Abdeslam Bouchouareb

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Abdeslam Bouchouareb
Illustration.
Abdeslam Bouchouareb à la Radio Algérienne
Fonctions
Ministre algérien de l'Industrie et des Mines

(6 ans, 5 mois et 19 jours)
Président Abdelaziz Bouteflika
Premier ministre Abdelmalek Sellal
Gouvernement Sellal III et IV
Prédécesseur Amara Benyounès (Industrie)
Youcef Yousfi (Mines)
Successeur Mahdjoub Bedda
Député

(1 an, 11 mois et 14 jours)
Élection 10 mai 2012
Circonscription Wilaya d'Alger
Groupe politique RND

(4 ans, 11 mois et 17 jours)
Élection 30 mai 2002
Circonscription Wilaya d'Oum El Bouaghi
Groupe politique RND
Ministre de l'Industrie et de la Restructuration

(8 mois et 15 jours)
Gouvernement Ouyahia I
Prédécesseur Mourad Benachenhou
Successeur Abdelmadjid Menasra
Président du Conseil national économique et social
[1]
(1 an, 5 mois et 22 jours)
Biographie
Nom de naissance Abdeslam Bouchouareb
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Aïn Kercha
Nationalité Algérienne
Parti politique RND

Abdeslam Bouchouareb, né le [2] à Aïn Kercha, près dans l'actuelle wilaya d'Oum El Bouaghi, en Algérie, est un chef d'entreprise et homme politique algérien.

Il est ministre de l'industrie et de la restructuration de 1996 à 1997 sous la présidence de Liamine Zéroual et ministre de l'industrie et des mines de 2014 à 2017 sous la présidence de Abdelaziz Bouteflika. En fuite à l'étranger depuis 2019, il est condamné à un total de 80 ans de prison.

Biographie[modifier | modifier le code]

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille aisée, après avoir obtenu son baccalauréat en 1972, il passera une dizaine d'années entre Alger et Paris et passera plusieurs diplômes en chirurgie dentaire entre 1977 et 1982.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, il se lance dans les affaires en dirigeant notamment une entreprise de fabrication et distribution de chips, avant de créer la CGEOA, première confédération patronale algérienne[3].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Il entre en politique en 1994 en tant que président du Conseil national économique et social (CNES). Il devient ministre de l'Industrie et de la Restructuration de 1996 à 1997.

Après avoir rejoint le RND, il connaîtra ensuite une relative traversée du désert avec pour seul fonctions celles de commissaire auprès du chef du gouvernement pour la promotion de l'emploi des jeunes en 1998, puis en tant que délégué à l'emploi en 2000 et député de la wilaya d'Oum Bouaghi de 2002 à 2007.

En 2012, il est de nouveau élu député, cette fois de la wilaya d'Alger, il est même vice-président de l'Assemblée populaire nationale. En 2014, il est le directeur de la communication de la campagne présidentielle d'Abdelaziz Bouteflika[4]. Dans la foulée de la réélection du président sortant pour un quatrième mandat, il est de nouveau nommé ministre de l'industrie et des mines, dix-huit ans après son premier passage.

Polémique et affaires judiciaires[modifier | modifier le code]

Affaire Khalifa[modifier | modifier le code]

En 2012, il est renvoyé devant la chambre d'accusation de la cour suprême pour son implication dans le scandale de l'affaire Khalifa pour un crédit de 12 millions de DA jamais remboursé[5].

Panama Papers[modifier | modifier le code]

En , suite de l'affaire des « Panama Papers » sur les paradis fiscaux qui met au jour des révélations, le nom d'Abdeslam Bouchouareb figure sur la liste des personnalités internationales impliquées[6]. Le ministre est propriétaire d'une société offshore, Royal Arrival Corp, domiciliée au Panama. La société créée en exerce dans l'intermédiation commerciale avec plusieurs pays, dont l'Algérie[7].

L'établissement financier luxembourgeois qui a créé la société pour Abdeslam Bouchouareb a confirmé qu’il en était propriétaire, en soulignant qu’elle avait été « constituée en toute transparence ». Selon cet établissement, elle a été créée pour détenir et gérer des biens hérités. En raison des fonctions ministérielles d'Abdeslam Bouchouareb, poursuit-il, « nous avons décidé, avec son accord, de différer toute utilisation de la société, et l’ouverture du compte bancaire chez NBAD Genève n’a jamais été finalisée […]. M. Bouchouareb nous a demandé de geler cette société pendant la durée de ses mandats publics »[8].

