Sauropodomorpha

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Les Sauropodomorpha (sauropodomorphes en français) forment un sous-ordre éteint de dinosaures saurischiens qui inclut le grand et célèbre clade des sauropodes (souvent de grands quadrupèdes) et des formes proches plus primitives (souvent de plus petits bipèdes), soit rattachées directement aux sauropodomorphes, soit regroupées dans des clades comme celui des Plateosauria.

Sauropodomorpha signifie « formes à pieds de lézard ». On y trouve des herbivores bipèdes ou quadrupèdes, ayant comme caractéristiques communes d'avoir une petite tête, un long cou et une très longue queue. Ils vivaient probablement en troupeaux. Leur période d'expansion s'étend du début du Trias supérieur, il y a environ 230 Ma (millions d'années) jusqu'à leur disparition lors de l'extinction de la fin du Crétacé il y a 66 Ma (millions d'années).

Description[modifier | modifier le code]

Les sauropodomorphes sont caractérisés par un certain nombre de synapomorphies[1] :

  • la présence de larges narines ;
  • la partie distale (inférieure) du tibia est couverte par une extension de l'astragale ;
  • leurs pattes arrière sont relativement courtes comparées à la longueur de leur torses ;
  • les dents sont fines et ressemblent à des spatules, avec des couronnes dentelées ;
  • la présence d'au moins 10 vertèbres cervicales généralement allongées ;
  • la présence d'au moins 25 vertèbres pré-sacrées (lombaires) ;
  • la présence d'au moins 3 vertèbres sacrées ;
  • une main avec un grand doigt I (premier doigt).

Liste des taxons[modifier | modifier le code]

Dessin de Plateosaurus, sauropodomorphe de la famille des Plateosauridae.
Dessin de Massospondylus, sauropodomorphe de la famille des Massospondylidae.
Dessin d'un sauropodomorphe du clade des sauropodes : Ampelosaurus.

Genres basaux[modifier | modifier le code]

Selon les classifications un certain nombre de genres basaux sont directement rattachés au sous-ordre des sauropodomorphes :

Clades[modifier | modifier le code]

Les Plateosauria représente le principal clade des sauropodomorphes, incluant différents autres clades jusqu'aux sauropodes.

Le clade des Saturnaliinae est distingué, en intégrant les genres :

Le clade des Guaibasauridae est parfois inclus dans les sauropodomorphes[2] ou rattaché aux théropodes[3].


Classification[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Plateosauria.

Dans la classification classique (ou linnéenne), les sauropodomorphes comprenaient deux infra-ordres :

Plusieurs analyses phylogénétiques en 2011 ont montré que le groupe des prosauropodes, qui rassemblait les sauropodes primitifs, est un ensemble paraphylétique car il n'englobe pas tous les descendants des sauropodomorphes, en particulier, les sauropodes[4],[2],[5].

Cladogrammes[modifier | modifier le code]

Le cladogramme suivant des saurischiens, établi par Alejandro Otero et ses collègues en 2015[3], montre à la fois la position des sauropodomorphes parmi les saurischiens, ainsi que les taxons qu'il regroupe jusqu'aux sauropodes :

Saurischia
Herrerasauridae

Herrerasaurus



Staurikosaurus





Eoraptor


Eusaurischia

Agnosphitys


Theropoda

Guaibasaurus




Chindesaurus



Neotheropoda




Sauropodomorpha
Saturnaliinae

Saturnalia



Chromogisaurus





Pantydraco




Thecodontosaurus




Efraasia




Plateosauravus


Plateosauria

Ruehleia


Plateosauridae

Unaysaurus



Plateosaurus



Massopoda
Riojasauridae

Eucnemesaurus



Riojasaurus





Sarahsaurus



Massospondylidae


Lufengosaurus



Glacialisaurus



Coloradisaurus





Massospondylus




Adeopapposaurus



Leyesaurus







Jingshanosaurus




Yunnanosaurus




Seitaad


Anchisauria

Anchisaurus


Sauropodiformes

Mussaurus




Aardonyx



Leonerasaurus



Sefapanosaurus




Melanorosaurus



Sauropoda





















Le cladogramme des sauropodomorphes, établi par Fernando Novas et ses collègues auparavant en 2011[2] montre quelques différences, en particulier sur la position des Guaibasauridae :

Sauropodomorpha
Guaibasauridae

Fossile ISI R277 (non nommé)



Panphagia




Guaibasaurus


Saturnaliinae

Chromogisaurus



Saturnalia







Pantydraco




Thecodontosaurus




Nambalia




Efraasia




Plateosauravus




Ruehleia


Plateosauria

Plateosauridae


Massopoda

Riojasauridae




Anchisauria



Massospondylidae












Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Martin, A.J. (2006). Introduction to the Study of Dinosaurs. Second Edition. Oxford, Blackwell Publishing. pg. 299-300. (ISBN 1-4051-3413-5)
  2. a b et c (en) Fernando E. Novas, Martin D. Ezcurra, Sankar Chatterjee et T. S. Kutty, « New dinosaur species from the Upper Triassic Upper Maleri and Lower Dharmaram formations of central India », Earth and Environmental Science Transactions of the Royal Society of Edinburgh, vol. 101, nos 3-4,‎ , p. 333–349 (DOI 10.1017/S1755691011020093)
  3. a et b (en) Alejandro Otero, Emil Krupandan, Diego Pol, Anusuya Chinsamy et Jonah Choiniere, « A new basal sauropodiform from South Africa and the phylogenetic relationships of basal sauropodomorphs », Zoological Journal of the Linnean Society, vol. 174, no 3,‎ , p. 589 (DOI 10.1111/zoj.12247)
  4. (en) Pol D., Garrido A. et Cerda I.A., « A New Sauropodomorph Dinosaur from the Early Jurassic of Patagonia and the Origin and Evolution of the Sauropod-type Sacrum », PLoS ONE, vol. 6, no 1,‎ , e14572 (PMID 21298087, PMCID 3027623, DOI 10.1371/journal.pone.0014572, Bibcode 2011PLoSO...614572P, lire en ligne)
  5. (en) Cecilia Apaldetti, Ricardo N. Martinez, Oscar A. Alcober and Diego Pol, « A New Basal Sauropodomorph (Dinosauria: Saurischia) from Quebrada del Barro Formation (Marayes-El Carrizal Basin), Northwestern Argentina », PLoS ONE, vol. 6, no 11,‎ , e26964 (PMID 22096511, PMCID 3212523, DOI 10.1371/journal.pone.0026964, lire en ligne)