Amplificateur pour guitare électrique
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L'amplificateur pour guitare (généralement appelé « ampli guitare ») est un appareil électrique servant à restituer le son d'une guitare, qu'elle soit électrique, électro-acoustique ou basse. On peut considérer deux grandes parties consitutant un amplificateur pour guitare :
- Une partie électronique pour l'amplification (au sens large) pour mettre en forme le signal électrique fourni par l'instrument.
- Une partie électro-mécanique où un haut-parleur convertit ce signal électrique en signal acoustique.
Sommaire |
[modifier] Une structure à étages
Le rendu sonore du signal d'une guitare se fait en plusieurs étapes. D'un côté, on trouve la partie électronique d'amplification, où le signal électrique issu de la guitare est mis en forme. Cette partie peut être sous-divisée en préamplification et amplification de puissance. D'un autre côté, on trouve la partie électro-mécanique où un haut-parleur transforme le signal électrique en signal acoustique.
De façon quelque peu trompeuse, le terme "amplificateur pour guitare" sert souvent à désigner le tout. Cela vient du fait que de très nombreux modèles regroupent les différents étages en un seul appareil. On parle alors de "combo". Il est pourtant possible, et cela est très courant pour le matériel haut-de-gamme, de séparer les étages en différents appareils pour plus de modularité. On parle alors de "tête d'ampli" à laquelle on va connecter un baffle, en majorité constitué de 4 hauts parleurs de 12" (4x12).
[modifier] Préamplification
Son but est d'adapter en impédance et en niveau le signal issu de la guitare qui n'a une amplitude que de quelques centaines de millivolts sous une impédance élevée. Il comporte en général en sus des "correcteurs de tonalité" plus ou moins complexes ; des étages conçus pour être saturés (créer de la "distorsion") et souvent une "réverbération" (simulant la réverbération naturelle d'une pièce de grande taille) Les préamplis comportent aussi souvent plusieurs canaux aux destinations (un clair et un saturé par exemple) et à aux couleurs sonores différentes
Pour ce faire, l'utilisateur dispose de plusieurs boutons de contrôle :
- l'égalisation, généralement sur trois bandes : basses (150-200Hz)/mediums (1-1,2kHz)/aigus (4-5kHz),
- le contour, un filtre actif qui correspond généralement à augmenter les basses et les aigus tout en creusant les médiums,
- la distorsion (drive ou gain) qui permet de saturer le signal.
[modifier] Amplification de puissance
L'étage amplificateur de puissance est quant à lui chargé de fournir le courant nécessaire au fonctionnement du ou des haut-parleurs.
[modifier] Haut-parleur
Le haut parleur est le dernier maillon de la chaîne de restitution. Son rôle est de transformer le signal électrique en un signal acoustique audible.
Le haut-parleur est systématiquement monté dans une enceinte. Une enceinte peut donc contenir plusieurs haut-parleurs.
Le haut-parleur participe énormément à la coloration du son en amplification musicale. C'est pourquoi, lorsque l'on sonorise une guitare, le signal ne provient pas de la sortie line de l'ampli. Le signal est repiqué au moyen d'un micro adapté, placé de différentes manières devant le haut-parleur, afin d'avoir le son recherché.
[modifier] Effets
De nombreux modèles intègrent des effets à rajouter au signal. Le plus courant est la réverbération, qui simule le phénomène de réflexion du son sur les murs d'une salle. Ainsi, elle donne l'impression que l'on joue dans une pièce plus ou moins grande. Elle est souvent effectuée au moyen d'une "ligne à retard à ressort".
[modifier] Types d'amplificateurs
Selon les technologies employées, on peut classer les amplificateurs.
[modifier] À tubes
Les premiers amplis étaient à tubes (souvent improprement nommés « lampes »), premier élément électronique (historiquement) permettant l'amplification d'un signal électrique.
La technologie des tubes est sensible aux vibrations entrainant une réverbération mécanique et une coloration chaude et « chantante ». Les tubes saturent « en douceur » et peuvent supporter des pics d'intensités plus facilement (meilleure dynamique impulsionnelle). Ces propriétés font que pour un son équivalent un ampli à transistors « classique » devra être en gros deux fois plus puissant que son « équivalent » à tubes.
Les trois principaux inconvénients du tube sont sa relative fragilité (chocs), son usure et son coût élevé.
Il bénéficie d'un certain prestige culturel, sa sonorité étant considérée comme plus « chaleureuse » que celle d'un ampli à transistor, ce qui explique que la grande majorité des guitaristes préfère généralement de loin un ampli à lampes, tout comme nombre de passionnés de hi-fi.[réf. nécessaire] Cette impression de chaleur est partiellement due aux harmoniques paires générées par les lampes (les transistors générant des harmoniques impaires moins agréables pour l'oreille humaine).
