Alain Carpentier

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Alain Carpentier

Naissance 11 août 1933
Nationalité Flag of France.svg Française
Profession

Alain Carpentier, né à Toulouse le 11 août 1933, est un chirurgien et cardiologue français exerçant au département de chirurgie cardio-vasculaire et de transplantation d'organes de l'Hôpital européen Georges-Pompidou à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Toulouse, Alain Carpentier grandit dans les Vosges, à Épinal, où son père, Pierre, est ingénieur en chef du Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme de 1945 à 1954[1].

De 1982 à 2000, il est Chef du Département de Chirurgie Cardio-vasculaire de l’Hôpital Broussais à Paris[2].

Professeur émérite à l’Université Pierre-et-Marie-Curie (université Paris VI) à Paris, professeur à l'École de Médecine Mount Sinai à New York (É.-U.), il est le fondateur et directeur du laboratoire d'étude des greffes et prothèses cardiaques de l'université Paris VI.

En 1991, il fonde l'Institut du Cœur de Hô-Chi-Minh-Ville. L’Institut du Cœur a pour mission de distribuer des soins de haute qualité aux malades cardiaques vietnamiens, et plus particulièrement aux enfants. Avant la création de ce centre aucune structure dans la région de Hô-Chi-Minh-Ville n’était en mesure d’accueillir ces patients ; aujourd’hui le nombre d’opérations ne cesse de croitre pour faire face à une demande qui croit plus vite encore. Depuis le professeur Alain Carpentier est président des conseils de surveillance de l'Institut du Cœur et du Centre médical international.

La fondation Alain Carpentier a été créée sous l'égide de la Fondation de France : la fondation a créé l'Institut du Cœur de Hô-Chi-Minh-Ville et soutient son activité. Par ailleurs la fondation soutient des recherches qui ont des applications humanitaires[3].

En 1992, il crée le Centre Médical International (CMI)[4], une structure originale de solidarité franco-vietnamienne. Ce centre est animé par des médecins français et vietnamiens. Il sert à la fois les ressortissants français, vietnamiens et étrangers par un service médical de haute qualité. Sa particularité est de reverser intégralement ses bénéfices à l’Institut du Cœur pour financer les opérations cardiaques des enfants vietnamiens indigents. En 2010, 123 opérations cardiaques ont pu être financées.

En 1998, il est le lauréat du Grand Prix de la Fondation pour la recherche médicale, récompensant l'ensemble d'une carrière, pour ses prestigieuses recherches en chirurgie cardiaque.

Il est élu membre de l'Académie des sciences, le 11 décembre 2000, dans la section Biologie humaine et sciences médicales. Il succède à Jean Salençon à la présidence de l'Académie des sciences pour la période 2011-2012.

Il reçoit en 2007 le Prix Albert Lasker pour la recherche médicale[5].

Il est aujourd’hui directeur scientifique de la société CARMAT qu’il a créée en 2008 avec Matra Defense (groupe EADS) et Truffle Capital[6]. Cette création est la suite naturelle de 15 années de recherches marquées, en 1988, par le premier dépôt de brevet sur le cœur artificiel par lui-même, parallèlement aux travaux conceptuels menés avec le CETIM (Centre technique des industries mécaniques), l’alliance, en 1993, avec Jean-Luc Lagardère, président de MATRA, pour la création d’un concept de cœur artificiel complet incluant les ventricules, les actionneurs et une électronique de commande totalement embarquée au sein d’un dispositif unique et la création du GIE CARMAT, les premières implantations animales réussies sur le veau, la conception du système, de matériaux biocompatibles, de polymères particuliers et de technologies embarquées et le dépôt de plusieurs nouveaux brevets concernant l’architecture, la membrane, le « Locking interface device », la pompe et la régulation physiologique de 1995 à 2004.

Ses principales réalisations sont les suivantes :

  • implant des premières bioprothèses valvulaires fabriquées en laboratoire à la fin des années 1960  ; ces valves biologiques d'origine animale sont traitées chimiquement pour éviter le rejet immunologique ;
  • mise au point de différentes techniques de chirurgie plastique et reconstructive des valves cardiaques ; il est désormais quasiment possible de réparer une valve mitrale au lieu de l'enlever et de réparer une valve tricuspide ;
  • découverte de la cardiomyoplastie dynamique, c'est-à-dire la transformation d'un muscle squelettique par stimulation électrique séquentielle en vue de son utilisation comme substitut myocardique chez l'homme ;
  • 28 octobre 2008 mise au point du premier cœur artificiel intégralement implantable[7].
  • Le 18 décembre 2013 il dirige l'équipe médicale qui implante le premier cœur artificiel autonome chez un patient de 75 ans atteint d'insuffisance cardiaque terminale[8], implantation effectuée par l'équipe du professeur Latrémouille à l'hôpital européen Georges-Pompidou à Paris.
  • En 2014, il est élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur pour son invention.

Œuvres et publications[modifier | modifier le code]

  • Utilisation de greffes hétéroplastiques dans le traitement des lésions valvulaires aortiques [Texte imprimé], étude biologique et technique, premiers résultats cliniques, impr. R. Foulon et Cie (Paris) , 1966.
En collaboration 
  • Philosophie du progrès en cardiologie , de Louis Pariente, 2002, (ISBN 978-2840590644).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vivre les Vosges ensemble - no 36
  2. CURRICULUM VITAE Dr Alain CARPENTIER, consulté le 21 décembre 2013.
  3. http://www.fondationdefrance.org/La-Fondation-de-France/Fonds-et-fondations-sous-egide/Toutes-les-fondations/Alain-Carpentier
  4. CMI
  5. (en) « 4 Winners of Lasker Medical Prize », The New York Times,‎ 16 septembre 2007 (lire en ligne)
  6. http://www.carmatsa.com/index.php?option=com_flexicontent&view=items&cid=36&id=110&Itemid=74&lang=fr Site Carmat
  7. futura sciences
  8. Première implantation du cœur artificiel français Carmat - La Parisienne, consulté le 21 décembre 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]