Parti national écossais

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Parti national, PNE et SNP.
Parti national écossais
Scottish National Party
Pàrtaidh Nàiseanta na h-Alba
Scots Naitional Pairtie
Image illustrative de l'article Parti national écossais
Logo officiel
Présentation
Chef Nicola Sturgeon
Fondation 1934
Siège Édimbourg, Écosse
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Idéologie Indépendantisme écossais
Social-démocratie
Nationalisme de gauche
Affiliation européenne ALE
Couleurs Jaune
Site web http://www.snp.org
Représentation
Chambre des communes sièges en Écosse
56 / 59
Parlement européen
2 / 6
Parlement écossais
65 / 129

Le Parti national écossais (en gaélique écossais : Pàrtaidh Nàiseanta na h-Alba - PNA ; en scots : Scots Naitional Pairtie ; en anglais : Scottish National Party - SNP) est le principal parti indépendantiste écossais.

Fondé en 1934, le parti retrouve de la popularité depuis les années 1970 et suit une ligne politique de centre-gauche qualifiée par le parti lui-même de social-démocrate[1]. Lors de l'établissement du Parlement écossais en 1999, le SNP devient le plus grand parti d'opposition.

Depuis sa victoire lors des élections parlementaires écossaises de 2007, le Parti national écossais dirige le gouvernement local écossais.

Ses figures de proue sont Alex Salmond et Nicola Sturgeon.

Histoire[modifier | modifier le code]

1934-1967 : premières décennies à la marge[modifier | modifier le code]

Le SNP est formé en 1934 à la suite de la fusion entre le Parti national d'Écosse (en) et le Parti écossais (en). Il gagne son premier siège parlementaire en 1945, lorsque Robert McIntyre est élu à Motherwell, lors d'une élection partielle. Ce siège est toutefois perdu trois mois plus tard, lors des élections générales.

1967-1979 : premiers succès électoraux[modifier | modifier le code]

Le SNP gagne à nouveau un siège à Hamilton, en 1967, lors d'une autre élection partielle. La victoire du SNP dans ce fief travailliste constitue une surprise et fait de la question écossaise une problématique nationale, conduisant à la création de la Commission Kilbrandon[2].

Le SNP réalise un excellent résultat lors des élections générales britanniques d'octobre 1974, en réunissant alors un tiers des votes écossais et en envoyant onze députés à Westminster.

1979-1997 : troubles internes[modifier | modifier le code]

1997-2007 : instauration du Parlement écossais[modifier | modifier le code]

Après l'institution d'un Parlement écossais dont émane un gouvernement local chargé de mettre en œuvre les compétences dévolues à l'Écosse par le Royaume-Uni, le SNP monte en puissance.

2007-2014 : premier parti d'Écosse[modifier | modifier le code]

Aux élections parlementaires écossaises de 2007, il remporte le plus grand nombre sièges avec 47 élus, un de plus que le Parti travailliste au pouvoir durant les cinq années précédentes. Il forme alors un gouvernement minoritaire. Le SNP remporte ensuite une victoire écrasante aux élections parlementaires de mai 2011, avec 45 % des suffrages et une majorité absolue de 69 députés. Forts de cette victoire, ses dirigeants ont promis l'organisation d'un référendum sur l'indépendance de l'Écosse au cours de la nouvelle mandature, fixé le .

depuis 2014 : échec du référendum sur l'indépendance[modifier | modifier le code]

Après la victoire du non au référendum sur l'indépendance, le parti enregistre une très forte hausse d'adhésions. En sept jours, il passe de 25 624 membres[3] à 42 336 membres[4] le , puis à plus de 65 000 membres[5] en date du faisant du parti le troisième parti du Royaume-Uni en nombre de membres et dépassant ainsi les Libéraux-démocrates. Un mois après le référendum, le parti avait plus de 80 000 membres[6]. Le , le parti annonce avoir dépassé 93 000 membres[7].

Lors des élections générales britanniques de 2015, le parti réalise une très forte percée en remportant 56 des 59 circonscriptions en Écosse (contre 6 en 2010) et devient de fait la troisième force politique du Royaume-Uni[8]. Sa présidente, Nicola Sturgeon, entend ensuite utiliser cette victoire pour obtenir davantage de mesures de décentralisation vis-à-vis de l'Écosse[9].

Idéologie[modifier | modifier le code]

Points communs avec le Parti québécois[modifier | modifier le code]

Certains politiciens du Parti québécois ont pu se comparer au SNP. Dans des discours politiques, des allusions sont faites sur les points communs entre la Catalogne, l'Écosse et le Québec.

