mort d'Épiphane, Ennodius d’Arles († 521) composa son hagiographie, intitulée Vie de l’évêque Épiphane de Pavie[5]. Ses reliques seront translatées à Hildesheim en 963[6]

C'est un saint des Églises chrétiennes célébré le 21 janvier[réf. nécessaire].

Sa sœur Honorate fut également canonisée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Edward Gibbon, The history of the decline and fall of the Roman empire, E. Claxton & co.,‎ 1862, 291 p.
  2. a et b Andrew Gillett, Envoys and Political Communication in the Late Antique West, 411-533, Cambridge, Cambridge University Press,‎ 2003 (ISBN 0-521-81349-2), p. 285
  3. Alberto Ferreiro, The Visigoths: Studies in Culture and Society, Leyde, Brill,‎ 1999 (ISBN 90-04-11206-5), p. 29
  4. a, b et c (en) Patrick Amory, People and Identity in Ostrogothic Italy, 489-554, Cambridgee, Cambridge University Press,‎ 1997, 1e éd., poche (ISBN 978-0-521-52635-7), p. 201–202
  5. Michael von Albrecht, A History of Roman Literature: From Livius Andronicus to Boethius, Leiden, E.J. Brill,‎ 1997, 1287 p.
  6. Cf. Bernhard Gallistl, Epiphanius von Pavia, Schutzheiliger des Bistums Hildesheim, Hildesheim,‎ 2000 (lire en ligne)

Source[modifier | modifier le code]