Colline de Québec

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Colline de Québec
Vue de l'extrémité orientale de la colline, le cap Diamant, depuis le fleuve Saint-Laurent, avec le château Frontenac à droite.
Vue de l'extrémité orientale de la colline, le cap Diamant, depuis le fleuve Saint-Laurent, avec le château Frontenac à droite.
Géographie
Altitude 105 m
Massif Appalaches[1]
Coordonnées 46° 46′ 19″ Nord 71° 18′ 07″ Ouest / 46.772, -71.302
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Québec
Région Capitale-Nationale
Géologie
Roches Schiste
Type Colline

Géolocalisation sur la carte : Ville de Québec

(Voir situation sur carte : Ville de Québec)
Colline de Québec

Géolocalisation sur la carte : Québec

(Voir situation sur carte : Québec)
Colline de Québec

Géolocalisation sur la carte : Canada

(Voir situation sur carte : Canada)
Colline de Québec

La colline de Québec, aussi appelée promontoire de Québec, escarpement de Québec ou encore plateau Québec-Sainte-Foy, est un plateau sur lequel est bâtie une partie de la ville de Québec et qui surplombe le fleuve Saint-Laurent. Elle est parfois improprement désignée par sa constituante la plus connue, le cap Diamant. On fait également référence à la « haute-ville », mais seulement pour la partie est de la colline.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le plateau mesure environ 13 km de long dans un axe nord-est/sud-ouest, et toise 4 km dans sa plus grande largeur. Il est bordé au nord-est par l'embouchure de la rivière Saint-Charles et au sud-ouest par l'embouchure de la rivière du Cap Rouge. Son extrémité est, abrupte et située tout près du fleuve, est appelée cap Diamant.

La Ville de Québec reconnaît plusieurs milieux naturels d'intérêt le long des falaises du promontoire. Sur son versant sud, des boisés s'étirent sur près de 10 km, du pont de Québec jusqu'à la terrasse du château Frontenac. Ce flanc est dominé par le Cap-Blanc, accueillant une cédrière sèche sur roc. Dans les secteurs de Sillery et Sainte-Foy, on retrouve davantage de hauts et denses feuillus, dominés par l'érable à sucre, le frêne d'Amérique et le chêne rouge. Un peu plus à l'ouest du Pont, on retrouve le secteur du sentier des Grèves, aménagé par la commission de la Capitale nationale en 2011 dans le cadre du prolongement vers l'ouest de la promenade Samuel-De Champlain. On y retrouve notamment deux chênaies rouges à érable à sucre matures — considérées comme rares dans la région — ainsi que des tronçons parfois sablonneux, rocheux ou marécageux. Tout juste à l'est, le parc de la Plage-Jacques-Cartier dont la superficie est de 17 ha. Sur le côté nord du plateau, se loge le coteau Sainte-Geneviève, une bande verte d'une centaine de mètres de largeur et longue d'environ 5 km, s'étendant du cimetière Belmont jusqu'au bout du quartier Saint-Jean-Baptiste. Le coteau est peuplé d'essences essentiellement feuillues, dont certaines introduites (érable à Giguère, le pommier et les chèvrefeuilles)[2].

Carte topographique de la colline

Points d'intérêt[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le cap Diamant en 1895.
La colline de Québec peinte en 1887 par Henry Richard Bunnett.
Aperçu de la colline de Québec, de l'Anse Saint-Michel et de l'Anse au Foulon.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Après la dernière période glaciaire, l'inlandsis qui recouvrait la région fait place à la mer de Champlain, puis au lac Lampsilis. Vers 8000 av. J.-C., le relèvement du bouclier canadien permet à la colline de Québec d'émerger hors des eaux[3]. Le promontoire prend alors l'apparence d'une île allongée, comme l'île d'Orléans. Vers 2000 av. J.-C., le fleuve Saint-Laurent atteint approximativement le niveau qu'il a aujourd'hui. Du côté sud, le promontoire est toujours ceint par l'eau. Au nord, on retrouve la vallée de la rivière Saint-Charles, émergée.