Or, même si ces partis politiques s'affichent tous comme étant indépendantistes, ils ne sont pas parvenus jusqu'à maintenant à gagner la bataille de l'indépendance.

Autant le PQ et le SNP ont de la facilité à se faire élire, autant ils ont de la difficulté, jusqu'à maintenant, à faire valoir leur projet indépendantiste. Le film Le confort et l'indifférence explique, en partie, ce phénomène à travers l'État-providence et la société de consommation.

À l'origine, le SNP a été une coalition multiforme de dissidents écossais de gauche et de droite. Toutefois, il s'est agrandi en empruntant d'abord à la gauche du Labour.

Organisation[modifier | modifier le code]

Le SNP est constitué de sections locales de membres du parti. Ces sections forment ensuite des associations dans les circonscriptions qu'elles représentent, à moins qu'il n'y ait qu'une seule section dans une circonscription. L'Écosse est ensuite divisée en huit associations régionales dans lesquelles les associations de circonscription peuvent envoyer des délégués.

La structure politique du SNP est développée lors de la Conférence nationale annuelle et lors des réunions régulières du Conseil National. Il y a également des réunions régulières de l'Assemblée nationale.

Le parti dispose d'une organisation de jeunesse (Young Scots for Independence), d'une aile estudiantine (Federation of Students Nationalists) et d'un groupe syndical. Le mensuel indépendant The Scots Independent est également très proche du parti.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections générales britanniques[modifier | modifier le code]

Résultats présentés à l'échelle de l'Écosse[10].

Année  % Voix Mandats Rang
1935 1,1 25 652
0 / 74
6e
1945 1,2 30 595
0 / 74
7e
1950 0,4 9 708
0 / 71
6e
1951 0,3 7 299
0 / 71
6e
1955 0,5 12 112
0 / 71
5e
1959 0,5 21 738
0 / 71
5e
1964 2,4 64 044
0 / 71
5e
1966 5,0 128 474
0 / 71
4e
1970 11,4 306 802
1 / 71
3e
février 1974 21,9 633 180
7 / 71
3e
octobre 1974 30,4 839 617
11 / 71
2e
1979 17,3 504 259
2 / 71
3e
1983 11,7 331 975
2 / 72
4e
1987 14,0 416 473
3 / 72
4e
1992 21,5 629 564
3 / 72
3e
1997 22,1 621 550
6 / 72
2e
2001 20,1 464 314
5 / 72
2e
2005 17,7 412 267
6 / 59
3e
2010 19,9 412 855
6 / 59
2e
2015 50,0 1 454 436
56 / 59
1er

Élections parlementaires écossaises[modifier | modifier le code]

Année  % Mandats Rang Gouvernement
1999 28,7 %
35 / 129
2e Opposition
2003 23,8 %
27 / 129
2e Opposition
2007 32,9 %
47 / 129
1re Gouvernement Salmond I
2011 45,4 %
69 / 129
1re Gouvernements Salmond II et Sturgeon

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Résultats présentés à l'échelle de l'Écosse

Année  % Mandats Rang Groupe
1979 19,4 %
1 / 8
DEP
1984 17,8 %
1 / 8
3e RDE
1989 25,6 %
1 / 8
2e ARC
1994 32,6 %
2 / 8
2e ARE
1999 27,2 %
2 / 8
2e Verts/ALE
2004 19,7 %
2 / 7
2e Verts/ALE
2009 29,1 %
2 / 6
1re Verts/ALE
2014 29,0 %
2 / 6
1re Verts/ALE

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Leaders[modifier | modifier le code]

Députés à Westminster[modifier | modifier le code]

