Montcalm (quartier)

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Montcalm
Image illustrative de l'article Montcalm (quartier)
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Québec
Municipalité Québec
Statut Quartier
Arrondissement La Cité-Limoilou
Démographie
Population 13 915 hab. (2011)
Densité 7 951 hab./km2
Langue(s) parlée(s) Français
Géographie
Superficie 175 ha = 1,75 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Parc des Braves, Collège Mérici

Montcalm est un des 35 quartiers de la ville de Québec, et un des six qui sont situés dans l'arrondissement La Cité–Limoilou. Il fait partie de la ville de Québec depuis l'annexion de la ville de Montcalm avec la ville-centre en 1913. Il est nommé en l'honneur de Louis-Joseph de Montcalm, général commandant les troupes françaises durant la Conquête.

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme pour le quartier voisin à l'ouest Saint-Sacrement , le territoire de Montcalm a été jusqu'au début du 20e siècle une banlieue de la ville de Québec, d'abord à vocation agricole et accueillant ensuite des domaines de villégiatures pour la bourgeoisie anglophone. En 1639, on octroie à Jean Bourdon, premier colon de Montcalm, un terrain de 50 arpents autour de l'actuelle avenue Murray. D'autres morceaux de terrain sont également concédés à des religieuses et des propriétaires agricoles résidant en ville. Le 28 avril 1760 a lieu la bataille de Sainte-Foy sur le site de l'actuel parc des Braves: après plusieurs propriétaires successifs, le terrain est finalement acquis en 1845 dans le but de commémorer cet évènement et d'y ériger le Monument des Braves. Les fouilles archéologiques effectuées à cette époque ont d'ailleurs confirmé que c'est là que s'est déroulée la bataille. Après le traité de Paris, de nouveaux propriétaires terriens feront leur apparition et rachètent à bon prix des domaines délaissées par les élites française dans la foulée de la défaite, notamment James Murray et Samuel Holland. Par après, au début du 19e siècle, la majorité des résidents permanents de Montcalm sont donc issus de la bourgeoise anglophone et y possèdent de vastes villas, fuyant entre autres les problèmes de santé publique à Québec (manque d'égouts, multiples éclosion de choléra dont en 1832, etc.). La seconde moitié du siècle se caractérise par le morcellement de grandes propriétés dû à la popularité de la campagne chez la bourgeoisie locale. De plus, plusieurs congrégations religieuses rachèteront de grands domaines mis en vente dans le contexte du déclin économique de Québec au profit de Montréal à partir des années 1860. L'expansion rapide de la Cité de Québec rejoint toutefois la banlieue ouest: vers 1833, le modeste faubourg Guénette se loge au sud de vastes résidences du chemin Sainte-Foy entre les actuelles avenues de Bourlamaque, Crémazie et Cartier[1].

La première tentative d'urbanisation vient en 1874 lorsque Léonard Irénée Boivin se porte acquéreur d'un lot situé entre les avenues Bourlamaque, De Salaberry, le chemin Sainte-Foy et la rue Saunders afin de le diviser en 300 parcelles et de les revendre. La même année, le journal Le Canadien dira de cette affaire de spéculation foncière qu'elle était une première à Québec, à la différence de Montréal où le principe était déjà bien connu. Le projet avorte toutefois vu la morosité économique, l'émigration des clientèles ciblées vers Montréal ainsi que l'absence de transport en commun dans ce secteur encore rustique. Quelques années plus tard toutefois, le développement du réseau ferré, de l'électrification (dont du tramway), d'une politique de tourisme, de l'exode rural vers Québec et d'une fonction publique dans la capitale provinciale nouvellement établie feront souffler un vent d'optimisme à Québec, si bien qu'entre 1900 et 1940, la ville triple sa superficie et double sa population. De ce fait, la spéculation immobilière ira bon train et c'est dans ce contexte que les secteurs de Saint-Sacrement, Limoilou et Montcalm s'urbaniseront. Ville-Montcalm est créée en 1908 et adopte divers règlements interdisant la construction de manufactures ou autres industries jugées insalubres en plus de fixer une valeur minimale pour toute nouvelle construction de propriété dans certaines zones. Ville-Montcalm est ensuite annexée à Québec en 1913, suivant un référendum dont le principal enjeu était le coût exorbitant d'y maintenir un système d'égout[2].

