Anthony Ashley-Cooper (10e comte de Shaftesbury)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Anthony Ashley-Cooper.

Anthony Ashley-Cooper (22 mai 1938novembre 2004), 10e comte de Shaftesbury, fut un aristocrate britannique. Il a été porté disparu en France le 4 novembre 2004, et a été vraisemblablement assassiné par son beau-frère pendant une altercation qui concernait le divorce avec sa femme, Jamila Ben M'Barek (en) une ancienne escort girl.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il avait hérité du titre de comte de Shaftesbury en 1961 de son grand-père, le 9e comte ; son père, lord Ashley, étant mort en 1947. Il détenait également les titres subsidiaires de baron Ashley et le baron Cooper. La mère du comte, Françoise Soulier, d'origine française, était la seconde femme de son père.

Lord de Shaftesbury, a étudié à Eton puis à Oxford et avait des résidences à Hove, dans la Cité de Londres, sur la Côte d'Azur, ainsi qu'à Versailles. Bien que membre de la Chambre des Lords, jusqu'à la promulgation de Loi sur la Chambre des Lords de 1999, il y était rarement présent. Il a tenu son discours inaugural (maiden speech) en 1999.

Déçu de ses précédents mariages, il veux changer de vie. Il renonce à sa charge de Lord au profit de son fils. La mort de sa mère le fait sombrer dans la dépression. Il se retire sur la Côte d'Azur, où il intègre ce que l'on appelle la Jet set, fréquentant les bars à hôtesses, il y noie son chagrin dans l'alcool et se montre très généreux avec les personnes qui lui apportent un peu de réconfort. Il cherche une nouvelle épouse car il souhaite avoir a nouveau un enfant : la fille qu'il n'a pas encore eu. C'est lors de ces fréquentations avec des escorts girls qu'il rencontre une jeune femme d'origine tuniso-marocaine, issu d'une milieu modeste, Jamila M'Barek (née en 1961), qu'il épouse rapidement à Hilversum aux Pays-Bas. Elle a prétendu être enceinte de lui. Il lui achète un appartement à Cannes, lui lègue un moulin dans le Gers, et il lui verse une confortable rente mensuelle. Le comte réalise alors que sa nouvelle femme lui a menti (elle n'attend pas d'enfant de lui) et qu'elle ne l'a épousé que par intérêt financier. Le comte retombe alors dans la dépression et recommence ses virées nocturnes dans l'alcool et les rencontres éphémères tarifées. Le couple se déchire rapidement. Anthony rencontre alors Nadia Orch mère de 3 enfants[1]. Il veux refaire sa vie avec elle, car il ressent qu'elle l'aime sincèrement. Surtout que Nadia lui annonce qu'elle pense être enceinte de lui. Le comte entame donc une procédure de divorce, faisant ainsi craindre à Djamila de perdre son train de vie et les bénéfices de l'important héritage qui devenait caduc en cas de rupture du mariage, d'autant que celle-ci entretenait financièrement son frère Mohamed, alors simple salarié vivant à Munich en Allemagne[2], ouvrier le jour, voiturier la nuit, divorcé, père de 2 enfants. Le 6 avril 2005, le corps du comte de Shaftesbury a été retrouvé, à l'état de squelette, dans une décharge sauvage à Théoule-sur-Mer dans les Alpes-Maritimes. Sa veuve Jamila et son frère Mohamed M'Barek ont été condamnés chacun le 25 mai 2007 à 25 ans de réclusion criminelle assortis d'une peine de sûreté de 18 ans pour son meurtre[3],[4].

Mariages et enfants[modifier | modifier le code]

Le comte a été marié trois fois :

Références[modifier | modifier le code]

  1. « La comtesse méprise les persiflages de sa rivale » Article de Valérie Brioux publié le 24 mai 2007 dans Le Parisien
  2. « L'épouse du lord était "comme une enfant dans une confiserie" » Article de Pascale Robert-Diard publié le 25 mai 2007 dans Le Monde
  3. Lord Shaftesbury : 25 de prison pour les M'Barek Article publié le 26 mai 2007 dans Le Nouvel Observateur
  4. L'affaire de Jamila M'Barek sur babnet.net

Articles de presse[modifier | modifier le code]

Documentaires télévisés[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]