Députés Mandats Circonscription
Mike Weir depuis le Angus
Pete Wishart depuis le Perth and Perthshire North
Angus Robertson depuis le Moray
Stewart Hosie depuis le Dundee East
Angus MacNeil depuis le Na h-Eileanan an Iar
Eilidh Whiteford depuis le Banff and Buchan
Tasmina Ahmed-Sheikh depuis le Ochil and South Perthshire
Richard Arkless depuis le Dumfries and Galloway
Hannah Bardell depuis le Livingston
Mhairi Black depuis le Paisley and Renfrewshire South
Ian Blackford depuis le Ross, Skye and Lochaber
Kirsty Blackman depuis le Aberdeen North
Deidre Brock depuis le Edinburgh North and Leith
Phil Boswell depuis le Coatbridge, Chryston and Bellshill
Alan Brown depuis le Kilmarnock and Loudoun
Douglas Chapman depuis le Dunfermline and West Fife
Lisa Cameron depuis le East Kilbride, Strathaven and Lesmahagow
Joanna Cherry depuis le Edinburgh South West
Ronnie Cowan depuis le  Inverclyde
Angela Crawley depuis le  Lanark and Hamilton East
Martyn Day depuis le  Linlithgow and East Falkirk
Martin Docherty depuis le  West Dunbartonshire
Stuart Donaldson depuis le  West Aberdeenshire and Kincardine
Marion Fellows depuis le  Motherwell and Wishaw
Margeret Ferrier depuis le  Rutherglen and Hamilton West
Stephen Gethins depuis le  North East Fife
Patricia Gibson depuis le  North Ayrshire and Arran
Patrick Grady depuis le  Glasgow North
Peter Grant depuis le  Glenrothes
Neil Gray depuis le  Airdrie and Shotts
Drew Hendry depuis le  Inverness, Nairn, Badenoch and Strathspey
George Kerevan depuis le  East Lothian
Calum Kerr depuis le  Berwickshire, Roxburgh and Selkirk
Chris Law depuis le  Dundee West
Callum McCaig depuis le  Aberdeen South
Stewart McDonald depuis le  Glasgow South
Stuart McDonald depuis le  Cumbernauld, Kilsyth and Kirkintilloch East
Natalie McGarry depuis le  Glasgow East
Anne McLaughlin depuis le  Glasgow North East
John McNally depuis le  Falkirk
Carol Monaghan depuis le  Glasgow North West
Paul Monaghan depuis le  Caithness, Sutherland and Easter Ross
Roger Mullin depuis le  Kirkcaldy and Cowdenbeath
Gavin Newlands depuis le  Paisley and Renfrewshire North
John Nicolson depuis le  East Dunbartonshire
Brendan O'Hara depuis le  Argyll and Bute
Kirsten Oswald depuis le  East Renfrewshire
Steven Paterson depuis le  Stirling
Alex Salmond depuis le  Gordon
Tommy Sheppard depuis le  Edinburgh East
Chris Stephens depuis le  Glasgow South West
Owen Thompson depuis le  Midlothian
Michelle Thomson depuis le  Edinburgh West
Alison Thewliss depuis le  Glasgow Central
Corri Wilson depuis le  Ayr, Carrick and Cumnock
Philippa Whitford depuis le  Central Ayrshire

Députés à Strasbourg[modifier | modifier le code]

Députés européens Mandats
Ian Hudghton depuis le
Alyn Smith depuis le

Soutiens notables[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1990, le parti est soutenu par l'acteur écossais Sean Connery. Selon lui, « L'Écosse doit redevenir une nation indépendante non parce qu'elle est différente, mais juste parce qu'elle est semblable à n'importe quel autre petit pays riche d'Europe. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alex Salmond welcomes Radical Indy conference, CP, SNP, consulté le 24 novembre 2012
  2. Dixon 2006.
  3. (en) More Scots Join SNP in a Week Than Scottish Labour’s Total Membership, Newsweek, consulté le 26 septembre 2014
  4. (en) Thousands set for Yes rallies as SNP members up, edinburghnews.scotsman.com, consulté le 26 septembre 2014
  5. (en) SNP membership soars to over 65,000, Parti national écossais, consulté le 26 septembre 2014
  6. (en) SNP membership reaches 80,000 following Scottish referendum, dailyrecord.co.uk, consulté le 19 octobre 2014
  7. Tweet : Since the referendum, SNP membership has grown from 25,000 to over 93,000, Twitter, consulté le 31 janvier 2015
  8. Barthélémy Gaillard, « Royaume-Uni : la percée historique des nationalistes écossais », europe1.fr, 8 mai 2015.
  9. Florentin Collomp, « David Cameron face au chantage à l'indépendance des nationalistes écossais », Le Figaro, samedi 16 / dimanche 17 mai 2015, page 6.
  10. (en) Feargal McGuinness, Richard Cracknell, Mark Taylor, UK Election Statistics: 1918-2012, House of Commons Library,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Parti national écossais.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Keith Dixon, « Le retour du chardon : nationalisme et dévolution en Écosse (1967-1999) », Études Anglaises, vol. 59,‎ , p. 441-451 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]