Procès[modifier | modifier le code]

Le , il dans le contexte des manifestations de 2019 en Algérie, il est renvoyé devant la Cour suprême[9]. Alors qu'il est en fuite à l'étranger, un mandat d'arrêt international a été émis à son encontre[10].

Son procès par contumace débute le 2 décembre 2019[11]. Il est ajourné au 4 décembre[12]. Le 10 décembre, il est condamné par le tribunal de Sidi M'Hamed à 20 ans de prison pour l'affaire des usines d'assemblage automobile[13].

Le même tribunal de Sidi M'hamed le condamne à 20 ans d'emprisonnement pour des faits de corruption en rapport avec Sovac (producteur algérien des véhicules Volkswagen) et à émis un mandat d'arrêt international à son encontre, Bouchouareb étant en fuite à l'étranger[14].

Le tribunal de Sidi M'hamed sur l'affaire Haddad le condamne à 20 ans de réclusion criminelle pour corruption[15].

Il est condamné à 20 ans d'emprisonnement pour corruption dans l'affaire Tahkout[16]. Sa condamnation est assortie d'un mandat d'arrêt international étant donné qu'il est en fuite à l'étranger.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret exécutif n° 95-255 du 29 août 1995 CONSEIL NATIONAL ECONOMIQUE ET SOCIAL JO N° 48 du 03 septembre 1995, Page 18 Fixant la rémunération du Président du conseil national économique et social
  2. Biographie
  3. http://www.tsa-algerie.com/20150505/abdeslam-bouchouareb-biographie/
  4. « Panama Papers | The Power Players », sur projects.icij.org (consulté le 5 avril 2016)
  5. Affaire Khalifa : deux ex-ministres devant la chambre d’accusation le 25 juillet prochain - Salima Tlemçani - El Watan, 28 juin 2012
  6. « Panama Papers - Algérie : Abdeslam Bouchouareb : le scandale de trop ? », sur Le Point Afrique (consulté le 5 avril 2016)
  7. « Document identifies Bouchouareb as owner », sur www.documentcloud.org (consulté le 5 avril 2016)
  8. « Panama Papers : Abdeslam Bouchouareb possède une société offshore - Actualité - El Watan », sur www.elwatan.com (consulté le 5 avril 2016)
  9. AFP/VOA, « Les dossiers de 12 anciens hauts responsables transmis à la justice », sur voaafrique.com, (consulté le 15 octobre 2020).
  10. Farid BELGACEM, « Mandat d’arrêt international contre Bouchouareb », sur https://www.liberte-algerie.com, Site web, (consulté le 8 décembre 2019)
  11. « Algérie : polémique sur la juridiction compétente pour juger les caciques du système Bouteflika – JeuneAfrique.com », sur JeuneAfrique.com, jeuneafrique1, (consulté le 29 novembre 2019).
  12. La-Croix.com, « Algérie: un procès pour corruption d'ex-dirigeants et patrons ajourné », sur La Croix, lacroix.journal, (consulté le 4 décembre 2019).
  13. « Procès d’Alger : 15 ans de prison pour Ahmed Ouyahia, 12 ans pour Sellal, acquittement pour Zâalane - Radio M », sur Radio M, (consulté le 10 décembre 2019).
  14. liberte-algerie.com, « 20 ans de prison pour Bouchouareb, 12 ans pour Ouyahia et 10 ans pour Oulmi: Toute l'actualité sur liberte-algerie.com », sur http://www.liberte-algerie.com/ (consulté le 24 juin 2020)
  15. liberte-algerie.com, « 18 ans de prison pour Haddad, 12 ans pour Ouyahia et Sellal: Toute l'actualité sur liberte-algerie.com », sur http://www.liberte-algerie.com/ (consulté le 1er juillet 2020)
  16. Dib Nassima, « Tribunal de Sidi M’hamed: Mahieddine Tahkout condamné à 16 ans de prison ferme », sur www.aps.dz (consulté le 15 juillet 2020)