Tour métallique de Fourvière

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Tour métallique de Fourvière
016. Photo prise depuis les toits de la Basilique Notre-Dame de Fourvière.JPG

Tour métallique de Fourvière.

Présentation
Type
Antenne relais
Style
Structure métallique
Architecte
Collet et Roux-Meulien (concepteur), E. Collonge, chef mécanicien de la manutention militaire assisté par l’ingénieur métallurgiste Jules Buffaud (réalisation)
Matériau
Construction
1892 - 1894
Hauteur
85.9 m
Localisation
Pays
Commune
Coordonnées
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La tour métallique de Fourvière est un monument de la ville de Lyon en France, situé à proximité de la basilique Notre-Dame de Fourvière.

Situation[modifier | modifier le code]

La tour s’élève sur la colline de Fourvière, montée Nicolas de Lange, dans le 5e arrondissement. Elle domine le quartier du Vieux-Lyon et le cours de la Saône situés en contrebas. Culminant à 372 m d’altitude, elle demeure le point le plus élevé de Lyon.

Structure[modifier | modifier le code]

La tour en 1917.

Construite sur la colline à l'altitude de 291 m, elle mesure 85,90 m pour une masse de 210 tonnes. Elle est ancrée dans 7 200 tonnes de maçonnerie et se compose de 2 100 fermes métalliques qui forment une architecture relativement semblable à celle du troisième étage de la Tour Eiffel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Certains Lyonnais la surnomment la « Tour Eiffel » ou le "Picon", et une rumeur assez répandue à Lyon en attribue la paternité à Gustave Eiffel, alors qu'elle n'a aucune parenté avec celui-ci.

Construction[modifier | modifier le code]

Les statuts en vue de la construction de la « Tour Métallique de Fourvières » (sur tous les documents d'époque, Fourvières est écrit avec un « s » final, que le nom perdra au fil du temps) sont rédigés le 13 avril 1892.

Les travaux de construction débutent peu après, pour un montant de 300 000 francs-or, sur un terrain concédé par Pierre Gay, propriétaire sur place d'un restaurant construit sur un promontoire en forme de pagode chinoise, selon les plans d'Eugène Collonge[1], architecte de la partie métallique, chef mécanicien à l'administration de la Guerre, auquel se joignent MM. Paufique, entrepreneur ; Bauffaud, ingénieur ; Calmel, entrepreneur, Patiaud et Lagarde pour la charpente métallique ; Collet, ingénieur pour le soubassement. La tour doit être inaugurée deux ans plus tard à l'occasion de l'Exposition universelle, internationale et coloniale.

Une rumeur prétend que sa construction a été soutenue par la municipalité afin d'ériger sur la colline de Fourvière un monument républicain qui s'oppose à la basilique qui venait juste d'être construite sur cette même colline, culminant sur le point le plus haut de Lyon. Cette idée, citée dans un seul livre contemporain[Lequel ?][2], n'est pourtant corroborée par aucun élément ou article de presse d'époque ; on n'en retrouve nulle trace dans les actes de concession ou constitutifs des sociétés. Au contraire, le 8 décembre, sa lanterne s'illuminait pour la fête traditionnelle des illuminations en l'honneur de Notre-Dame de Fourvière.

Ouverture au public[modifier | modifier le code]

affiche publicitaire de la "Tour métallique de Fourvières"

Ouverte au public le 3 mai 1894, la tour comprend le restaurant Gay situé au rez-de-chaussée, cependant qu'un ascenseur hydraulique à piston Roux-Combaluzier peut emmener 22 personnes, moyennant 1 franc, sur le belvédère à l'étage, où se trouve l’observatoire installé 80 m plus haut.

Le 30 novembre 1905, la tour métallique devient la propriété de Madame Antoinette Gay, née Jonard, propriétaire jusque là du terrain, du restaurant et du commerce des souvenirs, alors remariée après son veuvage avec M. Eugène Rusterholz.

En 1938, le chemin Gay, qui permet d'accéder à la tour sur la colline depuis le quartier Saint-Jean, est fermé. Les affaires commerciales semblent péricliter.

Le 2 juin 1943, un arrêté de réquisition en vue de la destruction pour récupérer la ferraille est pris par l'Office des fontes, fers et aciers, mais après un combat juridique l'arrêté est abrogé le 6 juillet suivant et la tour est sauvée.

Tour de télécommunications[modifier | modifier le code]

Tour métallique de Fourvière

Le , la tour est rachetée pour quinze millions de francs à la famille Gay par la Radiodiffusion-télévision française (RTF) qui cherche un point élevé pour la diffusion de la seule chaîne de télévision dont la station lyonnaise est inaugurée le 8 novembre 1954.

