Virollet

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Virollet
Virollet
Mairie de Virollet.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saintes
Canton Saintonge Estuaire
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Gémozac et de la Saintonge viticole
Maire
Mandat
Jean Geay
2014-2020
Code postal 17260
Code commune 17479
Démographie
Gentilé Virolletais
Population
municipale
262 hab. (2016 en diminution de 0,38 % par rapport à 2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 33′ 04″ nord, 0° 43′ 02″ ouest
Altitude Min. 17 m
Max. 46 m
Superficie 10,01 km2
Localisation

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Virollet est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Virolletais et les Virolletaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Virollet se situe dans le sud-ouest du département de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine, dans l'ancienne province de Saintonge. Appartenant au Midi de la France — on parle plus précisément de « Midi atlantique »[2], au cœur de l'arc atlantique, elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Virollet
Épargnes Saint-André-de-Lidon
Chenac-Saint-Seurin-d'Uzet Virollet Gémozac
Mortagne Brie-sous-Mortagne Saint-Germain-du-Seudre

Toponymie[modifier | modifier le code]

Virollet tire son nom de la langue d'oïl virolet, « tourniquet, petit moulin à vent (jouets) », pour désigner un vrai, minuscule, moulin à vent[3],[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Il n’existe pas de traces de cette localité avant l’arrivée des moines cisterciens au XIIe siècle, qui édifient un prieuré puis l’importante abbaye de Madion. Ils cultivent la lande et établissent des pêcheries dans les fosses le long de la Seudre.

L’abbaye de Madion, peut-être fondée au XIe siècle, a été très puissante, propriétaire de vastes domaines, en particulier d’immenses étendues de forêts appelées Bois Rigaud situées dans la principauté de Mortagne. Le premier abbé connu, Guillaume, y vit vers 1200.

Épargnée par la guerre de Cent Ans, elle est victime des guerres de religion. En 1568, les Protestants la détruisent, brûlent les archives et les religieux sont massacrés. Par la suite, l’abbaye n’a que des abbés commanditaires.

Comme le rappelle l’inscription latine[précision nécessaire], c’est Dom Martin De Marchais qui entreprend cent ans plus tard sa restauration. Malgré ces réparations, l’abbaye retombe vite dans un état lamentable. La messe y est cependant célébrée jusqu’en 1790 par le curé Vanderquant de Virollet.
À cette date, l’abbaye et toutes ses dépendances sont déclarées biens communaux et vendues à différents particuliers.

Le nom d’un lieu-dit Combe de la Bataille, au XVIIe siècle, indiquerait[réf. souhaitée] une échauffourée entre soldats du Roi et Protestants réunis secrètement.

Les premiers pieds de tabac importés en France par Jean Nicot auraient été plantés sur des terrains de cette paroisse dénommée Virollet de Madion dans un rôle d’imposition datant du XVIIIe siècle.

Des carrières de sable et de pierre à chaux sont exploitées au XIXe puis au XXe siècle par des réfugiés italiens. Des fours à chaux qui fournissaient à la région la chaux utilisée pour la préparation de la bouillie bordelaise en traitement de la vigne et le blanchiment des murs des habitations s’y trouvent encore.

À l’entrée du village existe encore, construit sur le ruisseau la Maisonnette, un lavoir qui servait également d’abreuvoir aux animaux par temps de sécheresse. Tout près, l’aire de loisirs du Petit Perou est un lieu agréable et verdoyant.

Sur les terrains boisés, les clônes ou mares au nombre de 11 sur l’étendue de la commune sont caractéristiques d’un sol retenant les eaux de pluie.

Une pierre de gué, rapportée près de l’église, provenant d’un passage sur la Seudre, aurait aidé[réf. souhaitée] Charlemagne à se rendre dans la région.

Sur les terrains sablonneux, l’activité consiste en une polyculture à prédominance viticole pour le cognac, pineau, vin de pays et production de plants de vigne greffés vendus en France et à l’étranger.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2014 Jean-Guy Arrivé    
2014 En cours Jean Geay DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6].

En 2016, la commune comptait 262 habitants[Note 1], en diminution de 0,38 % par rapport à 2011 (Charente-Maritime : +2,64 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
482446406436476489503508478
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
495512535502473507506515492
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
479439415373358392340320308
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
295277258238243238256259261
2013 2016 - - - - - - -
248262-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Scène de vendanges.
  • Reproduction d’une scène de vendanges, qui en est animée par la cueillette des raisins, faite par les enfants de la commune, le jour du 22 janvier, fête de saint Vincent, patron des vignerons, suivie d’une messe dans l’église offrant la bénédiction du saint patron.
Église Saint-Étienne.
  • Église Saint-Étienne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  3. E. de Chambure, Glossaire du Morvan; étude sur le langage de cette contrée, page 219
  4. Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, 1919, page 367
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.