Parti national britannique

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British National Party
Image illustrative de l'article Parti national britannique
Logo officiel
Présentation
Président Adam Walker
Fondation 1982
Siège Wigton, Angleterre
Adhérents Moins de 500 selon les estimations[1]
Mouvement de jeunesse Resistance (YBNP)
Positionnement Extrême-droite
Idéologie Néofascisme[2]
Populisme
Nationalisme blanc
Nationalisme ethnique
Nationalisme britannique
Anti-immigration
Anti-mondialisme
Euroscepticisme
Affiliation européenne Euronat (2005-2009)
AEMN (depuis 2009)
Couleurs Bleu, blanc, rouge
Site web http://www.bnp.org.uk
Représentation
Chambre des communes
0 / 650
Parlement européen
0 / 73
Gouvernement local
1 / 21 871
Assemblée de Londres
0 / 25
Commissionnaires de la Police et du Crime
0 / 41

Le Parti national britannique (British National Party, BNP) est un parti politique nationaliste britannique d'extrême droite, créé en 1982 par John Tyndall, et dirigé par Nick Griffin de 1999 à 2014. En juillet 2014, Griffin a démissionné de son poste de président du parti et a été remplacé par Adam Walker, un ancien enseignant banni de la profession à vie[3] installé à Spennymoor.

Le parti prône notamment des mesures contre l'immigration et encourage la « rémigration », c'est-à-dire le retour volontaire d'immigrés et de descendants d'immigrés vers leurs terres d'origine[4]. Le BNP milite également pour la réintroduction de la peine de mort et s'oppose au mariage homosexuel, au multiculturalisme et à ce qu'il perçoit comme étant une islamisation du Royaume-Uni.

L'idéologie du parti a été décrite comme étant fasciste ou néo-fasciste par des politologues et des commentateurs politiques mais le parti réfute ces qualificatifs. Initialement, seuls les « Britanniques autochtones » pouvaient adhérer au BNP mais depuis une décision de justice datée de 2010, tout le monde a la possibilité de rejoindre ce mouvement.

Une percée électorale en 2008 et 2009 a permis au BNP de décrocher plus de cinquante conseillers locaux, d'obtenir un siège au sein de l'Assemblée de Londres et de faire élire deux députés européens, Andrew Brons et Nick Griffin.

Mais après avoir échoué à obtenir un siège aux élections générales de 2010, le BNP a commencé à décliner. Certains groupes dissidents se sont formés et de nombreux électeurs se sont tournés vers le UKIP.

En 2014, le parti a perdu ses élus européens tandis qu'en 2015, dans le cadre des élections générales, le BNP n'a pu présenter que huit candidats (soit trois cent trente-et-un de moins qu'en 2010) et n'a reçu qu'un peu plus de mille cinq-cent voix.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives de 2005, le BNP a obtenu 0,7 % des voix, étant le huitième parti en termes de voix.

Durant les élections de l’Assemblée galloise en 2007, il a été le cinquième parti sur le plan des voix pour les listes régionales, bien qu’il n’ait obtenu aucun siège. Aux élections locales du , le nombre de conseillers du BNP est passé de 84 à 100, le parti faisant par ailleurs élire pour la première fois (avec 5,3 % des voix), un conseiller à l'Assemblée de Londres qui en compte 25.

En 2009, le BNP est crédité de 7 à 11 % dans les sondages au niveau national, et devient la deuxième force dans les zones populaires derrière le Labour où la présence d'immigrés est forte. Aux élections européennes de 2009, il obtient pour la première fois deux députés européens avec 6,2 % des voix en Grande-Bretagne (il ne se présente pas en Irlande du Nord).

En octobre 2009, la BBC autorise un programme consacré au BNP et à Nick Griffin[5]. Le mois suivant, le BNP rallie l'Alliance européenne des mouvements nationaux qui regroupe des partis nationalistes d'Europe comme le Front national français[6].

Le 14 février 2010, lors d'une assemblée générale, le BNP lève l'interdiction de l'adhésion à des personnes non-blanches. Le premier adhérent non-blanc à recevoir sa carte est un enseignant sikh à la retraite.

Lors des élections législatives de 2010, le parti a obtenu 1,9 % des suffrages, devenant le cinquième parti du Royaume-Uni derrière l'UKIP.

Lors des élections européennes de 2014, victime de la concurrence de l'UKIP, il perd tous ses députés au parlement de Strasbourg. En octobre 2014, Griffin est exclu de son propre parti. Il est remplacé par Adam Walker.

Ligne politique[modifier | modifier le code]

Très controversé, le BNP présente des idées favorables au nationalisme et à la défense des Britanniques de type caucasien.

Sous la direction de son ancien chef, John Tyndall, le BNP était ouvertement anti-juif, anti-hindou et anti-sikh ; cependant, sous la direction actuelle de Nick Griffin, diplômé en droit de Cambridge, le BNP a fixé son centre d’intérêt sur les musulmans. Le parti a dit publiquement qu'il ne considère plus comme une menace, les Juifs, dont il a un conseiller municipal, les Hindous et les Sikhs et a l'appui de certains d'entre eux. Le BNP a travaillé avec les groupes sikhs anti-musulmans. Le journal Le Monde note d'ailleurs que « les dérapages restent fréquents mais, globalement, l'image du BNP s'est améliorée » (édition du 14 mai 2009).

Selon son manifeste, le BNP « s’engage à enrayer le flux migratoire non-européen et à restaurer par des moyens légaux ainsi que par la négociation et le consentement, la composition majoritairement blanche de la population britannique qui existait en Grande-Bretagne avant 1948. ». Le BNP propose « d’encourager de manière ferme mais volontaire les immigrés et leurs descendants à retourner dans leurs pays d’origine. ».

Il prône l’abrogation de toute législation anti-discrimination et a pendant très longtemps limité l'adhésion au parti « aux groupes ethniques britanniques et indigènes provenant de la classe de Caucasien indigène » ainsi qu'aux immigrés blancs qui sont assimilés dans un de ces groupes ethniques. Cette restriction à l'adhésion a été levée le 14 février 2010.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections générales[modifier | modifier le code]

Année Candidats Voix  % Mandats
1983 54 14 621 0,0
0 / 650
1987 2 563 0,0
0 / 650
1992 13 7 631 0,1
0 / 650
1997 54 35 832 0,1
0 / 659
2001 33 47 129 0,2
0 / 650
2005 117 192 746 0,7
0 / 646
2010 339 563 743 1,9
0 / 650
2015 8 1 667 0,0
0 / 650

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Année Voix  % Mandats Rang Groupe
1999 102 647 1,4
0 / 87
8e
2004 808 200 4,9
0 / 78
6e
2009 943 598 6,3
2 / 72
6e NI
2014 179 694 1,1
0 / 73
8e

Élections législatives galloises[modifier | modifier le code]

Année Voix  % Mandats
2007 42 197 4,3
0 / 60
2011 22 610 2,4
0 / 60

Élections législatives nord-irlandaises[modifier | modifier le code]

Année Voix  % Mandats
2011 1 252 0,2
0 / 108

Élections parlementaires écossaises[modifier | modifier le code]

Année Voix  % Mandats
2007 24 616 1,2
0 / 129
2011 15 580 0,8
0 / 129

Élections locales[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sur la mutation populiste opérée par le BNP, cf. Dominique Reynié, Populismes : la pente fatale, Paris, Plon, 2011, 280 pages.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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