Saint-Priest-la-Prugne

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Saint-Priest-la-Prugne
Image illustrative de l'article Saint-Priest-la-Prugne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Roanne
Canton Renaison
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Urfé
Maire
Mandat
Huguette Burelier
2014-2020
Code postal 42830
Code commune 42276
Démographie
Gentilé Saint-Priestois
Population
municipale
440 hab. (2014)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 57′ 42″ nord, 3° 45′ 02″ est
Altitude Min. 610 m – Max. 1 287 m
Superficie 36,68 km2
Localisation

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Saint-Priest-la-Prugne est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Priest-la-Prugne est la commune la plus à l'ouest de l'arrondissement de Roanne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Laprugne (Allier) Rose des vents
Lavoine
(Allier)
N La Tuilière
O    Saint-Priest-la-Prugne    E
S
Palladuc, Celles-sur-Durolle
(Puy-de-Dôme)
Arconsat (Puy-de-Dôme)
Chausseterre Saint-Just-en-Chevalet

Histoire[modifier | modifier le code]

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Priest-la-Prugne (Loire).svg

Les armoiries de Saint-Priest-la-Prugne se blasonnent ainsi :

D’or à la burelle ondée de sinople surmontée de trois sapins coupés de sable mal ordonnés, soutenue de trois pointes de gueules appointées vers le cœur ; au comble dentelé de gueules.
Adopté en conseil municipal le 7 mai 2004

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1959 1989 Jean Rathier   Exploitant forestier
1989 1995 Louis Fraty    
1995 2001 André Pras    
mars 2001 en cours Huguette Burelier[1] UMP-LR Conseillère générale du Canton de Saint-Just-en-Chevalet (2011-2015)Comptable

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 440 habitants, en diminution de -5,38 % par rapport à 2009 (Loire : 1,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 170 1 023 1 137 1 097 1 091 1 170 1 200 1 165 1 192
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 147 1 144 1 110 1 156 1 080 1 053 1 017 1 016 1 035
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 087 1 054 1 149 957 891 794 724 646 631
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
916 880 717 514 505 442 468 442 440
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Torbernite "Les-bois-noirs"

La commune possède sur son territoire une mine d'uranium.

Le gisement a été découvert en 1951. Le gisement du Limouzat, situé à 3 km environ à l'ouest du village de Saint-Priest-la-Prugne sur 1,5 km de longueur se situe dans une structure faillée. Il s’agit d’un filon siliceux situé en bordure nord du massif granitique des Bois-Noirs. Le minerai contenu dans ce filon se trouve sous forme de pechblende[6].

Ce gisement a été reconnu en 1953, et est exploité depuis 1960[6]. La Division du Forez/Grury comprend deux centres d'extraction : la mine des Bois-Noirs à Saint-Priest-la-Prugne (Loire) et celle de Grury (Saône-et-Loire). Le site des Bois-Noirs comprenait une usine de traitement de l'uranium, qui a été active de 1960 à 1980[7]. En 20 ans, de 1960 à juillet 1980, l'usine de Saint-Priest a traité 2 584 000 tonnes de minerai contenant 6 718 tonnes d'uranium[6].

Le traitement de l'uranium consiste à extraire le métal (sous forme d'oxyde) en broyant les roches extraites, puis en leur faisant subir un traitement chimique pour en extraire l'uranium. Seuls les isotopes de l’uranium sont ainsi extraits ; la presque totalité des descendants de l’uranium se retrouvent par contre dans les résidus, et l’activité massique de ces derniers représente environ 70% de celle des minerais[8], soit environ 105 Bq kg−1 : ce niveau représente dix à cent fois la radioactivité naturelle moyenne du granite, ce qui en fait des déchets de très faible activité[9]. Les résidus de traitement sont stockés à proximité de leur lieu de production[8].

L'exploitation est arrêtée à l’épuisement du gisement des Bois Noirs en 1981[10]. La mine à ciel ouvert et ses galeries ont été recouvertes par un lac artificiel profond de deux mètres ; cette étendue d'eau sert de protection contre les émanations radioactives des déchets d’exploitation[7]. Selon le magazine Capital, l'ancienne mine conserverait 1,3 million de tonnes de résidus faiblement radioactifs en son sein[11].

L’association Collectif Bois Noirs se bat depuis près de vingt-cinq ans pour obtenir que tous les sites contaminés fassent l’objet d’un traitement systématique pour retrouver les niveaux de radioactivité naturelle qu’elle connaissait auparavant. En juin 1998, suite aux demandes de la mairie de Saint-Priest-la-Prugne et du collectif Bois-Noirs, deux études parallèles ont été réalisées par la CRIIRAD et le laboratoire Subatech, afin de préciser la situation radioécologique du site et de son environnement proche[12]. Les expertises concluent en particulier : à la bonne cohérence des résultats de mesures obtenus par les deux laboratoires et des résultats transmis par COGEMA dans le cadre de la surveillance réglementaire ; à l'existence d'un marquage radioactif de l'environnement en aval du site, faible mais mesurable ; à l'existence de taches radioactives associées à la réutilisation de stériles miniers comme matériaux de remblai ou de terrassement. Selon la Criirad[13], cette exploitation "a généré des millions de tonnes de déchets radioactifs" dont les confinements n'ont pas été garantis[7]. Areva projette de réaménager l'ancienne mine des Bois Noirs en mettant en place un réaménagement plus pérenne et remplaçant la couverture d'eau par "une couverture solide"[7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Saint-Priest-la-Prugne sur le site de l'association des maires de France, consulté le 30 juin 2015.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. a, b et c La mine d'uranium à Saint Priest la Prugne, Journal télévisé du 17 décembre 1964, INA.
  7. a, b, c et d Un maire de l'Allier marche contre un projet d'Areva à Saint-Priest-la-Prugne, Fr3 Rhône-Alpes, 17/02/2014.
  8. a et b La gestion des anciens sites miniers d’uranium, Ministère de l'écologie, décembre 2013.
  9. Déchets TFA : des déchets de très faible activité, la radioactivité.com.
  10. Quand la Loire produisait de l'uranium ; petite histoire de l'industrie minière de l'uranium en Forez, par Pierre-Christian Guiollard
  11. Capital no 235 d'avril 2011, page 22
  12. Remblais radioactifs de la mine d'uranium de Saint-Priest-la-Prugne, question écrite de Marcel Vidal, JO Sénat du 19/02/2004 - page 393.
  13. Site des Boirs Noirs Limouzat, commune de Saint-Priest-la-Prugne Criirad, 2008


Liens externes[modifier | modifier le code]

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