Souday

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Souday
Souday
L'église Saint-Pierre.
Blason de Souday
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Vendôme
Canton Le Perche
Intercommunalité Collines du Perche
Statut Commune déléguée
Maire délégué Jacques Granger
2018-2020
Code postal 41170
Code commune 41248
Démographie
Gentilé Soudaysiens
Population 510 hab. (2015 en diminution de 5,2 % par rapport à 2010)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 15″ nord, 0° 52′ 02″ est
Altitude Min. 106 m
Max. 182 m
Superficie 36,42 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Couëtron-au-Perche
Localisation

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Souday est une ancienne commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire.

Elle intègre la commune nouvelle de Couëtron-au-Perche le [1].

Ses habitants s'appellent les Soudaysiennes et les Soudaysiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Elle se situe dans la région naturelle du Perche.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, le village est appelé, en bas latin, Soldiaco, de solidus, adjectif pris comme gentilice, suivi du suffixe -acus, indiquant le « domaine appartenant à »[2]. La première remonte à 1036 (Vosus de Solday), dans le cartulaire de Saint-Calais[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le fief de Souday appartenait au XVIe siècle à une noble famille nommée Le Gallois. L'un de ses membres, messire Tribouillard de Souday, vassal de Jeanne de Bretagne[3], se distingua par ses violences à Melleray et surtout pendant la guerre de Cent Ans. Il eut la garde du château de Montmirail et fut pris à la bataille de Poitiers en 1356[4].
Le château-manoir de Souday, appelé château de la Cour, passa par héritage à la maison de Saint-Berthevin. C'est ainsi qu'au début du règne de Louis XI, Souday avait pour seigneur Jean de Saint-Berthevin, écuyer, fils de Jean et Jacquette de Vassé. Celui-ci épousa en premières noces Jeanne de Tucé, veuve de Guillaume de Chaources, seigneur de Clinchamp avec laquelle il eut 1 fils et 1 fille. Guillaume de Saint-Berthevin qui épousera Catherine de La Tour fille de Raoulet, seigneur de Glatigny et Catherine de Saint-Berthevin qui épousera François de Mesenge, fils de René, seigneur de Saint-Paul-le-Gaultier[4]. Jeanne de Tucé décéda en 1474.
Jean de Saint-Berthevin, qui avait passé la quarantaine, fit la connaissance d'une dame nommée Renée de Vendômois, âgée de 16 ans, qui habitait La Tibonnelière. Renée de Vendômois était la fille d'Hamelin de Vendômois et la nièce de Jeanne de Vendômois qui avait épousé en secondes noces Gervais de Ronsard, seigneur de La Poissonnière après avoir vécu en adultère avec Jean de Bourbon-Carency qu'elle finit par épouser en 1420[4].
Ayant épousé Renée de Vendômois, avec laquelle il eut 2 enfants, François né en janvier 1481 et le second qui mourut en bas âge. Jean de Saint-Berthevin mettait à sa disposition toutes ses richesses et recevait toute la noblesse du pays. Ainsi la jeune femme qui s'ennuyait, fit connaissance d'un écuyer, Guillaume du Plessis, fils de feu Jean du Plessis et de Catherine d'Avaugour, dame du Mée en la paroisse d'Arrou[5] se présentant comme un lointain cousin. Sa présence trop fréquente et la disparition de sommes d'argent importantes Jean de Saint-Berthevin en fit grief à sa femme et à Guillaume du Plessis.
Après avoir tenté d'empoisonner, sans succès, le mari, les amants commandèrent à un ancien serviteur de l'assassiner. L'homme passa à l'acte, un ou deux jours avant Noël entre le moulin de Taillefer et le manoir de la Cour sur le chemin de Glatigny.


[Quand ?]La collecte fiscale de Souday se composait de deux paroisses religieuses : Souday et Glatigny, qui établissaient un rôle de taille sous le nom de Souday et Glatigny[réf. nécessaire].

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 3 100 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant Franco, arrivent dans le Loir-et-Cher. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (les haras de Selles-sur-Cher sont notamment utilisés), 47 villages sont mis à contribution[6], dont Souday[7]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[8]. Au printemps et à l'été, les réfugiés sont regroupés à Bois-Brûlé (commune de Boisseau)[9].

