Saint-Émile

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Saint-Émile
Localisation du quartier et de son arrondissement dans Québec
Localisation du quartier et de son arrondissement dans Québec
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Ville Drapeau de Québec Québec
Statut Quartier
Arrondissement La Haute-Saint-Charles
Conseiller municipal Steeve Verret
Député provincial
de Chauveau
Véronyque Tremblay
2015-actuellement
Député fédéral
de Charlesbourg—Haute-Saint-Charles
Pierre Paul-Hus
2015-actuellement
Démographie
Gentilé Émilois,
Émiloise
Population 14 265 hab. (2011)
Densité 1 698 hab./km2
Langue(s) officielle(s) Français
Géographie
Superficie 840 ha = 8,40 km2

Saint-Émile est un des 35 quartiers de la ville de Québec, et un des quatre qui sont situés dans l'arrondissement de la Haute-Saint-Charles. Son nom est celui de l'ancienne municipalité du même nom qui occupait avant 2002 le même territoire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de Saint-Émile faisait partie d'une concession faite à Robert Giffard[1] en 1647 en agrandissement des terres qu'il possédait déjà. Plus tard la même année, il remet ces terres aux religieuses de l'Hôtel-Dieu de Québec en guise de dot pour sa fille qui entrait comme novice chez les Augustines de l'Hôtel-Dieu. Celles-ci donnèrent le nom de seigneurie Saint-Ignace à leur nouveau domaine, mais n'y installèrent pas d'habitants au départ, par crainte des Iroquois. En 1662 une route appelée Saint-Romain est ouverte[2], et un village du même nom est formé. Il fait partie de la paroisse de Charlesbourg. En 1794, la paroisse Saint-Ambroise est fondée à la Jeune-Lorette (l'actuelle Loretteville) et Saint-Romain, situé au nord-est, en fait partie de même que le village de Saint-Ignace (situé sur l'actuelle rue de la Faune). En 1904 le nom actuel apparaît pour la première fois, avec l'ouverture d'un bureau de poste appelé Saint-Émile-de-Québec. La paroisse a été érigée le 14 août 1925 sous le vocable de saint Émile (rappelant Émile de Carthage, martyr vers 250).

La municipalité a été fondée en 1929. Voici les maires qui ont occupé les fonctions de premier élu jusqu'en 2002 :

  • Joseph Auclair - 1929-1934,
  • Ismaël Lafond - 1934-1937,
  • Elzéar Villeneuve - 1937-1941 et 1951-1953,
  • Alfred Cloutier - 1941-1942 (décédé en fonction),
  • Joseph Beaulieu - 1942-1943 (pro-maire),
  • Eugène Cloutier - 1943-1945,
  • Ernest Lafond - 1945-1951 et 1955-1959,
  • Métivio Auclair - 1953-1955,
  • René Lafond - 1959-1983 (décédé en fonction),
  • Renaud Auclair - 1983-2002 (petit-fils du premier maire).

En 2000 sa population atteignait 10 694 habitants[3]. Lors des réorganisations municipales québécoises de 2002, Saint-Émile fut fusionnée à Québec et incluse dans l'arrondissement de La Haute-Saint-Charles. Le dernier maire avant la fusion.

ARMOIRIES

  • Le fond rouge représente le sang et le courage des fondateurs et des citoyens de Saint-Émile.
  • ŸLe loup au naturel, debout, représente les armoiries de saint Ignace de Loyo-la, pour honorer Soeur Saint-Ignace (Françoise Giffard) qui reçut en dot de son père, Sieur le docteur Robert Giffard, à son entrée chez les Augustines de l'Hôtel-Dieu de Québec, les terres qui devinrent la Seigneurie Saint-Ignace dont une partie constitue aujourd'hui le territoire de la ville de Saint-Émile. Françoise Giffard fut la première canadienne à se faire religieuse. La première Supérieure de l'Hôtel-Dieu portait aussi le nom de mère Marie de Saint-Ignace. Debout, le .loup rappelle la vigilance.
  • ŸLes flammes d'or évoquent le patron de la ville, saint Émile qui avec son compagnon Caste, subit le martyre du feu en Afrique en l'an 210. Le nom patro-nal du curé fondateur était Émile (1925-1940).
  • ŸLes muguets d'argent : la fleur du mois de mai, mois de la fête de saint Émile que la liturgie fête le 22 mai.
  • ŸLa montagne d'or en pointe de l'écu nous montre la montagne de l'endroit. La route: celle qui traverse entiè-rement cette montagne.
  • ŸLa devise « Fraternité réunit » est inspirée par le thème du 50e anniversaire de la fondation de Saint-Émile célébré en 1975 : « Faire naître un lien de fraternité entre nous tous ».

