Association ouvrière des compagnons du devoir du tour de France
| Association ouvrière des compagnons du devoir du tour de France | |
|---|---|
| Contexte général | |
| Champs d’action | Association à but non lucratif Pour la formation des jeunes et la promotion des métiers |
| Zone d’influence | France et mondiale |
| Fiche d’identité | |
| Fondateur | Jean Bernard |
| Fondation | 1941[1] |
| Siège central | 1 pl St Gervais - 75001 Paris, Île-de-France, France |
| Président(e) | Michel Guisembert, Premier Conseiller |
| Slogan | Soyez de ceux qui construise l'avenir ! |
| Site web | www.compagnons-du-devoir.com |
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| Pays * | |||||
| Région * | Europe et Amérique du Nord | ||||
| Liste | Liste représentative | ||||
| Fiche | 00441 | ||||
| Année d’inscription | 2010 | ||||
| * Descriptif officiel UNESCO | |||||
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L'association ouvrière des compagnons du devoir du tour de France (AOCDTF[2] ou AOCDD ou AOCDDTF) est une association loi de 1901 destinée à la formation et à l'apprentissage de plusieurs métiers artisanaux.
Son objet est de permettre à chacun et chacune de s'accomplir dans et par le métier dans un esprit d'ouverture et de partage.
Son slogan est : Soyez de ceux qui construise l'avenir !
Ces filières, qui n'ont aucun équivalent dans les lycées professionnels de l'Éducation nationale, donnent les ouvriers les plus habiles et les plus savants dans vingt cinq métiers différents.
Sommaire |
[modifier] Formation
D’un niveau scolaire généralement équivalent à celui d’une fin de classe de troisième lors de leur admission (15% des postulants sont bacheliers), les apprentis suivent pendant deux ans une formation en alternance. Pendant six semaines consécutives, ils travaillent en entreprise puis retrouvent le Centre de formation d'apprentissage (CFA) pendant deux semaines. L’entreprise formatrice reste la même durant toute la durée de l’apprentissage, jusqu'à l'obtention du CAP(Certificat d'aptitude professionnelle)ou BEP (Brevet d'études professionnelles selon les métiers).
L'obtention de ce diplôme permettra aux jeunes qui le souhaitent de s'engager sur le Tour de France, (par le biais d'une "adoption", prenant alors l’appellation d'"aspirant" - au titre de Compagnon), afin de se perfectionner au cours de leur voyage.
En effet, on ne devient pas compagnon sans avoir voyagé et le voyage reste l’une des principales caractéristiques de la formation proposée par les Compagnons du devoir. Les futurs compagnons appelés « Itinérants » vont d’entreprise en entreprise, de ville en ville, de région en région, de pays en pays parfaire leurs connaissances professionnelles. Actuellement les compagnons du devoir sont présents dans 45 pays des cinq continents, même si l'expression « Tour de France » reste toujours utilisée par tradition. Cette expérience humaine leur permet d’acquérir adaptabilité et ouverture d’esprit. Au terme de leur Tour de France d’une durée de trois à six ans, les jeunes sont invités à présenter un travail de réception ou « chef d’œuvre » aux compagnons de leur corporation afin de devenir compagnon. Une carrière prometteuse s’ouvre alors à eux en tant que salarié ou entrepreneur.
La trentaine de CFA des compagnons du devoir dispensent une formation initiale dans 21 métiers de la métallurgie, de la construction, de l’agencement et décoration, de l’alimentation, du cuir et du textile :
- charpentier - couvreur - maçon - plombier-chauffagiste, tailleur de pierre, - ébéniste - menuisier, plâtrier-plaquiste-staffeur - peintre - électricien - métallier - constructeur-carrossier - chaudronnier - mécanicien constructeur - mécanicien de précision - tapissier - cordonnier-bottier - maroquinier - sellier - boulanger - [[pâtissier] - jardinier-paysagiste, forgeron, tonnelier ou maréchal-ferrant).
[modifier] Débouchés
Le compagnonnage se présente comme un tremplin pour s'accomplir tant dans l'artisanat que dans l'entreprise[3].
Les ouvriers qui ont fait le compagnonnage sont extrêmement recherchés[4] y compris dans la grande industrie : biscuiterie, automobile, industrie mécanique…
Il est possible de préparer une licence professionnelle en alternance avec les Compagnons du Devoir, (diplôme de niveau II, équivalent Bac+3), c'est une des concrétisation de la grande école des Hommes de métier en compagnonnage.
Après avoir fini leur tour de France, de plus en plus de compagnons complètent avec un diplôme d’ingénieur, via la VAE ou avec une autre école.
[modifier] Les Chiffres
En 2006, elle comptait plus de 8 000 jeunes[5], dont deux tiers d'apprentis.
En 2011
10 000 jeunnes en formation.
Plus de 3 000 jeunes en perfectionement sur le tour de France.
60 pays accessible sur les 5 continents, la liste augmente chaque année.
378 jeunes dans le monde en 2011, l'AOCDTF s'impose comme le leader européen en termes de mobilité dans la formation professionnel.
94 % des apprentis ont un emploi après leur formation.
88 % de réussite au CAP grâce à un accompagnement personalisé.
38 000 entreprises partenaires.
[modifier] Compagnonnage patrimoine immatériel de l’humanité
Le Comité intergouvernemental de l’UNESCO en novembre 2010, a inscrit le compagnonnage comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Pour la transmission des savoirs faire et savoir être dans les métiers.
[modifier] Annexes
[modifier] Notes et références
- Site de l'Association
- Abréviations proposées par le site de l'association
- (fr) (Les compagnons du devoir 2006, p. 22)
- (fr) Huret Marie, « Le compagnonnage, une arme antichômage », L'Express, 22 avril 1999
- (fr) (Les compagnons du devoir 2006, p. 20)
[modifier] Bibliographie
- Les compagnons du devoir, Tout savoir sur les compagnons du devoir, Librairie du Compagnonnage, 1er juin 2006, 223 p. (ISBN 2901362621)
- François Icher, Le compagnonnage, l'amour de la belle ouvrage, éditions Gallimard, coll. « Découvertes »
- François Icher, La France des compagnons Éditions La Martinière,
- François Icher, Les Compagnonnages et la société française au XXe siècle, histoire, mémoire, représentations, Éditions Grancher,
- François Icher, Petit dictionnaire du compagnonnage, Éditions Desclée de Brouwer,
- Étienne Martin-Saint-Léon, Le Compagnonnage, son histoire, ses coutumes, ses règlements et ses rites,
- Émile Coornaert, Les compagnonnages en France, du Moyen Âge à nos jours, Les Éditions ouvrières,
- Pierre Barret et Jean-Noël Gurgand, Ils voyageaient la France. Vie et traditions des Compagnons du tour de France au XIXe siècle, Livre de Poche, Hachette.
[modifier] Articles connexes
- La Grande École des Hommes de Métier en Compagnonnage
- Centre de la mémoire des Compagnons du Devoir
- Fondation de Coubertin
- Jean Bernard
- Compagnonnage
- François Icher, principal historien des compagnons du devoir
- Compagnons du Devoir, journal mensuel de l'association
- Musée de la Maison de l'outil et de la pensée ouvrière
- Musée du Compagnonnage
- Librairie du Compagnonnage