Colonisation[modifier | modifier le code]

Jacques Cartier est le premier à attester de la présence de la colline. En 1541, il fonde Charlesbourg-Royal sur la colline à son extrémité ouest, près de la rivière Cap-Rouge. Ce poste, premier établissement européen en Amérique du Nord, est abandonné l'année suivante. En 1608, Samuel de Champlain fait ériger l'Habitation de Québec à l'extrémité est de la colline. C'est à partir de cet emplacement (aujourd'hui connue comme la basse-ville du Vieux-Québec) que se développe la ville de Québec. En 1620, Champlain fait bâtir le fort Saint-Louis en haut de la colline (près de l'actuel château Frontenac). À partir de ce moment, la colline s'urbanise à l'intérieur des fortifications de Québec. La « haute-ville » du Vieux-Québec devient le centre administratif où on retrouve entre autres la première cathédrale, l'église Notre-Dame-de-Paix (1647), et le Séminaire de Québec (1663). En 1638, les Jésuites fondent à l'ouest de la colline la mission Notre-Dame-de-Foy, qui deviendra plus tard Sainte-Foy.

Urbanisation[modifier | modifier le code]

Le promontoire est défriché progressivement de l'est vers l'ouest, en partant du Vieux-Québec vers Sainte-Foy. Au XVIIIe siècle apparaissent les faubourg Saint-Jean et Saint-Louis. Au XIXe siècle, Montcalm, Saint-Sacrement et Sillery se développent à leur tour. Cependant, l'aménagement en quartiers résidentiels est très récent. Encore en 1950, la moitié de la superficie de la colline est agricole[4].

Quelques incidents géologiques, souvent mineurs, sont survenus au cours des siècles. L'éboulement de 1889 est le plus dévastateur : un pan du cap Diamant se décroche et s’abat sur des immeubles en contrebas faisant plusieurs morts.

En 1930, un tunnel ferroviaire est construit sous la colline. Toujours en fonction, il permet de relier le quartier Saint-Sauveur au nord à l'Anse au Foulon au sud. Vers 1970, on projette la construction d'un tunnel autoroutier qui relirait l'autoroute Dufferin-Montmorency au boulevard Champlain, artère longeant le fleuve au sud de la colline[5]. Une partie est creusée mais le projet est abandonné.

Ascension[modifier | modifier le code]

Escaliers[modifier | modifier le code]

Il existe en tout près de 30 escaliers permettant aux piétons de gravir la colline[6]. Des sentiers tracés par les utilisateurs eux-mêmes ont été aménagés en escalier vers le milieu du XIXe siècle et, à leur apogée, on en aurait recensé une centaine dans la ville. L'escalier du Cap-Blanc permettant l'accès aux plaines d'Abraham possède le plus grand nombre de marches avec 398, suivi par l'escalier des Franciscains avec 157, qui joint les quartiers Montcalm et Saint-Sauveur[7]. Il existe également l'escalier du Faubourg (46° 48′ 40″ N 71° 13′ 23″ O / 46.811, -71.223) ou bien l'escalier Casse-Cou (46° 48′ 43″ N 71° 12′ 11″ O / 46.812, -71.203).

Ascension mécanique[modifier | modifier le code]

Il existe deux méthodes d'ascension mécanique : le funiculaire du Vieux-Québec, reliant la basse-ville et la haute-ville du Vieux-Québec, ainsi que l'ascenseur du Faubourg, reliant les quartiers Saint-Roch et Saint-Jean-Baptiste.

Côtes[modifier | modifier le code]

Le boulevard Champlain et sa promenade longe la colline de Québec du côté sud.

Parmi les avenues principales permettant d'accéder au plateau, on retrouve :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Potentiel minéral dans la Capitale-Nationale
  2. Service de l'environnement de la Ville de Québec, Répertoire des milieux naturels d'intérêts de Québec, .
  3. L'archéologie à Québec
  4. La ville de Québec comme vous ne l'avez jamais vue!
  5. Le tunnel Dufferin : une caverne mystérieuse sous nos pieds
  6. Escaliers - Région de Québec
  7. Québec et son environnement, Les Éditions / Disques Patrimoine, coll. « Géographie sononre du Québec », (ISBN 2920420151).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]