Abdeslam Bouchouareb

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Abdeslam Bouchouareb
Illustration.
Abdeslam Bouchouareb à la Radio Algérienne
Fonctions
Ministre algérien de l’Industrie et des Mines

(4 ans, 2 mois et 21 jours)
Président Abdelaziz Bouteflika
Premier ministre Abdelmalek Sellal
Gouvernement Sellal III et IV
Prédécesseur Amara Benyounès (Industrie)
Youcef Yousfi (Mines)
Successeur Mahdjoub Bedda
Député de la Wilaya d'Alger
En fonction depuis le
(6 ans, 2 mois et 10 jours)
Élection 10 mai 2012
Groupe politique RND
Député de la Wilaya d'Oum El Bouaghi

(5 ans)
Groupe politique RND
Ministre de l’Industrie et de la Restructuration

(8 mois et 15 jours)
Président Liamine Zéroual
Premier ministre Ahmed Ouyahia
Gouvernement Ouyahia I
Prédécesseur Mourad Benachenhou
Successeur Abdelmadjid Menasra
Président du Conseil national économique et social
[1]
(1 an, 5 mois et 22 jours)
Biographie
Nom de naissance Abdeslam Bouchouareb
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Aïn Kercha
Nationalité Algérienne
Parti politique RND

Abdeslam Bouchouareb est un homme politique algérien, ancien dirigeant d’entreprise né le [2] à Aïn Kercha, près d'Oum El Bouaghi, en Algérie.

Titres et Diplômes[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille aisée, après avoir obtenu son baccalauréat en 1972, il passera une dizaine d'années entre Alger et Paris et passera plusieurs diplômes en chirurgie dentaire entre 1977 et 1982.

Dans les années 1980 il se lance dans les affaires en dirigeant notamment une entreprise de fabrication et distribution de chips, avant de créer la CGEOA, première confédération patronale algérienne[3].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il entre en politique en 1994 en tant que président du Conseil national économique et social (CNES). Il devient ministre de l’Industrie et de la Restructuration de 1996 à 1997.

Après avoir rejoint le RND, il connaîtra ensuite une relative traversée du désert avec pour seul fonctions celles de commissaire auprès du chef du gouvernement pour la promotion de l'emploi des jeunes en 1998, puis en tant que délégué à l'emploi en 2000 et un poste de député de la wilaya d'Oum Bouaghi de 2002 à 2007.

En 2012 il est de nouveau élu député, cette fois de la wilaya d'Alger, il est même vice-président de l'Assemblée populaire nationale. En 2014 il est le directeur de la communication de la campagne présidentielle d'Abdelaziz Bouteflika[4]. Dans la foulée de la réélection du président sortant pour un quatrième mandat, il est de nouveau nommé ministre de l'industrie et des mines, dix-huit ans après son premier passage.

Les affaires[modifier | modifier le code]

Affaire Khalifa[modifier | modifier le code]

En 2012 il est renvoyé devant la chambre d'accusation de la cour suprême pour son implication dans le scandale de l'affaire Khalifa pour une crédit de 12 millions de DA jamais remboursé[5].

Panama Papers[modifier | modifier le code]

En avril 2016 à la suite de l'affaire « Panama Papers » sur les paradis fiscaux qui met au jour des révélations, le nom d'Abdeslam Bouchouareb figure sur la liste des personnalités internationales impliquées[6]. Le ministre est propriétaire d'une société offshore, Royal Arrival Corp, domiciliée au Panama. La société créée en avril 2015 exerce dans l'intermédiation commerciale avec plusieurs pays, dont l'Algérie[7].

L’établissement financier luxembourgeois qui a créé la société pour Abdeslam Bouchouareb a confirmé qu’il en était propriétaire, en soulignant qu’elle avait été « constituée en toute transparence ». Selon cet établissement, elle a été créée pour détenir et gérer des biens hérités. En raison des fonctions ministérielles d’Abdeslam Bouchouareb, poursuit-il, « nous avons décidé, avec son accord, de différer toute utilisation de la société, et l’ouverture du compte bancaire chez NBAD Genève n’a jamais été finalisée […]. M. Bouchouareb nous a demandé de geler cette société pendant la durée de ses mandats publics »[8].

Au début du mois d'avril 2017, un nouveau scandale éclate lorsque l'on apprend que son ministère à agréé un ancien marchand de légumes à faire du montage de véhicules Hyundai en Algérie. Il s'avère que les véhicules sont pratiquement montés à leur arrivée et que seules les roues restent à installer. Mr Bouchouareb sera obligé de reconnaître que Tahkout est en adéquation avec le cahier des charges émis par son ministère et promet que le cahier des charges sera revu une fois de plus mais pas retroactivement.

Références[modifier | modifier le code]