Durant le XXe siècle, le parc national des Champs-de-Bataille est créé et des villas et cottages sont progressivement détruits au profit de bâtiments pavillonnaires à caractère religieux. Le premier essor commercial a lieu sur le chemin Sainte-Foy entre les rues Sherbrooke et Cartier et cette dernière connaitra à son tour la prospérité dès 1920. Divers types d’architecture parsèmeront ensuite le paysage de Montcalm, allant du triplex aux tours à logement et bureaux dans les années soixante. Les principales caractéristiques du quartier ont ainsi été élaborées durant la période 1914-1960, surtout au cours de sa première moitié[3].

Portrait du quartier[modifier | modifier le code]

Le quartier de Montcalm fait partie de la Haute-ville de Québec. Il se situe à l'ouest des quartiers Saint-Jean-Baptiste, et Vieux-Québec—Cap-Blanc—Colline parlementaire. C'est un quartier aux fonctions principalement résidentielles et commerciales. Presque toutes les rues sont rectilignes et se croisent à angle droit.

Au conseil municipal de Québec, le quartier est divisé entre les districts de Cap-aux-Diamants et Montcalm-Saint-Sacrement.

Artères principales[modifier | modifier le code]

Édifices notables[modifier | modifier le code]

Le Château Saint-Louis
  • Les Jardins Mérici, complexe de logements haut de gamme
  • Le Louisbourg, immeuble d'habitation
  • Le Saint-Laurent, immeuble d'habitation
  • Le Château Saint-Louis, immeuble d'habitation
  • Le Claridge, immeuble d'habitation
  • Le Centre culture et environnement Frédéric Back, Ecobatiment accueillant organismes culturels,environnementaux et entreprises d’économie sociale.

Parcs, espaces verts et loisirs[modifier | modifier le code]

Plusieurs rues du quartier bénéficient de la présence d'arbres matures.
  • Le parc national des Champs-de-Bataille, qui inclut :
– les Plaines d'Abraham, dont une bonne partie est dans le quartier;
– l'avenue des Braves;
– le parc des Braves.
  • Le parc Jacques-Marquette, à côté de l'Église des Saints-Martyrs-Canadiens.
  • Le parc des Franciscains, derrière l'ancien monastère des Franciscains.
  • Le parc Lucien-Borne, derrière le centre communautaire du même nom.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Dominique (1930)[4]
  • Église des Saints-Martyrs-Canadiens[5] (1930)
  • Baptist Church[6] (1919)
  • Oratoire Saint-Joseph (Sœurs de Saint-Joseph de Saint-Vallier)
  • Synagogue Beth Israel Ohev Sholem, la seule synagogue de l'Est du Québec.
  • Monastère des Franciscains, érigé vers 1900, fermé vers 1980, converti en résidence depuis 1983.
  • Église Notre-Dame-du-Chemin[7], construite en 1931, démolie en 1999.

Musées, théâtres et lieux d'expositions[modifier | modifier le code]

Commerces et entreprises[modifier | modifier le code]

Le boulevard René-Lévesque (entre Salaberry et Bourlamaque) et l'avenue Cartier sont deux artères commerciales comprenant de nombreux bars, restaurants et autres petits commerces de tout genre.

Lieux d'enseignement[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
2006 2011 2016
13 825 13 915 -
(Sources : Recensement du Canada)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Nicolas Patoine, « Le faubourg Guénette: un village en ville », Le Soleil,‎ (lire en ligne).
  2. Montcalm Saint-Sacrement : Nature et architecture: complies dans la ville, Ville de Québec, (ISBN 978-2-920860-07-0, lire en ligne).
  3. Division de l'aménagement du territoire, Plan directeur du quartier Montcalm, Ville de Québec, , p. 17.
  4. Description de l'église Saint-Dominique sur Les églises de Québec
  5. Description de l'église Saints-Martyrs-Canadiens sur Les églises de Québec
  6. Description de la Baptist Church sur Les églises de Québec
  7. Description de l'église Notre-Dame-du-Chemin sur Les églises de Québec

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]