Référence : Armorial des municipalités du Québec (page 12)

Portrait du quartier[modifier | modifier le code]

Artères principales[modifier | modifier le code]

  • Avenue Lapierre
  • Rue de la Faune
  • Rue Vézina

Parcs, espaces verts et loisirs[modifier | modifier le code]

  • Parc Réal Cloutier
  • Parc de la Grande-Oasis
  • Parc de la Petite-Oasis
  • Parc Roy
  • Parc de la Colline
  • Parc de la Joie de vivre
  • Terrain de jeu synthétique (école L'Accueil)
  • Centre communautaire Saint-Émile

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Émile[4]
    • Cette église a été bâtie en 1926-27, peu de temps après l'érection canonique de la paroisse. Elle est d'une longueur de 111 pieds par 50 pieds de largeur. L'architecte Émile-Georges Rousseau (1888-1973) signa les plans de l'église en septembre 1925. L'édifice est relativement simple, de plan rectangulaire à chevet plat et pourvu d'une tour-clocher centrale très en saillie sur la façade principale. Elle épouse la forme typique de la petite église rurale, mais tire son originalité de la présence de bas-côtés agrémentés de contreforts stylisés et surmontés de fenêtres hautes, qui occupent une section lambrissée de bandeaux d'amiante.
    • Le contrat de construction fut accordé à M. Ernest Verret. À l'origine, l'intérieur était fini en plâtre et en pin de Colombie peinturé en blanc. Les paroissiens et paroissiennes rivalisèrent de zèle pour la meubler et l'orner car le confessionnal, les statues, les ornements en drap d'or, les lustres, les candélabres, les tapis et les bouquets furent tous des dons des paroissiens.
    • Le clocher présente une hauteur de 110 pieds. Il abrite trois cloches provenant de chez Paccard, célèbre fonderie de cloches d'Annecy-le-Vieux en Haute-Savoie. Elles sont d'un poids total de 2 800 livres et donnent respectivement les notes de sol dièse, la dièse et do. Les deux plus petites furent bénites en juillet 1928 alors que la plus grosse le fut le 28 juillet 1929. Celle-ci pesant à elle seule 1 300 livres. Elle porte les inscriptions : Jésus - S. S. Pie XI, pape - S. E. R. M. Rouleau, cardinal - S. G. Mgr O. Plante, auxiliaire - Révérend M. Émile Bédard, curé de St-Émile, A. D., 1928. Ces cloches comportent les effigies suivantes : Le Christ, le Pape, Mgr Rouleau, le Sacré-Cœur de Jésus.
    • L'intérieur de l'église de Saint-Émile et son évolution n'ont guère laissé de traces documentaires. Toutefois, des photographies prises lors de l'inauguration du lieu de culte montrent un intérieur sobre et dépouillé, et ce, dans l'esprit même du projet architectural. À l'origine, les travées de la nef étaient marquées d'arcs surbaissés avec des moulures d'esprit dorique. Le chœur possédait tout le mobilier habituel (chaire, maître-autel, stalles et table de communion). C'est en 1944 que Émile-Georges Rousseau et Étienne Bégin travaillent au parachèvement intérieur, qui comprend la pose de carton-fibre.
    • En 1968, conformément aux recommandations de Vatican II, le décor intérieur de l'église est transformé pour adopter un aspect dépouillé, résolument moderne, selon un concept dont l'auteur demeure inconnu. Ainsi, de nouveaux bancs font place aux anciens, la fine mouluration des piliers de la nef disparaît, le mobilier du chœur adapté à l'ancienne liturgie est retiré, de grands panneaux de lattes de bois reprenant la forme des arcs surbaissés de la nef sont confectionnés en guise de retables et du papier peint est installé à quelques endroits. C'est à cette période que je jubé fut condamné.
    • En 1980, d'autres changements sont apportés à l'église de Saint-Émile. L'architecte Paul Béland (1917-1987) qui doit procéder à l'isolation de la voûte propose un nouveau décor qui donna au lieu de culte son aspect actuel. La voûte est refaçonnée et revêtue d'aluminium émaillé tout comme les voûtes des bas-côtés; les arcs de la nef ont un nouveau profit cintré et les anciens pilastres font place à des colonnes recouvertes de céramique; le revers de façade est traité de manière à dissimuler le jubé condamné et les confessionnaux tout comme l'entrée sont entourés de boiseries. Paul Béland conçoit aussi la structure ouvragée en bois, laquelle est réalisée par Alexandre Pageau, exposant en son centre une statue de Saint-Émile. Des lattes de bois à mi-hauteur et un corpus ornent désormais le sanctuaire. Le Christ en croix a été spécialement commandé aux ateliers de Médard Bourgault lors de cette rénovation alors que deux personnages ont été acquis à une date ultérieure. L'ancien chemin de croix peint a été réinstallé à la demande du curé de l'époque; il porte l'inscription L. M. qui correspond probablement aux initiales de Luigi Morgari. Enfin, un tableau non signé représentant une Vierge à l'Enfant est visible dans le chœur.
    • Le site religieux de la paroisse de Saint-Émile comprend un cimetière établi en 1927.
    • Le presbytère construit en 1927 fut détruit en 2015.

Musées, théâtres et lieux d'expositions[modifier | modifier le code]

Commerces et entreprises[modifier | modifier le code]

Institutions financières[modifier | modifier le code]

Lieux d'enseignement[modifier | modifier le code]

Autres édifices notables[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
2006 2011 2016
12 395 14 265 -
(Sources : Recensement du Canada)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]