En 1963, elle devient une antenne relais de la RTF supportant de nombreux émetteurs de télévision, de téléphonie ainsi que par d'autres services publics et n'est alors plus accessible au public. Le décor de la base de la tour est remplacé par du béton, la terrasse supérieure supprimée et l'ascenseur est remplacé par un modèle électrique de 4 places.

Émetteurs[modifier | modifier le code]

Radio FM[modifier | modifier le code]

Radios émises depuis la Tour Métallique[modifier | modifier le code]

Fréquence Programme Catégorie Puissance
89,3 MHz Virage Radio C 1 kW
91,1 MHz Radio Salam A 1 kW
93,3 MHz Fun Radio D 1 kW
93,7 MHz MFM Radio Lyon C 1 kW
94,5 MHz Radio Judaïca Lyon A 1 kW
95,7 MHz RTL2 D 4 kW
96,5 MHz Radio Classique D 4 kW
96,9 MHz Radio Espace B 1 kW
97,3 MHz Jazz Radio B 1 kW
100,3 MHz Virgin Radio Rhône C 4 kW
102,2 MHz Radio Canut A 1 kW
102,6 MHz Radio Arménie A 1 kW
104,2 MHz RMC E 4 kW
104,6 MHz Europe 1 E 4 kW
105,0 MHz RTL E 4 kW
106,7 MHz Radio Orient D 1 kW
107,3 MHz RFM Lyon C 1 kW

Radios émises depuis la Basilique de Fourvière[modifier | modifier le code]

Les autres émetteurs FM de Fourvière sont situés dans la Basilique de Fourvière où les antennes sont placées au sommet dans 2 croix.

Programme Fréquence Puissance Catégorie Diffuseur
87,8 MHz Mouv' 4 kW Radio publique TDF
88,4 MHz RCF Lyon 4 kW A TDF
94,1 MHz France Culture 1 kW Radio publique TDF
94,9 MHz Rire et Chansons 1 kW D Towercast
96,1 MHz Skyrock 4 kW D Towercast
98,0 MHz France Musique 1 kW Radio publique TDF
98,4 MHz Tonic Radio 1 kW B Towercast
98,9 MHz Chérie FM Lyon 1 kW C Towercast
99,3 MHz Radio Capsao 1 kW A Auto-diffusion
101,1 MHz France Inter 1 kW Radio publique TDF
101,5 MHz Générations Lyon 1 kW B Towercast
105,4 MHz France Info 2 kW Radio publique Towercast
Tour métallique de Fourvière, de nuit

Télévision[modifier | modifier le code]

Télévision numérique[modifier | modifier le code]

Multiplex Puissance Canal Polarisation
R1 : France 2, France 3 Grand Lyon, France 4, France Ô, France Info et TLM 2,5 kW 48 Horizontale
R2 : C8, BFM TV, CNews, CStar et Gulli 2,5 kW 44 Horizontale
R3 : Canal+, LCI, Paris Première, Canal+Sport, Canal+Cinéma et Planète+ 2,5 kW 59 Horizontale
R4 : France 5, M6, Arte, W9 et 6ter 2,5 kW 40 Horizontale
R6 : TF1, TMC, NT1, NRJ 12 et LCP-Public Sénat 2,5 kW 46 Horizontale
R7 : HD1, La chaîne L'Equipe, Numéro 23, RMC Découverte et Chérie 25 2,5 kW 49 Horizontale

Source : Emetteurs TNT dans le Rhône sur le forum de tvnt.net

Télévision analogique[modifier | modifier le code]

Sur la région Rhône, la télévision analogique s'est arrêtée le 15 juin 2011.

Programme Canal Puissance Polarisation
TF1 61 4,2 kW Horizontale
France 2 58 4,2 kW Horizontale
France 3 64 2,1 kW Horizontale
Canal+ 66 10 kW Horizontale
France 5 / Arte 28 5 kW Horizontale
M6 22 5 kW Horizontale
TLM 25 5 kW Horizontale

Source : Liste des anciens émetteurs analogiques sur tvignaud.pagesperso-orange.fr (fichier PDF)

Téléphone mobile[modifier | modifier le code]

Les 4 principaux opérateurs Orange, SFR, Bouygues Télécom et Free[3] possèdent des relais en 2G, 3G et 4G.

Source : cartoradio.fr

Autres réseaux[modifier | modifier le code]

Source : cartoradio.fr

Références[modifier | modifier le code]

  1. Julie Bordet, La ficelle : le magazine gratuit de la Croix-Rousse et Caluire, Lyon, La ficelle SARL, , 38e éd., 15 p. (ISSN 2111-8914, lire en ligne), p. 4-5
  2. Elisabeth Hardouin-Fugier, " La colline de Fourvière "
  3. N'a pas de relais 2G.

Liens externes[modifier | modifier le code]