Philon de Gadara

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Philon de Gadara est un mathématicien, dont on ignore tout de la biographie, si ce n’est qu’il eut Sporos de Nicée pour disciple.

Eutocios affirme que Philon de Gadara (Apogadarôn)[1], avait à l'exemple d'Apollonios de Perga enchéri sur le géomètre de Syracuse. L'un et l'autre, suivant le récit d'Eutocios, avaient poussé leurs approximations à de grands nombres.

Sporos de Nicée, qui reproche à Archimède de n’avoir pas trouvé exactement à quel segment de droite est égale la circonférence du cercle, et cela d’après un passage du Rucher, où il dit que son maître, à savoir Philon de Gadara, avait poussé l’investigation jusqu’à des nombres plus exacts que n’étaient ceux qu’avait indiqués Archimède, j’entends 1/7 et 10/71 ; tous ces critiques, l’un après l’autre, semblent avoir ignoré le propos d’Archimède, et ils opèrent avec des multiplications et des divisions de myriades, qu’il n’est pas facile de suivre, à moins qu’on n’ait passé par l’école du Livre de calcul de Magnos

Philon Gaditanus, mentionné par Juan Eusebio Nieremberg dans les Stromata scripturae, de 1642. Stobée cite un passage de Moderatus Gaditanus, Pythagoricien[Qui ?], lequel, parlant des nombres de Pythagore, dit : Des nombres sont, pour ainsi dire, un assemblage de monades, une progression de la multitude, qui part de la monade, & y trouve sa derniere raison, en remontant à sa source autem numerus, ut ita dicam, monadum congeries, vel progressus multitudinis a monade incipiens, et regressio in eamdem desinens[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nommé Gaditanos par la plupart de ceux qui l'ont connu ; la ville de Gadara était une ville d'Asie, peut-être Gwadar. On ignore le temps où il vivait.
  2. Stobeus Eclog. Physic. lib. 1, c. 2, p. 3.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Dutens, Œuvres, Tome premier, Recherches sur l'origine des découvertes attribuées aux modernes, 1746.
  • Eusèbe, Commentaire sur Archimède.
  • Stobée Eclog. Physic. lib. 1, c. 2, p. 3.
  • Jean Eusèbe de Nieremberg dans les Stromata scripturae, 1642.