Hilarion de Gaza

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La tentation de saint Hilarion, Dominique Papety, vers 1843 (Musée des beaux-arts de Montréal).

Hilarion de Gaza, l'un des saint Hilarion, naquit en Palestine, au sud de Gaza. Sa légende est surtout connue par La Légende dorée. Il est mort à Chypre en 372. Les détails de sa vie ont été racontés par saint Jérôme en 390 et par saint Épiphane de Chypre.

Hagiographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille aisée, ses parents l'envoyèrent faire des études à Alexandrie, en Égypte.

Baptisé vers l'âge de 15 ans, il partit au désert rejoindre saint Antoine qui était déjà célèbre. Après être resté trois mois auprès de lui, il décida de se faire ermite à son tour, à Maïouma, près de Gaza. Ses parents étant morts, il vendit son patrimoine et partit en solitaire.

Vie monastique[modifier | modifier le code]

Création des laures[modifier | modifier le code]

Hilarion implante la vie érémitique à Gaza. Une nouvelle organisation y prend corps, celle des Laures : les ermites installent leurs habitations individuelles le long d'une avenue (laura en grec) qui conduit à l'église ou oratoire où ils se retrouvent quelques fois par semaine. De plus ils se soumettent à la direction spirituelle d'un abbé tout en gardant leur indépendance de mouvement.

Développement des laures[modifier | modifier le code]

Le système de laures eut du succès et se développa, grâce à Chariton le Confesseur, dans le désert de Judée et sur tout le territoire qui va de la mer Rouge à Ninive. C'est la préfiguration, en fait, de la vie érémitique groupée, plus tard institutionnalisée par les chartreux.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

À Gaza, Hilarion vécut dans la plus totale austérité, ne changeant de tunique que quand celle qu'il portait tombait en lambeaux, se nourrissant de quelques figues et de lentilles. Il accueillait tous les malades qui venaient à lui, chassait les démons, et guérissaient tous les fidèles qui le rejoignaient, comme par exemple les enfants d’Elpide et d'Aristenète, à Gaza, et bien d'autres, longuement décrites par saint Jérôme.

À l'instar de son maître, saint Antoine, il subit de nombreuses tentations mais triompha de toutes. C'est sur cette réputation qu'on lui emmenait de nombreux malades possédés par le démon, qu'il guérissait toujours.

Exil et mort[modifier | modifier le code]

Pour échapper à la persécution de Julien, qui avait fait détruire son monastère, il partit en Égypte, y séjourna quelque temps avant de partir pour la Sicile et pour la Dalmatie. Il arriva enfin à Chypre où il mourut aux environs de 372.

Hilarion avait eu une vision où sa mort lui était annoncée. Il s'étendit alors et s'écria :

« Sors, mon âme, sors de ton corps, brise les derniers liens. Pourquoi tarder encore? Il y a bientôt soixante ans que tu sers le Christ, peux-tu craindre la mort ? »

— Citation issue du texte de saint Jérôme.

Il est fêté le 21 octobre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Deux villes portent son nom :

Sources[modifier | modifier le code]

Château Saint Hilarion à Chypre
  • Encyclopædia Universalis - Edition 1975 - Volume 19 - page 887 - ISBN 2-85229-281-5
  • Tout ou partie de cet article est issu d'une traduction d'un article de la Catholic Encyclopedia, encyclopédie catholique dont le contenu est dans le domaine public.
  • Vie des Saints pour tous les jours de l'année - Abbé L. Jaud - Tours- Éditions Mame - 1950.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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