Véra Obolensky

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Véra Obolensky
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 33 ans)
Berlin-Plötzensee (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalités
Activité
RésistanteVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Conflit
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur‎
Ordre de la Guerre patriotique de 1re classe (d)
Croix de guerre 1939-1945Voir et modifier les données sur Wikidata

La princesse Véra Obolensky (en russe : Вера Аполлоновна Оболенская, Vera Apollonovna Obolenskaïa, née Makarova), surnommée Vicky, née le et morte le guillotinée à la prison de Plötzensee à Berlin, est une héroïne de la résistance française d'origine russe.

Vladimir Poutine visitant la tombe de Véra Obolensky (2000)

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, Apollon Apollonovitch Makarov (mort en 1953) faisait partie de la haute société russe, car il avait été vice-gouverneur à Bakou, la famille émigre à Paris pendant la guerre civile russe, en 1920. À neuf ans, elle sera désormais munie d'un passeport Nansen. Après ses études, elle trouve du travail en étant mannequin dans des maisons de couture russes de Paris, puis en devenant secrétaire. Elle épouse le prince Nicolas Alexandrovitch Obolensky (1900-1979) en 1937.

Dès le début de l'occupation de la France en juin 1940, Véra Obolensky entre dans un groupe de résistance française. Son groupe s'agrège avec d'autres groupes et devient L'Organisation Civile et Militaire (OCM). Ce mouvement, dont Jacques Arthuys est le chef (Vicky fut sa secrétaire durant dix ans), est chargé de renseignements et d'évacuer à l'étranger des prisonniers de guerre britanniques. Rapidement, la princesse Obolensky, surnommée Vicky, devient secrétaire générale de l'organisation et participe à des actions de coordination. À partir de 1943, elle aide aussi les prisonniers soviétiques. Elle fait partie des Forces françaises libres à travers le Groupe de Dourdan (grade P2) à l'été 1943 et crée une Union des Patriotes russes.

Véra Obolensky est arrêtée par la Gestapo le 17 décembre 1943, mise en prison, torturée et interrogée. Après le débarquement de Normandie, elle est transférée à Berlin. Elle ne parle toujours pas, mais évoque sa foi chrétienne. Elle est guillotinée dans la prison de Plötzensee[1].

« Vicky » n'a pas de tombe, mais trois plaques immortalisent sa mémoire en France : deux au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois, la dernière à Rueil-la-Gadelière où elle vécut dans les années 1940 avec son époux Nicolas, lui aussi résistant (Lieutenant FFI), déporté et torturé par les nazis. Devenu prêtre orthodoxe après la guerre, l'archiprêtre Nicolas desservit la cathédrale orthodoxe russe Saint-Alexandre-Nevsky à Paris ainsi que de nombreuses paroisses de province.

En 1958, au cours d'une cérémonie officielle à Rueil-la-Gadelière, elle reçoit à titre posthume la croix de chevalier de la Légion d'honneur et la croix de guerre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gilles Perrault retrace son itinéraire dans La longue traque, Fayard

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]