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loir-et-Cher.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Bernadette Dippe -  
mars 2008 mars 2014 Roland Pasquier -  
mars 2014 ? Bernard Augis -  
? 31 décembre 2017 Jacques Granger -  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2015, la commune comptait 510 habitants[Note 1], en diminution de 5,2 % par rapport à 2010 (Loir-et-Cher : +0,45 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3161 0071 4971 4991 4931 4781 4831 4771 458
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4291 3471 3371 2881 2801 3141 2591 2401 261
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2391 2411 2811 0891 1391 1031 1061 042939
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
843756688601567542538538510
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (31,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,7 % contre 48,4 % au niveau national et 48,6 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,9 %, 15 à 29 ans = 11,7 %, 30 à 44 ans = 22,3 %, 45 à 59 ans = 18,3 %, plus de 60 ans = 29,7 %) ;
  • 49,3 % de femmes (0 à 14 ans = 17 %, 15 à 29 ans = 11,3 %, 30 à 44 ans = 20,4 %, 45 à 59 ans = 17,7 %, plus de 60 ans = 33,5 %).
Pyramide des âges à Souday en 2007 en pourcentage[14]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
9,9 
75 à 89 ans
12,8 
19,4 
60 à 74 ans
19,6 
18,3 
45 à 59 ans
17,7 
22,3 
30 à 44 ans
20,4 
11,7 
15 à 29 ans
11,3 
17,9 
0 à 14 ans
17,0 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[15]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'ancienne Cour de Souday, entourée des eaux du Couëtron, n'était pas une de ces imposantes forteresses dont nous entretiennent les chroniqueurs, que l'on assiégeait et que l'on défendait avec acharnement dans les guerres civiles et dans les guerres d'invasion. Ce serait une erreur de supposer que tout gentilhomme avait un donjon, ceint de deux ou trois fossés, et de hautes tours à sa demeure. Les châteaux forts étaient l'exception. Le manoir de Jean de Saint-Berthevin, comme les autres gentilhommières, était construit sur le plan d'une vaste ferme et il est facile de le reconstituer d'après des données générales. Un grand portail, presque toujours surmonté d'une chambre, au-dessus duquel se détachait en relief l'écusson du seigneur, donnait accès à une cour carrée, entourée d'écuries, vacheries, bergeries, pressoirs, chapelle et autres bâtiments.
Au fond, s'élevait l'habitation du maître qui se composait ordinairement d'une cuisine, d'un cellier, d'une grande salle au rez-de-chaussée et de quelques chambres avec garde-robe au premier étage. Le mobilier des chambres principales consistait en un lit à dais tendu de serge rouge, jaune ou verte, parfois rehaussé de broderies et de bordures de soie, avec une ou deux tables, des chaises à dossier et des bahuts servant à la fois de coffres et de sièges. Les murs étaient couverts de tapisseries de Flandre ou de Turquie et des nattes cachaient le pavé. La garde-robe renfermait d'autres bahuts et des armoires qui contenaient le linge, les vêtements et le meuble indispensable, la chaise de nécessité.
Dans la chambre du seigneur, on remarquait, outre le mobilier, des épées et des dagues avec leurs fourreaux de velours. La salle principale, au rez-de-chaussée, où maîtres et serviteurs se réunissaient pour les repas, était décorée d'arbalètes, de pistolets, d'arquebuses, de javelines et de vouges de guerre. Ces demeures simples, défendues soit par des fossés, soit par des bras de rivière comme à la Cour, abritaient pourtant de nobles personnages, chevaliers et écuyers. A l'instar de leurs puissants suzerains qui menaient grand train dans leurs châteaux aux robustes murailles, les gentilshommes campagnards avaient pennons et bannières, écussons sur leurs cottes d'armes et sur les robes de leurs femmes, portaient l'armure et conduisaient souvent à la bataille une compagnie d'écuyers.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean du Bellay, ecclésiastique et diplomate français, y est né en 1492.
  • Jérôme de Solages, industriel et député du Tarn, propriétaire du château de la Cour, est mort à Souday en 1927.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Souday (LoirCher).svg

Les armoiries de Souday se blasonnent ainsi :

De sinople au sautoir d'or.

Armes des premiers seigneurs de Souday aux XIe et XIIe s.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Julien Le Goff, « Recueil des actes administratifs n°41-2017-07-0092 : Arrêté préfectoral n°41-2017-07-10-003 portant création de la commune nouvelle Couëtron-au-Perche à compter du 1er janvier 2018 » [PDF], sur loir-et-cher.gouv.fr, , p. 147-151
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz, (ISBN 9782600028837)
  3. Jeanne de Bretagne dame de Cassel et de Montmirail au Perche
  4. a b et c La recluse Renée de Vendomois par la Revue historique et archéologique du Maine 1892 (T1) pages 54 à 83 et 202 à 217 à lire en ligne sur gallica.bnf.fr
  5. Messire Jean du Plessis, chevalier et dame Catherine d'Avaugour acquirent de Raoulet de La Tour, écuyer, et de damoiselle Henriette d'Avaugour, sa femme, l'hébergement, la terre et la seigneurie du Mée en la paroisse d'Arrou
  6. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  7. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  8. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  9. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. « Évolution et structure de la population à Souday en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 octobre 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 octobre 2010)
  16. Notice no PA00098607, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Notice no PM41000935, base Palissy, ministère français de la Culture
  18. Notice no PM41000934, base Palissy, ministère français de la Culture
  19. Notice no PM41000933, base Palissy, ministère français de la Culture