Théano (mathématicienne)

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Théano (en grec ancien Θεανώ / Theanố) ou Déinono était une philosophe, mathématicienne et médecin grecque du VIe siècle av. J.-C. Elle faisait partie de l'école pythagoricienne, et elle en prit la tête après la mort de son mari Pythagore, avec ses fils Télauges et Mnésarque[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Selon Edouard Schure (Les grands initiés, 91e édition 1991, première édition : 1889), l'interprétation usuelle de sa vie est qu'elle était la fille de Brontin, le successeur de Pythagore. Elle fut d'abord une élève de Pythagore. Un jour que le Maître méditait seul sur l'avenir de son école, il vit venir à lui cette belle femme à laquelle il n'avait jamais parlé en particulier. Celle-ci finit par lui avouer son amour pour lui. Le sage fut ébranlé ; ses sens, il savait les vaincre ; son imagination, il l'avait terrassée ; mais l'éclair de cette âme avait pénétré la sienne. Par son mariage avec Théano, Pythagore apposa le sceau de la réalisation à son œuvre. L'association, la fusion des deux vies fut entière. Elle donna à Pythagore deux fils : Arimnestos et Télaugès, et une fille : Damo. Elle prit la relève de l'école pythagoricienne après la mort de ce dernier.

Les deux noms de Théano et Déinono désignent peut-être la même personne. Selon Jamblique (Vie de Pythagore, 132), Théano était une femme remarquable tant par sa sagesse que par sa personnalité :

« La femme doit offrir un sacrifice à l’instant même où elle quitte le lit de son époux. »

Elle se fit la porte-parole des femmes de Crotone qui demandaient à Pythagore « d’entretenir leurs maris du respect dû à l’épouse » (ibid.). Nous savons en effet que les règles de vie pythagoriciennes interdisaient aux maris de battre leur femme, et que le mari était tenu d’observer une fidélité absolue (Aristote, Économiques, I, IV 1344 a 8).

Travaux[modifier | modifier le code]

Plusieurs femmes se sont jointes à l'école de philosophie de Pythagore en tant qu'enseignantes ou érudites. Les membres de cette école vivaient de façon communautaire et publiaient leurs travaux sous le nom commun de Pythagore. Donc, il est difficile de déterminer à qui en attribuer les travaux.

Des écrits apocryphes existent toutefois au nom de Théano.

Postérité[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Henriette Chardak, L'énigme Pythagore : La vie et l'œuvre de Pythagore et de sa femme Théano, Paris, Presses de la Renaissance, 2007.

Art contemporain[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gilles Ménage 2006, p. 87.
  2. Musée de Brooklyn - Centre Elizabeth A. Sackler - Théano
  3. Judy Chicago, The Dinner Party : From Creation to Preservation, Londres, Merrel 2007. (ISBN 1-85894-370-1).