Pour les professionnels et les stars de la guitare, et malgré les rigueurs de la route, l'amplification à lampes reste le standard incontournable.
[modifier] À transistors
Un jour est apparu le transistor : plus petit, moins gourmand en électricité, plus fiable, et de coût modique. Sa linéarité donne un son moins chaud que les amplis à lampes.
À titre informatif, il existe plusieurs puissances d'ampli à transistors (RMS)
- <20W : permet de jouer seul.
- 40/50 : permet de jouer en groupe pour des répétitions.
- 80/100W : Permet de jouer sur les petites scènes en direct, c'est-à-dire que le son n'est pas repiqué par un micro (ex : bars)
- 400W : Permet de jouer sur des scènes plus grosses en direct (ex : 200 personnes).
- >400W : sonorisation professionnelle, généralement gérée par un ingénieur du son. Le son de l'ampli est repris par un micro, et dans ce cas le placement de ce dernier plus ou moins en face du haut-parleur, est très important pour assurer un son homogène.
[modifier] À modélisation
Les amplis à lampes étant plus chers, les constructeurs tentent de simuler la coloration du son produit par les tubes. La facilité d'utilisation et la fiabilité de ces simulations ont permis l'explosion de ce marché, même si la qualité du son et la ressemblance avec l'original sont discutables.
Pour des raisons de droit des marques, différentes appellations masquent des simulations d'amplis célèbres :
- Dénominations usuelles (même s'il n'y a aucun standard fixé) :
- Fender = Black Face/Tweed, Twin
- Vox = ACXX
- Marshall = UK (Brit.)
- Mesa Boogie = Numetal, Treadplate, Diamond Plate, Boogie
- Soldano = US
- Dénominations Vox :
- Boutique Cl = Dumble Special Clean Channel
- Boutique Od = Dumble Special Overdrive Channel
- Black (2x12) = Fender 65 (Twin Reverb)
- Tweed (4x10) = Fender 59 Bassman
- AC15 = 1962 VOX AC15
- AC30 TB = 1964 VOX AC30 With Top Boost
- UK 70'S = 1968 Marshall Plexi 50 Watts
- UK 80'S = 1983 Marshall JCM 800
- UK Modern = 2000 Marshall JCM 2000 TSL 100
- Numetal = 2001 Mesa Boogie Dual Rectifier
- US Higain = 1993 Soldano SLO 100
- Dénominations Berhinger :
- Brit. Class A = Vox AC30 Bass + Trebble Boost (Utilisateurs connus : Beatles, The Who, Bryan May (Queen) & U2)
- Brit. Blues = JTM 45 (1er ampli Marshall)
- Brit. Classic = 1959 Marshall Plexi 100 Watt (Utilisateurs connus : Jimi Hendrix, Eric Clapton &Jeff Beck)
- Brit. Hi-Gain = Base "Marshall JCM 800" (Utilisateurs connus : Slash & Michael Landau’s)
- Brit. Class A 15W = Base "Vox AC15"
- Numetal Gain = Base 1994 Mesa Boogie Dual Rectifier Trem-O-Verb (Utilisateurs connus : John Petrucci & Steve Lukather)
- Numetal Gain = Tête de "Mesa Boogie Dual Rectifier"
- American Blues = Fender Bassman
- Modern Class A = Matchless Chieftain
- Modern Hi-Gain = Soldano (contrôles Basses-Med-Aigus post gain, à cause de la distortion. Utilisateurs connus : Steve Vai, Joe Satriani, Steve Lukather, Nuno Bettencourt )
- Classic Clean = Roland JC-120
- AND Deluxe = Mix entre le "1960 Fender Blackface Deluxe" et le "’50s Fender Bassman"
- AND Custom = Modélisation sur une base de "1965 Marshall JTM 45 Bluesbreaker"
- Small Combo = 1960 Tweed Champ
- Non Top Boost = Vox AC30 (Pas de trebble boost, première version de l'ampli, utilisé par Bryan Adams en studio)
- Classic 50W = Base "Marshall Plexi 50 Watt", modifiée pour que les effets appliqués puissent être entendus
- Savage Beast = Engl Savage 120
- Calif. drive = Base Mesa Boogie Mark II c (simulation du canal de distorsion. Son se rapprochant de Santana)
- Calif. clean = Base Mesa Boogie Mark II c (simulation du canal clean. Son se rapprochant d'un Fender)
- Custom Clean. = Dumble Special (simulation du canal clean)
- Custom Drive = Dumble Special (simulation du canal de distorsion)
- Custom Class A = Budda Twinmaster
- Custom Hi-Gain = 1969 50-Watt Marshall Plexi.